Un jeune militaire a été arrêté, soupçonné d’avoir voulu tirer sur une mosquée de Vénissieux, ou sur les personnes qui se seraient trouvées devant le bâtiment.
Par ailleurs, divers organismes auraient constaté une augmentation de 35 à 40 % des actes contre des musulmans ou des symboles de l’islam au 1er semestre 2013 par rapport à la même période de l’an passé.
Le constat semble donc sans appel : l’islamophobie serait en augmentation.
En fait, si l’on observe les manifestations identiques à l’encontre des juifs, des Roumains, voire même des homosexuels, on aboutit à des conclusions similaires.
Ce qui se passe, dans notre pays confronté autant à une crise économique qu’à une crise des valeurs, on peut voir que les comportements des uns et des autres sont exacerbés.
Ces manifestations sont dues à l’intolérance : on ne cherche pas à comprendre celui qu’on ne connait pas mais qu’on voit différent de nous. Et qui, de son côté, à l’inverse du Français moyen qui reste dans une certaine discrétion, accroît les manifestations ostentatoires : port du voile ou de la kippa, manifestations bruyantes lors de la rupture du jeûne ou lors de cérémonies de mariages où sont brandis des drapeaux de pays étrangers dans des cortèges qui, parfois, vont jusqu’à semer la pagaille sur des boulevards périphériques et mettre en danger la vie des autres usagers de ces artères.
Parallèlement circulent sur la toile, et sont transférés d’une messagerie à l’autre des informations souvent fantaisistes, toujours invérifiables, sur des abus de notre système social, commis par des personnes que l’on assimile à des parasites…
Le climat qui régnait dans l’Allemagne des années trente transparaît largement dans toutes ces manifestations. Les extrémistes de tout poil se croient investis d’une tâche libératrice et vont jusqu’à imaginer, voire mettre en pratique des actes qu’on aurait crus relégués dans les oubliettes de l’Histoire.
Il est de la responsabilité des dirigeants, que ce soit de l’Etat ou des diverses religions ou communautés, de rétablir de toute urgence le dialogue. Il appartient à chacun de ne pas regarder l’autre de travers, mais de discuter avec lui, de partager avec lui.
La situation économique est difficile, mais elle l’est autant pour le chômeur creusois catholique que pour le beur de Vénissieux ou le juif de la rue des Rosiers.
Admettre les différences, oui. Les exacerber, non.
Depuis ma fenêtre, je regarde ce qui se passe autour de moi, tout près ou très loin, et je réagis à ces faits et gestes ou événements.
ANNONCE
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mardi 13 août 2013
mercredi 24 juillet 2013
L’islam, les islamistes et leur image.
L’islam, à l’instar de la religion chrétienne, est une religion monothéiste qui porte en elle les valeurs de partage, de solidarité, de fraternité.
Pourtant, il nous met mal à l’aise sur de nombreux points.
C’est en fait plutôt la façon dont il est vécu par certains de ses pratiquants qui nous choque, et à juste raison.
Ainsi de la burqa ou voile intégral, pratique d’ailleurs interdite en France par la loi, mais on a pu voir récemment que les contrôles par les forces de l’ordre sont délicats et sont souvent suivis de manifestations intolérables et parfois violentes.
Qui n’a pas déjà croisé une femme musulmane dont on ne pouvait deviner que les yeux, le reste du corps étant entièrement caché, sans éprouver un sentiment de malaise ? Ces femmes, même si elles ont accepté (mais avaient-elles le choix ?) cette coercition, ne peuvent pas vivre normalement ; et que dire de leurs enfants qui ne les voient que soumises ? Il y a par ailleurs de réels problèmes de sécurité, car n’importe qui, homme ou femme, peut ainsi se soustraire à tout regard, caché sous ces vêtements de la honte.
Les islamistes qui prônent ces tenues ne servent pas leur religion et son image.
Jadis, les catholiques ne mangeaient pas de viande le vendredi, qui était jour du poisson. Cette coutume n’est plus guère suivie, de même que les règles en matière de jeûne au moment du carême.
Il en va différemment lors du ramadan, dont les règles sont bien plus complètes, restrictives et strictes, et qui est encore bien respecté.
