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vendredi 23 décembre 2016

Anis AMRI serait passé par la France après son forfait, et alors ?



Anis AMRI, auteur de l’attentat du marché de Noël à Berlin a été tué par la police italienne près de Milan. Sa route, de Berlin à Milan, est très certainement passée par la France, Lyon, Chambéry, peut-être.


Des voix s’élèvent, offusquées qu’un terroriste en cavale puisse passer si facilement les frontières, il n’y a pourtant là a priori rien d’extraordinaire.
Nous sommes dans l’espace Schengen, et les frontières internes à cette zone sont très aléatoires. Par ailleurs, tous les points de passage entre un pays et l’autre ne peuvent être surveillés. Enfin Anis AMRI a pu bénéficier de complicités, de soutiens, et il était tout de même doté d’une certaine intelligence, de toupet, et il a pu gruger son monde.

Sauf à pucer tout un chacun, à mettre en place un gigantesque système d’espionnage et de surveillance, de tels individus pourront toujours se déplacer. Au moins pendant un certain temps. Il est quelque part rassurant que la fuite de ce terroriste ait pris fin, grâce aux mesures prises, peut-être, grâce à la chance peut-être aussi.

Il ne faut donc pas à mon sens être scandalisé, comme il ne faut pas non plus, à l’opposé, se dispenser d’une enquête pour s’assurer que tout n’aurait pas pu mieux fonctionner, qu’il aurait pu être arrêté plus tôt. Y compris avant son forfait.

Plutôt que de semer la discorde et la division, de tels agissements devraient au contraire nous conduire à rester unis, à chercher ensemble des solutions pour éviter, autant que faire se peut, que de tels massacres ne se reproduisent.

En même temps, il nous nous habituer à vivre « normalement » avec cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Sachons qu’un tel crime peut se produite à tout moment et en tout lieu. Qu’une connaissance, un ami, un parent peuvent en être victime. Que notre propre vie aussi peut s’arrêter sous les coups aveugles d’un fou criminel.

jeudi 17 novembre 2016

Contrer les lâches terroristes.

15 novembre 2015



En janvier dernier des terroristes lâches et fanatiques se sont attaqués à la liberté d’expression en assassinant l’équipe de Charlie.
Vendredi soir,  à Paris, plus de 120 personnes ont été exécutées par quelques individus rendus fous par un endoctrinement assassin.
On savait bien, en notre for intérieur, qu’un jour ou l’autre un attentat viendrait à nouveau frapper notre pays, trop isolé dans la lutte contre Daech, en l’absence de motivation suffisante des autres pays européens, mais on ne pensait pas à un tel carnage.
Ceux qui ont perpétré ces actes de négation de la vie humaine, dont certainement des Français, sont pire que des bêtes. Car les animaux tuent pour se défendre ou pour nourrir. Ces fous ont tué parce que endoctrinés, fanatisés. On leur a vidé le cerveau et, tels des robots, ils utilisent des armes trop facilement trouvées sur le marché, pour semer la mort en tuant les innocents autour d’eux.
Il faut absolument que des mesures soient prises pour contrer les endoctrineurs, où qu’ils soient, mais il faut pour cela une réelle coopération entre tous les pays, en mettant à l’index ceux qui ne coopèrent pas, même si ce n’est pas très diplomatique.
Les terroristes eux-mêmes, il faut à tout prix éviter de les tuer, comme il faut veiller à ce qu’ils ne se fassent pas exploser vivants, car pour eux le sacrifice de leur vie est la clé de l’entrée dans leur paradis.
Ils ne sont plus des êtres humains, ni même des animaux qui luttent pour leur survie, ils ne sont plus que des machines qui ne méritent que d’être capturées et enfermées nues dans des cages.

Notre gouvernement de gauche, que certains ont mis en cause de façon de façon outrancière, n’a peut-être pas pris toutes les mesures qu’il aurait fallu depuis quelques mois, croyant encore trop aux valeurs traditionnelles de la gauche, mais il ne démérite pas. D’anciens gouvernants, qui n’ont pas non plus en leur temps fait ce qu’il aurait fallu, et des personnes aspirant aux plus hautes fonctions qui, pour l’heur, ne sont que donneurs de leçon, devraient faire preuve de davantage d’humilité et de cohésion.
Notre gouvernement de gauche devra nécessairement réviser ses politiques et surtout enterrer certaines de ses illusions, comme nous-mêmes devrons admettre des restrictions de nos libertés et accepter des contraintes de contrôles et autres surveillances accrues.

N’oublions pas que, à cette heure, 129 innocents sont morts, que nombre d’autres souffrent encore, que des familles sont endeuillées, que des amis sont partis, et que ce n’est pas fini…

Soyons solidaires, soyons unis, soyons forts.


dimanche 20 janvier 2013

In Amenas : fiasco, gâchis humain ou victoire ?

Assurément, la gestion de la prise d’otages d’In Amenas par le gouvernement algérien n’est rien de tout cela.


Si les terroristes avaient été arrêtés et les otages libérés, on aurait parlé de victoire retentissante.

Mais ce n’était pas possible. S’il n’y avait eu cet assaut très rapide de l’armée algérienne, on aurait certainement assisté à une prise d’otages longue et pénible qui, de toutes façons, ne se serait pas terminée sans que plusieurs otages ou terroristes y laissent leur vie.

Le contexte de cette opération : nombre d’assaillants, nombre d’assiégés, nature et dangerosité du site a été totalement inédit, et personne, dans ces conditions, ne peut accuser le pouvoir algérien d’avoir failli à sa mission ou d’avoir mal agi.

Là où, certainement, il ya eu carence, c’est au niveau de la protection du site et des nombreuses personnes qui y travaillaient. Si un effort est à faire, c’est à ce niveau, car si les terroristes n’avaient pu pénétrer à In Amenas, nous n’aurions pas connu ce dénouement tragique.

Les deux leçons à retenir de ces événements sont, pour les gouvernements en place, que nul n’est à l’abri d’une prise d’otages de la part de terroristes déterminés, qui, certainement, disposent d’aides et de soutiens un peu partout. Il n’est pas exclu non plus que nous ayons des surprises lorsque seront dévoilées les identités des preneurs ‘otages tués en Algérie.

Pour les terroristes, la leçon à tirer est aussi évidente : certains gouvernements ne se laisseront plus intimider et ne céderont plus au chantage. La prise d’otages perdra de ce fait de son intérêt.

Ce début d’année sera marqué par cette prise d’otages, où trop d’innocents ont perdu la vie, où trop de personnes qui croyaient en l’homme, au progrès, ont été traumatisés. Ne l’oublions pas.