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jeudi 17 novembre 2016

Contrer les lâches terroristes.

15 novembre 2015



En janvier dernier des terroristes lâches et fanatiques se sont attaqués à la liberté d’expression en assassinant l’équipe de Charlie.
Vendredi soir,  à Paris, plus de 120 personnes ont été exécutées par quelques individus rendus fous par un endoctrinement assassin.
On savait bien, en notre for intérieur, qu’un jour ou l’autre un attentat viendrait à nouveau frapper notre pays, trop isolé dans la lutte contre Daech, en l’absence de motivation suffisante des autres pays européens, mais on ne pensait pas à un tel carnage.
Ceux qui ont perpétré ces actes de négation de la vie humaine, dont certainement des Français, sont pire que des bêtes. Car les animaux tuent pour se défendre ou pour nourrir. Ces fous ont tué parce que endoctrinés, fanatisés. On leur a vidé le cerveau et, tels des robots, ils utilisent des armes trop facilement trouvées sur le marché, pour semer la mort en tuant les innocents autour d’eux.
Il faut absolument que des mesures soient prises pour contrer les endoctrineurs, où qu’ils soient, mais il faut pour cela une réelle coopération entre tous les pays, en mettant à l’index ceux qui ne coopèrent pas, même si ce n’est pas très diplomatique.
Les terroristes eux-mêmes, il faut à tout prix éviter de les tuer, comme il faut veiller à ce qu’ils ne se fassent pas exploser vivants, car pour eux le sacrifice de leur vie est la clé de l’entrée dans leur paradis.
Ils ne sont plus des êtres humains, ni même des animaux qui luttent pour leur survie, ils ne sont plus que des machines qui ne méritent que d’être capturées et enfermées nues dans des cages.

Notre gouvernement de gauche, que certains ont mis en cause de façon de façon outrancière, n’a peut-être pas pris toutes les mesures qu’il aurait fallu depuis quelques mois, croyant encore trop aux valeurs traditionnelles de la gauche, mais il ne démérite pas. D’anciens gouvernants, qui n’ont pas non plus en leur temps fait ce qu’il aurait fallu, et des personnes aspirant aux plus hautes fonctions qui, pour l’heur, ne sont que donneurs de leçon, devraient faire preuve de davantage d’humilité et de cohésion.
Notre gouvernement de gauche devra nécessairement réviser ses politiques et surtout enterrer certaines de ses illusions, comme nous-mêmes devrons admettre des restrictions de nos libertés et accepter des contraintes de contrôles et autres surveillances accrues.

N’oublions pas que, à cette heure, 129 innocents sont morts, que nombre d’autres souffrent encore, que des familles sont endeuillées, que des amis sont partis, et que ce n’est pas fini…

Soyons solidaires, soyons unis, soyons forts.


Il faut enseigner à nos enfants la sacralité de la vie.

24 janvier 2015



Il faut « enseigner à nos enfants la sacralité de la vie. Tout être humain, quel qu’il soit, croyant ou non, musulman ou non, quels que soient sa religion, sa philosophie, son peuple, son sexe et sa race, doit être respecté. C’est une obligation fondamentale pour chacun de nous. Mais il est aussi essentiel de refuser la violence et tout ce qu’elle implique. Il faut s’unir en tant que citoyens pour défendre les principes d’égalité et de fraternité. C’est en étant unis que nous pourrons donner du sens à la vie. »
C’est ainsi que s’exprimait Cheikh Khaled Bentounès, chef spirituel de la confrérie soufie Alawiyya dans « Le Point » du 15 janvier 2015, et c’est l’une des réactions aux attentats de Paris que je trouve la plus sensée, la plus simple, la plus vraie.

Ne pas faire n’importe quoi.

21 janvier 2015



En 2013 la sénatrice socialiste des Bouches du Rhône Samia GHALI avait proposé d’envoyer l’armée dans certaines cités de Marseille, où régnait le non-droit.
Voici que, suite aux attentats, le député UMP de l’Aisne Xavier BERTRAND demande à ce que des forces militaires investissent nos banlieues pour lutter contre les trafics et le communautarisme.
Il faut se garder de faire n’importe quoi.
Que dans certains quartiers ou cités la loi soit totalement bafouée, c’est un fait. Que de nombreux habitants y soient soumis à la peur, au racket, aux menaces, c’est vrai aussi.
Mais pour rétablir l’ordre républicain dans ces zones, ce n’est pas l’armée qui doit intervenir, c’est la police. Dépêcher l’armée dans ces lieux serait une grave erreur, lourde de conséquences. Ce n’est pas le rôle de l’armée, qui doit être consacrée totalement à la sécurité de nos frontières, à l’intégrité de notre territoire face aux dangers extérieurs. La sécurité intérieure est du ressort de la police ou, pour ce qui est des campagnes, de la gendarmerie.

De la même façon, il faut se garder de pondre inconsidérément de nouvelles lois, qu’elles soient sécuritaires ou non, dans le seul but de calmer ou rassurer la foule. Appliquons déjà les textes existants, plutôt que de voter de nouveaux textes dont les décrets d’application ne paraîtront jamais….

L’émotion suscitée par ces attentats du début d’année ne doit pas submerger la réflexion et la sagesse.