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samedi 2 mai 2020

Jour 47 d’une autre vie. Libres, jusqu’à quel point ?





S’il est une institution qui souffle un peu, oubliée qu’elle est par ses détracteurs, c’est bien Enédis car son compteur Linky, habituellement traité de liberticide, n’occupe plus le devant de la scène.

En effet, après des tergiversations sur une application pour smartphone « Stop-Covid », outil de traçage numérique des malades du Covid-19, qui ne verra certainement pas le jour, il est question maintenant de mettre en place deux fichiers ; le premier nommé « Sidep » recenserait les personnes testées positives au Covid-19, le second, « Contact-covid » contiendrait les coordonnées des personnes ayant été en contact avec un malade, et serait mis à disposition des brigades chargées de contacter ces personnes afin de les dépister.


De ce fait, nombre de personnes, déjà s’inquiètent de l’atteinte aux libertés publiques, du non-respect du secret médical, du fichage et autres gros mots.
Et ces bataillons de défenseurs des libertés ne vont cesser de se renforcer.
Le Français, moi y compris, chérit la liberté.


Mais jusqu’à quel point doit-on sacrifier à la liberté ?



Une chose est de proclamer : « mieux vaut être libre et mort que vivant et opprimé », une autre de rejeter une mesure qui peut être de santé publique au motif qu’elle risque, éventuellement, avec beaucoup de malchance, de nous priver d’une miette de liberté.
Et ceux qui crient au liberticide sont-ils conscients que dès qu’ils touchent un smartphone ou un ordinateur ils sont pistés ? Que l’utilisation de leur carte bancaire, de leur voiture...laisse des traces ? Que les réseaux sociaux, et pour des motifs bien moins avouables, restreignent davantage leurs libertés que ces fichiers ?
Qu’ils y réfléchissent un peu !



jeudi 31 janvier 2013

Nadir DENDOUNE, du 93 à la prison de Bagdad.

Nadir DENDOUNE est journaliste « libre », revendiquant ses origines de Saint Denis (93) autant que sa liberté de parole.


Grand défenseur de la Palestine et d’autres causes peut-être perdues mais surtout pas oubliées, il est retourné il y a quelque temps en Irak, pour voir comment on vivait là-bas maintenant, et témoigner, notamment pour le « Monde Diplomatique » et le « Courrier de l’Atlas » où il tenait des chroniques régulières (voir :http://www.lecourrierdelatlas.com/399221012013La-chronique-du-tocard-direct-de-Bagdad-Devenir-invisiblePar-Nadir-Dendoune.html).

Mais il y a une semaine maintenant, il a été arrêté et emprisonné. Il disposait d’un visa de journaliste, mais il aurait pris des photographies d’une usine de traitement des eaux sans y avoir été autorisé. En fait, on n’est pas trop sûr des raisons de son incarcération, car les autorités consulaires françaises n’ont pas réussi jusqu’à présent à le rencontrer.

Le franc-parler de Nadir ne plaît pas à tout le monde. A personne, en fait, car il était très impartial et ses critiques pouvaient s’adresser aussi bien à la gauche qu’à la droite. Et il avait le don, exacerbant, de toujours mettre le doigt où ça fait mal.

Pour ces raisons, pour sa droiture et son honnêteté, pour la force de son engagement, nous devons tous soutenir Nadir et réclamer sa libération.

Que dans un premier temps, ses geôliers lui disent pourquoi il est emprisonné et que, si cette privation de liberté tient à son travail de journaliste, qu’il soit relâché immédiatement.

Si les autorités irakiennes ne veulent pas de lui sur leur territoire, qu’ils l’expulsent, même si ce ne serait pas à leur honneur, mais qu’au moins elles lui rendent ce qu’il défend depuis toujours : la LIBERTE.





jeudi 20 septembre 2012

Abus de liberté.

L’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a publié cette semaine une nouvelle série de caricatures de Mahomet, ce qui a déclenché de nombreuses réactions, tant positives que négatives.


