ANNONCE

lundi 27 avril 2020

Jour 42 d’une autre vie. Coup de gueule à l’encontre de TF1.




A l’instar des autres chaînes, TF1 a régulièrement modifié ses programmes, comme déjà évoqué précédemment. Toutefois, la plupart des chaînes ont plutôt stabilisé leurs déprogrammations, alors que TF1, pour des visées uniquement commerciales, continue ses annulations, remplacements
…
De plus, à chaque nouvelle émission, et cela en devient horripilant, il est proposé aux téléspectateurs de gagner plusieurs milliers d’€uros en appelant un numéro surtaxé ou en envoyant un SMS (suivi d’un second…) pour répondre à une question qui n’en est pas vraiment une, tellement la réponse est évidente.
Le pompon revient à l’intermède (car on ne peut même pas l’appeler émission) « Petits plats en équilibre » présenté par Laurent MARIOTTE qui passe presque plus de temps à « vendre » ces potentiels chèques à des téléspectateurs qui vont enrichir la chaîne avec leurs appels, plutôt qu’à présenter et surtout expliquer sa recette (de cuisine). Pour jouer sur les mots, on peut dire que la meilleure recette est pour TF1 !!

Ces appels et SMS surtaxés représentent plus de 50 millions d’€uros de bénéfice par an, pour les chaînes de télévision ; sachant que chacun rapporte environ 0,50 € de bénéfice, il y aurait donc au moins 100 millions d’appels ou SMS par an, une multitude de pigeons, donc, pour quelques gagnants !!!

Les frais sont remboursables, mais il faut en faire la demande, et rien que la lecture des conditions de remboursement décourage la moindre démarche !!


C’est aussi « malhonnête » et immoral que les courriers arrivant dans nos boîtes aux lettres, nous annonçant en gros caractères que nous avons gagné un appareil électronique et, en petits caractères noyés dans un texte caché, que ce gain est potentiel, que s’il y a bien un téléviseur en jeu, il y a également une dotation, plus nombreuse, d’un porte-clé musical ou d’une autre babiole fabriquée en Asie et qui finira, rapidement, à la poubelle, avec sa pile…

Il serait bon de faire le ménage dans ces pratiques, pour un monde meilleur...






vendredi 24 avril 2020

Jour 39 d’une autre vie. Estime pour nos dirigeants.


Quitte à paraître opportuniste ou lèche-botte, je tire mon chapeau à nos dirigeants, qu’ils soient au sommet de l’État, à la tête de nos régions, départements, collectivités locales ou autres institutions. Enfin, à ceux qui sont au pouvoir, parce que les autres, ils ont la vie bien facile….

Etre au pouvoir n’est pas chose facile. Il y a des compensations, certes, pas forcément matérielles, sinon les batailles pour y arriver ne seraient pas si disputées.

Enfin, en temps normal.

Parce qu’actuellement, nombre de grandes gueules se trouvant opportunément dans l’opposition, qui tous les jours ont des idées meilleures que nos dirigeants en place, se réjouissent secrètement d’être où elles sont.

Diriger un pays dans les circonstances actuelles n’est pas une sinécure. La situation est totalement inédite, pas de repère dans le passé, et l’incertitude quant à l’avenir est quasi-totale. Si la situation est mondialement aussi délicate, avec des points de convergence, les solutions apportées sont tout de même très variées.
Plus que jamais, il faut prendre des décisions qui aillent dans le sens du bien pour les citoyens, mais parfois pratiquement contre leur gré.
Il faudra bien sortir de cette situation de confinement, mais comment, à quelle vitesse, pour qu’il y ait le moins de casse possible, et surtout pour qu’on ne soit pas obligé de faire arrière !!!

Emmanuel MACRON, Edouard PHILIPPE, Bruno LE MAIRE et bien d’autres, seront l’objet de critiques au sortir de cette crise, et ils le savent bien. Certaines de ces critiques seront sans doute justifiées, mais la plupart non. Et beaucoup de celles qui seront justifiées seront pardonnées car ils auront, en leur âme et conscience, en fonction des connaissances du moment et des moyens à leur disposition, pris les moins mauvaises mesures, si ce ne sont les meilleures.

Comme nos soignants, comme nos petites mains, ils ont droit à toute notre gratitude.




mercredi 22 avril 2020

Jour 37 d’une autre vie. Prise de conscience d’une réalité négligée.