Là encore, il est prévu que le jeûne ne doit jamais nuire à la santé du pratiquant. Ainsi, les femmes enceintes, jeunes et vieillards, ainsi que toute personne, si les conditions l’exigent, peut enfreindre les règles du ramadan afin de préserver sa santé. Mais combien n’osent le faire par peur de représailles ?
Je côtoie tous les jours de pauvres gamins, qui errent entre midi et quatorze heures, par cette chaleur caniculaire, et qui ne mangent ni ne boivent…
Ceux qui obligent leurs coreligionnaires à jeûner coûte que coûte ne servent pas leur religion.
Ceux qui appellent au meurtre, à la vengeance, contre les Israéliens, les Américains, les Occidentaux en général, ne servent pas leur religion.
Ceux au contraire qui prônent la fraternité, qui discutent avec leurs voisins, même s’ils n’ont pas les mêmes croyances, qui expliquent leur religion, qui respectent les femmes et les enfants, ceux-là servent leur religion, contribuent à la dédiaboliser et servent l’Humanité.
Pourtant, il nous met mal à l’aise sur de nombreux points.
C’est en fait plutôt la façon dont il est vécu par certains de ses pratiquants qui nous choque, et à juste raison.
Ainsi de la burqa ou voile intégral, pratique d’ailleurs interdite en France par la loi, mais on a pu voir récemment que les contrôles par les forces de l’ordre sont délicats et sont souvent suivis de manifestations intolérables et parfois violentes.
Qui n’a pas déjà croisé une femme musulmane dont on ne pouvait deviner que les yeux, le reste du corps étant entièrement caché, sans éprouver un sentiment de malaise ? Ces femmes, même si elles ont accepté (mais avaient-elles le choix ?) cette coercition, ne peuvent pas vivre normalement ; et que dire de leurs enfants qui ne les voient que soumises ? Il y a par ailleurs de réels problèmes de sécurité, car n’importe qui, homme ou femme, peut ainsi se soustraire à tout regard, caché sous ces vêtements de la honte.
Les islamistes qui prônent ces tenues ne servent pas leur religion et son image.
Jadis, les catholiques ne mangeaient pas de viande le vendredi, qui était jour du poisson. Cette coutume n’est plus guère suivie, de même que les règles en matière de jeûne au moment du carême.
Il en va différemment lors du ramadan, dont les règles sont bien plus complètes, restrictives et strictes, et qui est encore bien respecté.
Là encore, il est prévu que le jeûne ne doit jamais nuire à la santé du pratiquant. Ainsi, les femmes enceintes, jeunes et vieillards, ainsi que toute personne, si les conditions l’exigent, peut enfreindre les règles du ramadan afin de préserver sa santé. Mais combien n’osent le faire par peur de représailles ?
Je côtoie tous les jours de pauvres gamins, qui errent entre midi et quatorze heures, par cette chaleur caniculaire, et qui ne mangent ni ne boivent…
Ceux qui obligent leurs coreligionnaires à jeûner coûte que coûte ne servent pas leur religion.
Ceux qui appellent au meurtre, à la vengeance, contre les Israéliens, les Américains, les Occidentaux en général, ne servent pas leur religion.
Ceux au contraire qui prônent la fraternité, qui discutent avec leurs voisins, même s’ils n’ont pas les mêmes croyances, qui expliquent leur religion, qui respectent les femmes et les enfants, ceux-là servent leur religion, contribuent à la dédiaboliser et servent l’Humanité.
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lundi 28 janvier 2013
Les raisons de l’homophobie ambiante en France.
Il est un fait certain que, parmi les Occidentaux, les Français sont plus homophobes que la moyenne, et les raisons en sont multiples.
La relative ruralité de notre pays, avec le conservatisme y afférent, fait que beaucoup de nos concitoyens, surtout dans les tranches d’âge élevées, sont réticents au changement, à la nouveauté, l’évolution, surtout lorsque sont concernés des aspects de civilisation. A ce titre, ils sont relativement homophobes, mais uniquement en règle générale, car ils peuvent connaître personnellement et, dans ce cas, apprécier des homosexuels, mais ils restent néanmoins homophobes.
Le statut de la France, fille aînée de l’Eglise, occasionne un sentiment analogue chez nombre de pratiquants, bien que certains d’entre eux, les moins traditionalistes et les plus libéraux ou socio-libéraux, tendent à privilégier le sentiment de fraternité et d’amour plutôt que le rigorisme papal et, de ce fait, ne sont plus anti, bien qu’ils ne soient pas encore pro.
