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samedi 16 mai 2020

Jour 61 d’une autre vie. Pas pour tout le monde….


Avec cette pandémie nous sommes entrés dans une autre vie, mais visiblement pas tous…
Ceux qui abandonnent sur le bord des chemins ou ailleurs des gants ou masques usagés sont restés aussi infects qu’ils l’étaient avant,
Ceux qui ne respectent pas un minimum les conseils destinés à éviter la propagation du virus et éventuellement une seconde vague ne font pas preuve de davantage de civisme qu’avant,
Ceux qui ne pensent qu’à enfiler à nouveau le gilet jaune qu’ils portaient tous les samedis jusqu’à la mi-mars n’ont pas compris que, moins encore qu’avant, leur méthode n’a de sens et d’efficacité même si leurs revendications peuvent être justifiées,
Ceux qui appellent, afin d’éviter l’accroissement du chômage, à passer aux 32 heures hebdomadaires ne sont pas plus intelligents qu’avant car ils ne comprennent pas que plus un produit coûte cher à fabriquer, plus cher il sera à vendre et moins le consommateur éventuel l’achètera…Il ne se vendra donc pas, il ne servira plus à rien de le fabriquer, et il n’y aura plus de travail du tout !

A tous ces gens, et aux autres que j’ai oubliés ici, qui ne se sont pas rendus compte que nous étions entrés dans une nouvelle vie, je demande de réfléchir un peu, de ne pas penser qu’à eux mais de penser aussi, sinon aux autres, au moins à leurs enfants.
C’est beau de rêver, mais il faut également un peu de réalisme.

dimanche 29 mars 2020

Jour 13 d’une autre vie. C’est irréel, incroyable et affligeant…..



Comme certainement la majorité des personnes, quand j’ai entendu les premières mesures prises sur le plan économique, je me suis dit que ce n’était pas possible, que ces milliards ne seraient pas distribués comme cela… Qui allait au final payer toutes ces sommes ? Les prix augmenteront, les impôts aussi …

Et le virus a continué sa route, imperturbable.

Et le confinement s’est lui aussi répandu telle une traînée de poudre, à tel point que près de la moitié du globe est, ou a été confinée.

Certains pays adoptent des attitudes différentes, soit par ignorance ou manque de réalisme, soit parce qu’ils sont dirigés par des incompétents (pour être gentil). Mais ils n’échapperont pas au cataclysme qui, de par leur inaction, s’en trouvera plus mortel encore.


Ceux qui privilégient la survie de l’économie à la survie de leur population, tôt ou tard, devront rendre des comptes.
Comme il sera demandé des explications à ceux qui, par leur manque de solidarité, réduisent à presque rien l’esprit européen.
Plus nous serons solidaires dans les mesures contre le covid-19, dans l’aide aux populations touchées, dans le pic de la crise comme au moment ou elle s’éloignera, moins nous aurons à pleurer de morts et plus vite nous nous relèverons.


C’est de cette façon que dès maintenant nous devons entrer dans une ère nouvelle, celle de l’après, en abandonnant nombre de réflexes de notre vie d’avant, faute de quoi un autre covid, un jour prochain, nous trouvera tout aussi démunis que cette fois-ci.

jeudi 19 mars 2020

Jour 3 d’une autre vie. L’affaire Agnès BUZYN.


Comme au temps d’autres guerres, la police et la gendarmerie font des rondes et verbalisent ceux qui ne respectent pas, non le couvre-feu comme jadis, mais le confinement qui, pourtant, semble à ce jour être le seul barrage au virus.

L’ancienne ministre de la Santé, Agnès BUZYN a démissionné de son poste mi-février 2020 pour remplacer Benjamin GRIVEAUX à la tête de la liste LREM aux élections municipales à Paris. A l’issue du premier tour elle se trouve en troisième position, ce qui peut être décevant, mais est tout de même honorable au vu du contexte et des conditions de son entrée dans la course.
Or voici que, devant une journaliste du Monde, elle s’épanche, dit que ces élections municipales auraient dû ne pas avoir lieu, qu’elle avait prévu cette pandémie, au vu des informations qu’elle avait, qu’elle en avait averti le Premier ministre dès janvier, etc. Bref, elle ouvre grand le parapluie, elle qui, en janvier, disait : « Le risque de coronavirus dans la population est très faible. »
C’est honteux. Ce qu’elle a fait là, en temps de guerre, on dirait que c’est de la haute trahison.


Si vraiment elle était en désaccord avec le Premier ministre ou le Président de la République en janvier, elle aurait dû démissionner. Ne le faisant pas, elle doit rester solidaire de ce gouvernement.


Elle aurait dû garder ses états d’âme pour la commission d’enquête parlementaire que sera sans doute mise sur pied dans quelques mois, éventuellement pour la Justice si elle devait se pencher sur la gestion de cette crise sanitaire, pas pour une journaliste, pas maintenant !
Ce n’est pas dans le feu de l’action qu’il faut se battre entre soi, c’est après la bataille qu’il convient de faire le bilan et les comptes. Cette réaction de Madame Buzyn ne fait que compliquer davantage une situation inédite et pleine d’incertitudes. Nos dirigeants, face à des choix difficiles, la tête surmontée de multiples épées de Damoclès, n’avaient pas besoin en plus de ce coup de poignard dans le dos.
On s’est gaussé en son temps des entretiens du Président Hollande qui ont abouti au livre « Un Président ne devrait pas dire ça » , on se retrouve dans un cas de figure analogue.
De plus, cette sortie signe la fin de sa possible accession à la Mairie de Paris.