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mardi 15 février 2011

Otages et prisonniers.

Il y a 413 jours, deux journalistes français, Hervé GHESQUIERE et Stéphane TAPONIER ont été enlevés en Afghanistan avec leurs accompagnateurs. Les autorités françaises ont tout d’abord insinué qu’ils avaient pris des risques inconsidérés, puis appelé au silence pour faciliter leur libération. Depuis, rien ne semble bouger favorablement.
Florence CASSEZ a été jugée dans des affaires d’enlèvement, au Mexique, et reconnue coupable. Son pourvoi en cassation ayant été rejeté, la ministre des affaires étrangères, Michèle ALLIOT-MARIE puis le Président de la République Nicolas SARKOZY ont élevé le ton à l’encontre du Mexique, menaçant même d’annuler les manifestations culturelles de l’année du Mexique en France.


France, ta diplomatie fout le camp !

Autant il fallait s’insurger contre l’enlèvement de deux journalistes français qui ne faisaient que leur travail, et on ne l’a pas fait assez, autant il faut user de discrétion et de silence pour « travailler » le Mexique afin qu’il autorise Florence CASSEZ à venir exécuter sa peine en France. Et ceci ne peut se faire que dans le cadre de relations bilatérales totalement sereines entre nos deux pays.

Est-ce que la France supprime toutes les manifestations culturelles en commun avec tous les pays qui ont une justice inique et qui maintiennent en détention des personnes dont la culpabilité à été truquée ? Est-ce qu’elle a cessé tout commerce avec les nombreux pays qui bafouent les droits de l’homme ?
Ce n’est pas cette fermeté mal placée et contre-productive qui effacera les erreurs d’appréciation manifestes commises à l’égard des pouvoirs déchus de Tunis et du Caire.

La France perd de sa grandeur, et sa voix se fera de moins en moins entendre, et c’est bien dommage.

mardi 13 avril 2010

Crions leurs noms.

Hervé GHESQUIERE et Stéphane TAPONIER.

Depuis le 30 décembre dernier, ces deux journalistes travaillaient en Afghanistan pour le compte de l’émission « Pièces à conviction » de France 3.
Jusqu’à hier, on n’avait pas le droit de savoir leur nom, pour d’incompréhensibles raisons.
Que les négociations éventuelles restent secrètes, soit.
Que leurs familles soient ménagées et que tout et n’importe quoi ne soit pas diffusé sur eux, c’est très bien.
Mais il faut parler d’EUX, il faut crier leur NOM, surtout après toutes les déclarations honteuses et outrageantes qui ont été faites à leur sujet par des « autorités ».
Hervé et Stéphane ont pris des risques, en connaissance de cause. Ils en ont peut-être pris beaucoup, mais certainement pas trop. Car ils sont allés où vivent des gens, pour les voir , les écouter, les découvrir, leur donner un témoignage de notre monde.
ILS ont fait leur travail de VRAIS journalistes.
Il faut leur en rendre hommage, les soutenir, et clamer leurs noms partout, jusqu’à ce que l’écho en parvienne aux oreilles de leurs ravisseurs.