Le machisme de nombre de Français, que l’on retrouve dans les cours d’écoles, les clubs sportifs, certaines bandes et, bien souvent aussi dans des groupuscules extrémistes, qui rabaisse l’homosexuel au rang de « pédé » ou de « gouine » est lui aussi encore très vivace. C’est là que doit agir en premier lieu, et de façon forte, une éducation à la tolérance et au respect. D’une part parce que le public concerné est jeune, d’autre part parce qu’il est important en nombre.
Le communautarisme, la non-intégration de nombreux groupes dans la population française contribuent eux aussi à exacerber les différences et donc, à rejeter l’autre, en l’occurrence l’homosexuel.
La langue de bois de personnalités politiques ou leaders d’opinion, les sous-entendus, les railleries et moqueries sont tout autant des freins à l’acceptation dans notre société, des homosexuels.
Les déclarations, honteuses, qu’on a pu entendre lors des dernières manifestations anti mariage gay, où des hétérosexuels évoquaient des droits qu’ils allaient perdre par la légalisation du mariage pour tous, des difficultés pour adopter qui s’accroitraient pour eux, si l’adoption était ouverte aux homosexuels, etc… sont des signes que l’homophobie, en France, est encore virulente.
Il faudra longtemps encore beaucoup de courage aux homosexuels pour qu’ils se découvrent, de plus en plus nombreux, et qu’ainsi nos concitoyens puissent se rendre compte qu’ils sont comme eux, ont les mêmes problématiques, mais aussi les mêmes espoirs, qu’ils ne veulent rien leur prendre, mais souhaitent, comme eux, vivre normalement, tout simplement…
La relative ruralité de notre pays, avec le conservatisme y afférent, fait que beaucoup de nos concitoyens, surtout dans les tranches d’âge élevées, sont réticents au changement, à la nouveauté, l’évolution, surtout lorsque sont concernés des aspects de civilisation. A ce titre, ils sont relativement homophobes, mais uniquement en règle générale, car ils peuvent connaître personnellement et, dans ce cas, apprécier des homosexuels, mais ils restent néanmoins homophobes.
Le statut de la France, fille aînée de l’Eglise, occasionne un sentiment analogue chez nombre de pratiquants, bien que certains d’entre eux, les moins traditionalistes et les plus libéraux ou socio-libéraux, tendent à privilégier le sentiment de fraternité et d’amour plutôt que le rigorisme papal et, de ce fait, ne sont plus anti, bien qu’ils ne soient pas encore pro.
Le machisme de nombre de Français, que l’on retrouve dans les cours d’écoles, les clubs sportifs, certaines bandes et, bien souvent aussi dans des groupuscules extrémistes, qui rabaisse l’homosexuel au rang de « pédé » ou de « gouine » est lui aussi encore très vivace. C’est là que doit agir en premier lieu, et de façon forte, une éducation à la tolérance et au respect. D’une part parce que le public concerné est jeune, d’autre part parce qu’il est important en nombre.
Le communautarisme, la non-intégration de nombreux groupes dans la population française contribuent eux aussi à exacerber les différences et donc, à rejeter l’autre, en l’occurrence l’homosexuel.
La langue de bois de personnalités politiques ou leaders d’opinion, les sous-entendus, les railleries et moqueries sont tout autant des freins à l’acceptation dans notre société, des homosexuels.
Les déclarations, honteuses, qu’on a pu entendre lors des dernières manifestations anti mariage gay, où des hétérosexuels évoquaient des droits qu’ils allaient perdre par la légalisation du mariage pour tous, des difficultés pour adopter qui s’accroitraient pour eux, si l’adoption était ouverte aux homosexuels, etc… sont des signes que l’homophobie, en France, est encore virulente.
Il faudra longtemps encore beaucoup de courage aux homosexuels pour qu’ils se découvrent, de plus en plus nombreux, et qu’ainsi nos concitoyens puissent se rendre compte qu’ils sont comme eux, ont les mêmes problématiques, mais aussi les mêmes espoirs, qu’ils ne veulent rien leur prendre, mais souhaitent, comme eux, vivre normalement, tout simplement…
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