ANNONCE

Affichage des articles dont le libellé est TVA. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est TVA. Afficher tous les articles

lundi 15 novembre 2010

Les idées incongrues et inéquitables du sénateur Philippe MARINI.

Le rapporteur général de la commission des finances du Sénat, dans des déclarations faites au « Figaro » il y a quelques jours, ne peut renier son appartenance à l’UMP !
Je le cite :
« Nos collègues de l’Assemblée nationale ont voté une mesure extrêmement maladroite qui alourdit la taxation sur les retraites chapeau. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que grâce à des accords d’entreprise, ce dispositif s’applique parfois à une large part du personnel. Je pense qu’il faut reprofiler les barèmes d’imposition. Sinon, le retour de bâton risque d’être violent car on touche aux retraités de la classe moyenne, une catégorie socio-professionnelle où la majorité sortante compte beaucoup d’électeurs. »
Que les heureux bénéficiaires de retraites chapeau soient très majoritairement des électeurs de l’actuelle majorité ne fait pas de doute.
Par contre, qu’ils constituent « une large part du personnel » de certaines entreprises (à moins qu’elles ne soient unipersonnelles, peut-être !!) et qu’on puisse les inclure dans le groupe des « retraités de la classe moyenne », là je ne peux que demander à Monsieur MARINI s’il n’a pas une vision étriquée de la société française.

En plus, il souhaiterait étendre le paiement de la redevance télévisée aux résidences secondaires, ordinateurs et autres tablettes qui permettent maintenant d’avoir accès à des programmes télévisés. Là, oui, les classes moyennes seraient très largement concernées, mais ce ne serait pas un progrès pour elles ! Sachez, Monsieur Marini, que quand un de vos concitoyens regarde sa télévision dans sa résidence secondaire, il ne la regarde pas à son domicile, où il s’acquitte de la redevance. Vous allez me dire qu’il peut, lui, la regarder dans sa résidence secondaire, et ses enfants dans son domicile principal. Certes, mais à ce moment il faut taxer toutes les télévisions détenues, car cette situation peut se produire dans le même domicile. Et que faites-vous des personnes qui ne regardent pas les chaînes financées par la redevance ?
Quant aux ordinateurs et tablettes, appareils nomades par excellence, la taxation, si elle veut rester équitable et juste, elle est IMPOSSIBLE à mettre en place.

Enfin, mettre sur un même plan la TVA à 5.5 % des restaurateurs et des professionnels du bâtiment, pour vouloir la remonter à 7 % est une erreur majeure ! Il faut laisser celle du bâtiment à 5.5 %, et remonter celle des restaurateurs à un minimum de 12 %, car son abaissement n’était pas pertinent, et les engagements pris par les professionnels en échange de cet avantage n’ont pas été respectés.

mardi 24 novembre 2009

Trop de « jamais ».

Après l’activisme dont il a fait preuve pendant la première partie de son septennat, le Président SARKOZY semble entre dans une partie de refus de faire ou défaire.
Ainsi, il a déclaré ce matin : « tant que je serai Président de la République, je n’accepterai pas une régularisation globale de ceux qui n’ont pas de papiers parce que c’est contraire aux idées que je me fais des valeurs de la République ». Jamais, donc, il ne permettra une régularisation globale, mais alors, qu’il mette en place une régularisation partielle :
Ø De ceux qui ont des enfants scolarisés en France,
Ø De ceux qui travaillent, qu’ils soient employés par un artisan, une entreprise ou une collectivité, voire même des services de l’Etat,
Ø De ceux qui ont dû venir en France pour fuir un danger dans leur pays d’origine, et qui souhaitent rester chez nous.

Refus de défaire ce qu’il a fait même si, les choses étant ce qu’elles sont, il s’avère que des erreurs ont été commises. En diverses occasions, il a déclaré que jamais il ne reverrait sur le bouclier fiscal, que jamais il ne reviendrait en arrière quant à la baisse de la TVA dans la restauration, même si dans ce cas précis il a été berné par la majorité des membres de cette corporation. Il recherche alors des alibis, qui frisent la mauvaise foi :
« Les buralistes, les restaurateurs sont des gens qui travaillent extrêmement dur, qui ne demandent rien, qui font du lien social dans nos campagnes » .
C’est vrai, mais sont-ils plus méritants que le petit quincaillier, confronté par ailleurs à la concurrence de la grande surface voisine, que le boucher ou le poissonnier qui travaillent dur aussi, que le cordonnier, que tous ces petits commerçants qui se battent pour garder une clientèle que leur jalousent des chaînes qui veulent, de plus, ouvrir le dimanche ?

« Jamais, Monsieur le Président, nous ne revoterons pour vous », devient de plus en plus l’antienne des agriculteurs, des artisans et petits commerçants qui, pourtant, avaient crû en vous.

P.S. Au fait, que veut dire « jamais », dans la bouche d’un politicien ?

vendredi 4 septembre 2009

Avec Nicolas, on s’est fait bananer !

Dans la crise qui secoue depuis quelques mois la terre entière, notre Nicolas élyséen reste très actif, et sème un peu à tous vents des promesses et des millions d’€uros, sans a priori prendre en compte le fait qu’un jour prochain il va bien falloir les remettre dans la caisse.

Il y a eu la prime à la casse pour les achats d’automobiles, qui a bien servi, et a évité que le marasme dans ce secteur soit encore plus grand. Seulement il faut garder à l’esprit que les voitures changées aujourd’hui ne le seront pas en 2010, ni même en 2011…. Gare au réveil !

Il n’en est pas de même pour le cadeau de TVA fait à la restauration, car il y a eu très peu de baisse de prix, pas davantage d’embauches…..

Quant aux banques, qui devaient relancer les crédits……
Elles déclarent, à tour de rôle, avoir fait tout leur possible pour prêter davantage, mais qu’elles ont malheureusement été confrontées à une baisse de la demande de crédits. Fâcheux concours de circonstances !
Mais vu le taux prohibitif des taux d’intérêts qu’elles pratiquent, il n’y a là rien d’étonnant. Qu’elles baissent les taux, et la demande de crédits se réveillera. La consommation pourra être relancée lorsque les crédits à la consommation seront accordés plus facilement et à des taux plus en rapport avec l’inflation actuelle.
Vous vous êtes fait bananer sur ces deux coups, Monsieur le Président, et nous aussi par la même occasion, puisque nous sommes contribuables.