Depuis le début du confinement, des professions sont mises en avant, et saluées tant par les politiques que par la population en général : infirmières et soignants, caissières, éboueurs, essentiellement, mais il ne faut pas oublier nombre d’autres personnes qui créent ou maintiennent du lien : personnels de secours et de police, fonctionnaires territoriaux, agriculteurs, etc.…
On parle d’une prime pour les soignants, pour d’autres personnes aussi, qui ont continué à travailler malgré la pandémie et les risques courus.
Soit.
Mais surtout, tout un chacun reconnaît que tous ces personnels ne sont pas rémunérés à la hauteur de leur contribution au bien-être de chacun.
Le challenge, pour tous nos décideurs, c’est, dès le retour d’un certain calme, d’une normalité tangible, de se pencher sur ces métiers et ceux qui les exercent, de revaloriser leur travail et évidemment leur salaire.
Bien sûr, chaque personne, de par sa place dans la chaîne, est en quelque sorte indispensable, que ce soit l’ouvrier qui fabrique des cartons d’emballage, celui qui fabrique du matériel médical, le jardinier qui s’occupe des espaces verts, l’enseignant qui s’occupe de nos enfants, le médecin qui soigne nos aînés, le coach sportif qui essaie de nous maintenir en forme, le footballeur qui par sa qualité de jeu réjouit ses supporters, etc.…
Mais les différences de reconnaissance par le salaire sont trop importantes et s’il est difficile de baisser le salaire de certains, il est indispensable d’augmenter celui d’autres catégories.
Cette pandémie est en train de mettre à mal notre économie, nos finances. Mais que ces difficultés ne soient surtout pas mises en avant pour pinailler. Certains salaires doivent être revus à la hausse de façon significative.
Tout de suite.
Avant une éventuelle seconde vague.

lundi 20 avril 2020

Jour 36 d’une autre vie. Chamboul’télé,





Depuis le début du confinement, les chaînes de télévision sont sur le pont et bouleversent leurs programmes, avec des belles choses comme des inepties.

Tout d’abord, il y a eu l’émergence de programmes culturels, voire éducatifs, notamment en direction des scolaires privés d’école. C’est une excellente chose, et cela permet aux parents de se faire remplacer par un « enseignant virtuel ».



Il y a aussi le souci de l’information. Les journaux télévisés se sont mués en « édition spéciale », ce qui n’a plus aucun sens aujourd’hui, le « spécial » étant devenu le « normal » . TF1 avait eu l’excellente idée de proposer « Sept à huit, la quotidienne » une version quotidienne de son émission dominicale présentée par Harry ROSELMACK, qui proposait des reportages, avec un suivi, mais, faute d’une audience jugée satisfaisante, elle a été remplacée au bout de trois semaines par une émission sans intérêt (qui a elle-même duré une semaine seulement),,,

Certaines séries ont dû également être déprogrammées car, venant de l’étranger, les épisodes à venir n’ont pu être doublés du fait du confinement. La méthode de diffusion a été modifiée aussi à plusieurs reprises, notamment lorsque deux épisodes inédits se succédaient ; un seul est diffusé dorénavant, afin de faire durer la série plus longtemps, ce qui a aussi l’avantage de ne pas prolonger indécemment les soirées, vu que le programme démarre souvent vers 21 heures 10 ou 15, Le même processus a été appliqué à des émissions enregistrées avant le confinement.
De nombreux films également sont proposés, du navet au chef d’oeuvre, mais il en faut pour tous les goûts.

Merci aux chaînes de télévision pour leurs efforts, même si elles auraient pu alerter les téléspectateurs des déprogrammations. Dommage aussi que subsistent encore, chez certains diffuseurs, des émissions dont le seul but est de créer des recettes en faisant téléphoner ou envoyer des SMS par le biais d’une réponse à une fausse question, en faisant miroiter des milliers d’€uros aux téléspectateurs…

dimanche 19 avril 2020

Jour 35 d’une autre vie. Qu’en restera-t-il ?





En cette période de confinement, en contrepoids des nombreux inconvénients se font jours des côtés positifs. La solidarité, les contacts plus fréquents avec les proches voisins, la moindre pollution et, pour certains, la découverte que, à deux pas de chez eux, des gens produisent d’excellentes choses.

Les circuits courts, ventes à la ferme ou autres paniers de fruits et légumes ont conquis de nouveaux adeptes, et c’est très bien. Consommation locale veut dire moindre pollution due au transport, meilleur impact sur l’économie locale, lien social renforcé. Ainsi, sont consommés des produits locaux, qui plus est, de saison, donc plus riches en goût et vitamines que les produits issus d’une agriculture industrielle et forcée.
Espérons que cette nouvelle mode ne soit pas éphémère et qu’elle devienne un nouveau mode de consommation pour ceux de nos compatriotes qui viennent de découvrir ces richesses.

Il est souhaitable aussi, naturellement, que ces solidarités naissantes, notamment intergénérationnelles, subsistent elles aussi, au-delà de cette pandémie.

Sur un plan plus macro-économique et politique, que nos industriels et politiques ne fassent plus des choix basés sur la seule rentabilité. Une production non rentable financièrement peut l’être politiquement, garantir notre indépendance et notre sécurité.