Il est un fait que, depuis la diffusion d’une vidéo anti-islam sur le net, les musulmans en général, certains courants plus particulièrement, ont réagi de façon massive, parfois très violentes, de toutes façons de manière totalement disproportionnée.
Il est un fait également, qu’en France existe la liberté d’expression, et que ce n’est pas un blogueur qui va s’en plaindre, bien au contraire.

Ce que je ne conteste pas, c’est le droit de Charlie hebdo de publier des caricatures du prophète. Ce que je critique, par contre, c’est le moment de cette publication, alors que le monde musulman a déjà été « provoqué » par cette vidéo, et que l’hebdomadaire aurait pu différer cette publication. Ce que je condamne, c’est que cette publication a été annoncée, dans le but inavoué d’augmenter le tirage et les recettes du journal, et qu’il utilise ensuite l’argument de la liberté d’expression pour se défendre.

Liberté d’expression ne veut pas dire publier n’importe quoi et n’importe quand.

Ne dit-on pas que la liberté de chacun s’arrête là où commence celle de l’autre ?

Provoquer délibérément une catégorie de personnes du fait de leur religion, attiser le feu qui couvait et, ce faisant, prendre le risque de causer des événements – même totalement injustifiables !- qui sont susceptibles de mettre en danger la vie d’autrui, c’est non seulement tout-à-fait irréfléchi, mais même condamnable !

Certaines fois, ce que l’on appelle l’art n’est qu’abjection. Je pense à cette vidéo bête et méchante, mais aussi à Piss Christ, cette photo d’un (artiste) américain (dont je tairai le nom pour ne pas lui faire de la publicité) dont il a été question récemment, représentant un crucifix dans de l’urine, et à d’autres représentations du même acabit. Où est l’art là-dedans ? Je ne le vois pas, contrairement à la bêtise, à la méchanceté qui, eux, sont apparents.

Charlie Hebdo a, cette semaine, abusé de sa liberté d’expression, et il est à souhaiter que cet abus ne déchaîne pas de manifestations de haine.



samedi 4 février 2012

Le piège sino russe se refermera sur l’Europe.

Afin de tenter de résoudre la crise de l’€uro, nos dirigeants sont allés quémander de l’argent à droite et à gauche et sont en voie d’accepter le soutien des Russes et des Chinois.


C’est là une erreur monumentale.

Moralement déjà, que des pays dont nombre d’habitants vivent dans le besoin, et dont les infrastructures sont encore loin d’être satisfaisantes, aident financièrement une Europe bien plus riche, qui s’est fourvoyée en gaspillant ses ressources, ce soutien n’est pas acceptable.

Ensuite, l’Europe sera redevable vis-à-vis de ces pays, dont on connait, sans toutefois en maîtriser l’ampleur exacte, l’indigence en matière de libertés, de droits de l’homme. Nous ne pourrons plus critiquer leur manque de démocratie car ils nous tiendront par la barbichette.

On le voit encore dans l’affaire syrienne, où la Russie et la Chine font barrage, y compris à l’ONU, à toute résolution mettant en accusation le despote sanguinaire qui fait assassiner ses compatriotes à Homs et ailleurs.
De ce fait, de leur fait, et parce que les Européens sont désormais pieds et poings liés, l’ONU devient le théâtre d’une tragi-comédie pitoyable pendant que les sbires d’Assad exécutent leurs sombres missions impunément.

L’Iran également sera soutenu sans faille pas nos deux « amis créanciers », malgré nos avertissements répétés et les risques pour tout le Moyen-Orient.

Lorsque nos dirigeants voudront esquisser une critique à l’encontre des dictateurs russe ou chinois, ceux-ci ne manqueront pas, discrètement, de rappeler que, lorsque nous avions besoin de leur soutien financier, nous étions bien contents de les trouver disposés à nous aider.

Accepter l’aide financière de la Russie ou de la Chine pour sauver la zone €uro est immoral, et c’est aussi vendre notre âme au diable.