ANNONCE

Affichage des articles dont le libellé est STRESS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est STRESS. Afficher tous les articles

mercredi 30 septembre 2009

L’arbre France Télécom et la forêt cachée.

Depuis plusieurs mois, plus d’une vingtaine de salariés de France Télécom se sont suicidés (dont 24 en 18 mois) à cause de leurs conditions de travail, parfois sur le lieu de leur mal-être. C’est une situation tout à fait dramatique et intolérable. Jusque là, il arrivait que des personnes, confrontées à des difficultés, financières notamment, se suicident parce qu’elles n’avaient pas d’emploi. Or là, ce sont des personnes qui ont un emploi qui n’en supportent plus les conditions d’exercice.

Certaines voix demandent le départ de Didier LOMBARD, Président de France Télécom. Mais il ne faut pas qu’il quitte son poste !
Une démission serait signe de lâcheté, et ne résoudrait en rien cette situation.
D’ailleurs, il faut absolument ne pas se focaliser uniquement sur France Télécom.
Bien évidemment, ce chiffre de 24 suicides en 18 mois est abominable, mais dans d’autres entreprises aussi des salariés se suicident à cause de conditions de travail absurdes, à cause d’exigences financières, de stress, etc…
Il ne faut pas que l’arbre France Télécom cache la forêt de désespérance qui sévit dans la quasi totalité des grandes entreprises, où le patron en chair et en os a été remplacé par un manager émetteur de mails, qui n’a pour but que de produire les résultats toujours plus faramineux et surtout irréalistes réclamés par ses actionnaires.

Combien de personnes se suicident chaque semaine parce que la pression au travail devient insupportable, parce que dans la compétition entre collègues, elles se sentent (parfois grâce au supérieur direct) incapables ou sous-performantes ?
Et combien ne vont pas jusqu’à franchir le pas fatal, mais sombrent dans la dépression, avec toutes ses conséquences ?

Quand donc les responsables d’entreprises comprendront-ils que le bien de l’entreprise passe par la satisfaction du client et le bien-être des salariés ?

lundi 24 août 2009

Cadres en détresse.

Il y a quelques années encore, le rêve de tout employé était de « passer cadre ».
Aujourd’hui, les cadres déchantent. Ils se désespèrent et broient du noir.
Les employeurs, arguant de la crise, leur imposent un productivité accrue, alors même que les effectifs des « encadrés » diminuent parfois de façon drastique. Ils accentuent le mal-être des cadres en augmentant sans cesse la pression et, alors qu’il se trouvait déjà entre le marteau et l’enclume, le cadre voit de plus en plus souvent l’épée de Damoclès de la précarité au-dessus de sa tête. Pour essayer de la préserver, il est condamné à devenir de plus en plus exigeant face à ses employés, à devenir de moins en moins humain, à l’instar des dirigeants suprêmes des entreprises.
Sur lui rejaillissent les critiques des personnes, internes ou externes à l’entreprise, scandalisées par les niveaux inouïs de certains salaires, stock options ou bonus que peuvent avoir touché les patrons des échelons supérieurs.
Ses variables à lui, sont menés à mal par des budgets et objectifs de plus en plus difficiles à atteindre.
De plus, il voit les milliards dépensés par l’Etat pour sauver tel ou tel secteur, et sait très bien qu’il faudra, un jour prochain, les rembourser et que, comme toujours, seuls l’impôt ou les cotisations sociales pourront commencer de combler les gouffres des déficits aggravés. Il sait déjà que, proportionnellement à sa situation, c’est lui qui sera le plus mis à contribution.
S’il a plus de 45 ou 50 ans, il entend, régulièrement, des allusions sur l’usure des cadres, sur les rémunérations élevées des « anciens », sur la plus grande réactivité des jeunes, sur leur plus grande combativité……
Alors, quand il rentre chez lui, le soir, il est fatigué et n’est pas toujours à l’écoute de son conjoint, de ses enfants, et le climat s’en ressent.
Quand il se couche, il a du mal à s’endormir, car il est conscient de cette situation, mais il n’en voit pas l’issue.
Alors il voudrait crier sa colère et son indignation, mais, ne voulant pas réveiller ceux qui déjà dorment, il se tait.
Un jour quand même, il faudra qu’il crie !