L’Europe.
Face à une Chine qui ne dit pas toute la vérité (au fait, on n’entend plus ceux qui, lorsque le coronavirus a commencé d’envahir notre pays, intimaient le gouvernement de prendre exemple sur la Chine qui avait mis en place les mesures lui permettant d’échapper à de nombreux décès…), face à des Etats-Unis mal dirigés qui ne pensent qu’à eux-mêmes au détriment de tous les autres, les dirigeants européens doivent promouvoir une vraie Europe, digne de ce nom, qui ait une réelle existence, de réels pouvoirs, une vraie puissance.

Ainsi nous aurons su profiter de cette pandémie, nous n’aurons pas fait que la subir.





samedi 18 avril 2020

Jour 33 d’une autre vie. Les vieux et les nouveaux cochons.



Je n’assimile pas les deux.

Les nouveaux cochons, je ne vais pas m’étaler sur le sujet, ce sont ceux qui, de la fenêtre de leur voiture jetaient jusqu’à présent des emballages de fast-food ou des canettes vides, et qui jettent maintenant des masques ou des gants sur les bas-côtés des routes.
Ils peuvent aussi être à pied d’ailleurs !
Ne pourrait-on assimiler ces gestes barbares à de la « mise en danger de la vie d’autrui » ?


Les vieux, maintenant, qu’est ce qu’ils sont susceptibles !!
Sous prétexte que le président MACRON a dit l’autre jour que les personnes âgées devraient éventuellement rester confinées au-delà du 11 mai, certains se sont offusqués, se sentant discriminés ! Il a fallu que l’Elysée précise que c’était un conseil, non une obligation.
Qu’ils sachent que c’est une mesure non contre eux, mais pour leur protection car ils sont, si ce n’est plus fragiles, du moins plus enclins que les plus jeunes à être plus sévèrement atteints. Là ils peuvent être contents, c’est à eux de décider s’ils sont aptes ou non à être déconfinés.
Je suis proche (en âge) de ces personnes, et je n’ai pas été choqué.
Il est vrai que nos enfants et petits-enfants nous manquent, que la solitude, n’étant pas choisie, peut peser à certains plus qu’à d’autres, mais ne perdons pas de vue que ces mesures sont celles qui, à ce jour, sont les plus à même de nous permettre, un jour prochain, possiblement, de voir à nouveau, peut-être de les serrer dans nos bras, nos chers petits !!!

vendredi 17 avril 2020

Jour 32 d’une autre vie. Covid-19, obstination déraisonnable et directives anticipées.




Depuis les lois du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Léonetti et du 2 février 2016 créant des nouveaux droits en faveur des des malades et des personnes en fin de vie, dite loi Claeys Léonetti, toute personne a le droit de préciser jusqu’à quel point on doit lui appliquer des traitements en cas de maladie grave.
Ces lois visent essentiellement à éviter les souffrances inutiles, d’une part en développant les soins palliatifs, d’autre part en renonçant à l’acharnement thérapeutique ou « obstination déraisonnable ».


Ces notions étant tout de même très largement sujettes à interprétation, comme l’a bien montré la bataille judiciaire autour de la personne de Vincent LAMBERT, et le malade n’étant pas forcément en état de manifester sa réelle volonté sur son lit d’hôpital, il est fortement recommandé de rédiger ses directives anticipées. Celles-ci seront applicables et prises en compte de façon prioritaire en cas de procédure collégiale destinée à prendre une décision quant à un éventuel arrêt des traitements ou à une mise en place d’une sédation profonde pouvant conduire au décès.



La désignation d’une personne de confiance est également très utile, car elle pourra détenir ces directives anticipées ou, si elles n’ont pas été rédigées, faire part des souhaits ou opinions émis par le malade tant qu’il était encore en état de s’exprimer.


Dans cette crise liée au coronavirus, où les personnes âgées sont touchées de façon très importante, le fait qu’il y ait des directives anticipées permet dans certains cas de décharger la conscience du personnel soignant car ces directives peuvent le guider dans l’orientation des soins à apporter au malade.


Par ailleurs, le fait de rédiger ses directives anticipées, d’en parler à son entourage, permet d’aborder le problème de la mort et, ainsi, de la dédramatiser quelque peu, de l’amadouer.
Si cette période pouvait inciter nombre de personnes, âgées ou non, malades ou non, à réfléchir à ce qu’elles voudraient ou non, à s’interroger sur la maladie, la douleur, la souffrance, à se demander jusqu’où elles seraient prêtes à supporter des traitements lourds et invasifs pour continuer à vivre, elle ne serait pas totalement vaine, et ces personnes, comme leur entourage, seraient mieux armés face à la souffrance et à la mort inéluctable.