Le site du journal Le Point révèle aujourd’hui que le ministre du budget Eric WOERTH a remis, le 23 janvier 2008 à Bercy la Légion d’Honneur à Monsieur Patrice De MAISTRE, le conseiller de Madame Liliane BETTENCOURT.
Monsieur Woerth, vous disiez à peine connaître Monsieur De Maistre, or ce jour là vous avez prononcé un discours sans doute élogieux à son égard. Qui plus est, il avait embauché votre épouse quelques mois auparavant. Toutes ces coïncidences ne vous paraissent-elles pas bizarres ?
Dîtes-nous, Monsieur Woerth, qui a demandé la Légion d’Honneur pour Monsieur De Maistre ? Et à quel titre ?
A voir d’ailleurs les noms qui figurent sur les diverses promotions de la Légion d’Honneur, on se demande si le critère principal pour l’obtenir n’est pas d’entretenir des amitiés dans les hautes sphères du pouvoir….
Quelle désolation. Heureusement, il y a aujourd’hui un peu de soleil.
Depuis ma fenêtre, je regarde ce qui se passe autour de moi, tout près ou très loin, et je réagis à ces faits et gestes ou événements.
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mercredi 23 juin 2010
mardi 22 juin 2010
Les remous autour d’Eric WOERTH.
Florence WOERTH est l’épouse du ministre du travail Eric WOERTH, qui a été auparavant ministre du budget.
Florence WOERTH, au moins jusqu’à ces derniers jours, et en tous cas pendant la période considérée, gérait une partie de la fortune de Madame Liliane BETTENCOURT, la femme la plus fortunée de France.
Qui a par ailleurs reconnu qu’elle détenait des avoirs à l’étranger, non pris en compte par le fisc français.
D’où les questions suivantes :
• Madame Florence WOERTH était-elle au courant de ces agissements, et si oui, quel a été son rôle exact ?
• Monsieur WOERTH, alors ministre du Budget, et par ailleurs trésorier de l’UMP, parti qui a bénéficié de dons de Madame BETTENCOURT, était-il au courant de quelque chose ?
Il est un fait que, jusqu’à preuve du contraire, Madame et Monsieur WOERTH, comme tout un chacun, doivent bénéficier de la présomption d’innocence. Il est donc tout-à-fait malvenu de les mettre en cause.
Il n’est pas davantage opportun que des porte-parole de l’UMP ou autres membres du gouvernement prennent a priori la défense d’Eric WOERTH sous prétexte qu’il est un « homme droit », incapable d’être mêlé à ce genre d’affaires.
Il est ridicule de déclarer que ces informations sont un complot parce qu’elles tombent « à un moment où Eric WOERTH mène un travail difficile sur les retraites ». Je voudrais juste préciser à Monsieur Frédéric Lefebvre qu’auparavant Monsieur Worth faisait un travail délicat au ministère du budget, et, peut-être, que demain il exercera une tâche difficile ailleurs… et que ce fait ne dédouane en rien l’intéressé ni ne doit le mettre à l’abri de toute demande de clarification.
Il est des professions ou des postes pour lesquels la situation ou les agissements des conjoint, parents ou enfants, voire relations, peuvent poser problème.
Il est clair que le conjoint d’un ministre ne peut pas faire tout et n’importe quoi, que sa situation peut être incompatible avec l’exigence de clarté à laquelle tout citoyen a droit.
Madame WOERTH va démissionner, ce qui est une sage décision pour l’avenir.
Monsieur WOERTH, maintenant, pour les mois passés, doit clairement et calmement répondre aux questions qui lui ont été posées, et qui ne relèvent pas forcément du domaine des attaques personnelles ou du complot.
On veut savoir, tout simplement, et il faut qu’il nous démontre, clairement, qu’il n’a couvert aucun agissement illégal, que, par sa position, il n’a pas fait bénéficier Madame Bettencourt d’un quelconque favoritisme ou d’une mansuétude exagérée.
On ne lui en demande pas plus. On n’en exige pas moins.
Florence WOERTH, au moins jusqu’à ces derniers jours, et en tous cas pendant la période considérée, gérait une partie de la fortune de Madame Liliane BETTENCOURT, la femme la plus fortunée de France.
Qui a par ailleurs reconnu qu’elle détenait des avoirs à l’étranger, non pris en compte par le fisc français.
D’où les questions suivantes :
• Madame Florence WOERTH était-elle au courant de ces agissements, et si oui, quel a été son rôle exact ?
• Monsieur WOERTH, alors ministre du Budget, et par ailleurs trésorier de l’UMP, parti qui a bénéficié de dons de Madame BETTENCOURT, était-il au courant de quelque chose ?
Il est un fait que, jusqu’à preuve du contraire, Madame et Monsieur WOERTH, comme tout un chacun, doivent bénéficier de la présomption d’innocence. Il est donc tout-à-fait malvenu de les mettre en cause.
Il n’est pas davantage opportun que des porte-parole de l’UMP ou autres membres du gouvernement prennent a priori la défense d’Eric WOERTH sous prétexte qu’il est un « homme droit », incapable d’être mêlé à ce genre d’affaires.
Il est ridicule de déclarer que ces informations sont un complot parce qu’elles tombent « à un moment où Eric WOERTH mène un travail difficile sur les retraites ». Je voudrais juste préciser à Monsieur Frédéric Lefebvre qu’auparavant Monsieur Worth faisait un travail délicat au ministère du budget, et, peut-être, que demain il exercera une tâche difficile ailleurs… et que ce fait ne dédouane en rien l’intéressé ni ne doit le mettre à l’abri de toute demande de clarification.
Il est des professions ou des postes pour lesquels la situation ou les agissements des conjoint, parents ou enfants, voire relations, peuvent poser problème.
Il est clair que le conjoint d’un ministre ne peut pas faire tout et n’importe quoi, que sa situation peut être incompatible avec l’exigence de clarté à laquelle tout citoyen a droit.
Madame WOERTH va démissionner, ce qui est une sage décision pour l’avenir.
Monsieur WOERTH, maintenant, pour les mois passés, doit clairement et calmement répondre aux questions qui lui ont été posées, et qui ne relèvent pas forcément du domaine des attaques personnelles ou du complot.
On veut savoir, tout simplement, et il faut qu’il nous démontre, clairement, qu’il n’a couvert aucun agissement illégal, que, par sa position, il n’a pas fait bénéficier Madame Bettencourt d’un quelconque favoritisme ou d’une mansuétude exagérée.
On ne lui en demande pas plus. On n’en exige pas moins.
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