Suite aux manifestations qui se sont produites outre-mer contre la cherté des produits, des aménagements ont été apportés, et il y a deux jours a été promulguée une loi sur l’alimentation outre-mer.
Curieusement, une disposition de ce texte concerne aussi la métropole, puisqu’elle prévoit d’aligner les DLC ou dates limites de consommation des produits vendus en outre-mer sur celles des produits vendus en métropole.
Or, sur plusieurs centaines de produits frais, ces dates sont bien plus reculées au-delà des océans. Ainsi, certains yaourts sont consommables là-bas 50 jours, alors qu’ici ils sont périmés au bout de 30 jours seulement ; pour des fromages, l’écart est de plus de 30 jours, voire plus de 100 pour des fromages râpés.
Pourtant, mis à part Saint Pierre et Miquelon et les TAAF, nos territoires ultramarins connaissent généralement des températures bien supérieures à celles de nos contrées métropolitaines, ce qui ne me semble pas a priori favorable à une meilleure conservation des produits frais.
Ou alors, comme ce sont les fabricants de ces produits qui fixent la DLC sur leurs produits, ceux-ci nous font-il croire qu’un produit n’est plus bon au-delà d’une certaine date et, ainsi, nous poussent à le jeter, alors qu’il reste tout-à-fait comestible ?
Aligner les dates de l’outre-mer sur celle de métropole peut vouloir dire raccourcir les délais là-bas, pour qu’ils soient les mêmes qu’ici, mais cela n’est pas concevable.
En effet, la durée de conservation plus longue là-bas n’ayant pas d’effet négatif sur les produits, dans le climat actuel de crise du pouvoir d’achat et de chasse au gaspillage, il semble évident qu’il faille reculer les DLC sur les produits frais vendus dans nos magasins de métropole.
Ainsi ceux qui, comme je le fais déjà, consomment encore des yaourts avec une DLC dépassée de quelques jours auront remporté une petite victoire sur les tenants du consumérisme effréné.
Depuis ma fenêtre, je regarde ce qui se passe autour de moi, tout près ou très loin, et je réagis à ces faits et gestes ou événements.
ANNONCE
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jeudi 6 juin 2013
mercredi 5 juin 2013
La coupable irresponsabilité de la grande distribution.
La grande distribution tue le petit commerce, entend-on souvent dire, et de nombreux exemples corroborent cette affirmation au regard des multiples fermetures de commerces de proximité qui vivaient tant bien que mal dans les zones de chalandise des hyper et autres supermarchés qui s’ouvrent dans les entrées de nos villes.
Les acteurs de ce secteur ne manquent d’ailleurs pas de se cannibaliser, à tel point que dans certaines agglomérations les ouvertures de magasins succèdent aux fermetures émaillées, de-ci, de-là, par des changements d’enseignes mais pas de comportement.
Pour se faire bonne figure, elles laissent parfois une place à de petits artisans dans leurs centres commerciaux, mais en pratiquent des loyers très élevés et des conditions de cohabitation souvent draconiennes.
Tout récemment, dans le but de redorer leur blason, et, surtout, de jeter de la poudre aux yeux de leurs détracteurs en surfant sur la mode du « made in France », certains distributeurs ont annoncé haut et fort qu’ils allaient créer dans leurs points de vente des rayons de produits régionaux et locaux.
En même temps, ils installaient des rayons « premier prix », arguant de leur sens du social et de la solidarité partagée…..
Mais dans ces rayons hyper éco, que trouve-t-on ?
Presque uniquement des produits importés, de bas de gamme et, pour ce qui est de l’alimentaire, de composition tout ce qu’il faut pour ne pas améliorer la santé des consommateurs.
Lorsqu’on leur en parle, ils nous disent que ces produits sont réclamés par leurs clients. Ils n’ont pas entièrement tort, et on peut comprendre la ménagère qui essaie de trouver des produits à bas prix pour épargner son porte-monnaie et son pouvoir d’achat écorné.
Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que le développement de ces rayons de produits de bas de gamme et importés tue nos producteurs locaux, que les conditions d’achat imposées par les centrales d’achat incitent à produire de la mauvaise qualité, voire même à frauder.
Les grands des hyper, les Carrefour, Leclerc, Casino et autres hard-discounter devraient prendre leurs responsabilités et rémunérer à leur juste valeur leurs fournisseurs, privilégier le local, qui est aussi leur client, et éviter ainsi de coûteux frais de transport, cesser de mettre dans leurs rayons des produits sans goût et sans saveur mais regorgeant de matières grasses, de sucre, de sel ou d’huile de palme….
Le client modeste ne s’y retrouvera plus, son caddy lui coutera plus cher ou il le remplira moins, allez-vous dire.
Je vous répondrai que lorsque son usine, son atelier, ou son exploitation fermera parce que ses acheteurs se tournent vers l’étranger, il n’aura plus rien dans son porte-monnaie, et il passera devant le centre commercial sans y entrer.
Les acteurs de ce secteur ne manquent d’ailleurs pas de se cannibaliser, à tel point que dans certaines agglomérations les ouvertures de magasins succèdent aux fermetures émaillées, de-ci, de-là, par des changements d’enseignes mais pas de comportement.
Pour se faire bonne figure, elles laissent parfois une place à de petits artisans dans leurs centres commerciaux, mais en pratiquent des loyers très élevés et des conditions de cohabitation souvent draconiennes.
Tout récemment, dans le but de redorer leur blason, et, surtout, de jeter de la poudre aux yeux de leurs détracteurs en surfant sur la mode du « made in France », certains distributeurs ont annoncé haut et fort qu’ils allaient créer dans leurs points de vente des rayons de produits régionaux et locaux.
En même temps, ils installaient des rayons « premier prix », arguant de leur sens du social et de la solidarité partagée…..
Mais dans ces rayons hyper éco, que trouve-t-on ?
Presque uniquement des produits importés, de bas de gamme et, pour ce qui est de l’alimentaire, de composition tout ce qu’il faut pour ne pas améliorer la santé des consommateurs.
Lorsqu’on leur en parle, ils nous disent que ces produits sont réclamés par leurs clients. Ils n’ont pas entièrement tort, et on peut comprendre la ménagère qui essaie de trouver des produits à bas prix pour épargner son porte-monnaie et son pouvoir d’achat écorné.
Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que le développement de ces rayons de produits de bas de gamme et importés tue nos producteurs locaux, que les conditions d’achat imposées par les centrales d’achat incitent à produire de la mauvaise qualité, voire même à frauder.
Les grands des hyper, les Carrefour, Leclerc, Casino et autres hard-discounter devraient prendre leurs responsabilités et rémunérer à leur juste valeur leurs fournisseurs, privilégier le local, qui est aussi leur client, et éviter ainsi de coûteux frais de transport, cesser de mettre dans leurs rayons des produits sans goût et sans saveur mais regorgeant de matières grasses, de sucre, de sel ou d’huile de palme….
Le client modeste ne s’y retrouvera plus, son caddy lui coutera plus cher ou il le remplira moins, allez-vous dire.
Je vous répondrai que lorsque son usine, son atelier, ou son exploitation fermera parce que ses acheteurs se tournent vers l’étranger, il n’aura plus rien dans son porte-monnaie, et il passera devant le centre commercial sans y entrer.
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