ANNONCE

dimanche 19 avril 2020

Jour 35 d’une autre vie. Qu’en restera-t-il ?





En cette période de confinement, en contrepoids des nombreux inconvénients se font jours des côtés positifs. La solidarité, les contacts plus fréquents avec les proches voisins, la moindre pollution et, pour certains, la découverte que, à deux pas de chez eux, des gens produisent d’excellentes choses.

Les circuits courts, ventes à la ferme ou autres paniers de fruits et légumes ont conquis de nouveaux adeptes, et c’est très bien. Consommation locale veut dire moindre pollution due au transport, meilleur impact sur l’économie locale, lien social renforcé. Ainsi, sont consommés des produits locaux, qui plus est, de saison, donc plus riches en goût et vitamines que les produits issus d’une agriculture industrielle et forcée.
Espérons que cette nouvelle mode ne soit pas éphémère et qu’elle devienne un nouveau mode de consommation pour ceux de nos compatriotes qui viennent de découvrir ces richesses.

Il est souhaitable aussi, naturellement, que ces solidarités naissantes, notamment intergénérationnelles, subsistent elles aussi, au-delà de cette pandémie.

Sur un plan plus macro-économique et politique, que nos industriels et politiques ne fassent plus des choix basés sur la seule rentabilité. Une production non rentable financièrement peut l’être politiquement, garantir notre indépendance et notre sécurité.

L’Europe.
Face à une Chine qui ne dit pas toute la vérité (au fait, on n’entend plus ceux qui, lorsque le coronavirus a commencé d’envahir notre pays, intimaient le gouvernement de prendre exemple sur la Chine qui avait mis en place les mesures lui permettant d’échapper à de nombreux décès…), face à des Etats-Unis mal dirigés qui ne pensent qu’à eux-mêmes au détriment de tous les autres, les dirigeants européens doivent promouvoir une vraie Europe, digne de ce nom, qui ait une réelle existence, de réels pouvoirs, une vraie puissance.

Ainsi nous aurons su profiter de cette pandémie, nous n’aurons pas fait que la subir.





samedi 18 avril 2020

Jour 33 d’une autre vie. Les vieux et les nouveaux cochons.



Je n’assimile pas les deux.

Les nouveaux cochons, je ne vais pas m’étaler sur le sujet, ce sont ceux qui, de la fenêtre de leur voiture jetaient jusqu’à présent des emballages de fast-food ou des canettes vides, et qui jettent maintenant des masques ou des gants sur les bas-côtés des routes.
Ils peuvent aussi être à pied d’ailleurs !
Ne pourrait-on assimiler ces gestes barbares à de la « mise en danger de la vie d’autrui » ?


Les vieux, maintenant, qu’est ce qu’ils sont susceptibles !!
Sous prétexte que le président MACRON a dit l’autre jour que les personnes âgées devraient éventuellement rester confinées au-delà du 11 mai, certains se sont offusqués, se sentant discriminés ! Il a fallu que l’Elysée précise que c’était un conseil, non une obligation.
Qu’ils sachent que c’est une mesure non contre eux, mais pour leur protection car ils sont, si ce n’est plus fragiles, du moins plus enclins que les plus jeunes à être plus sévèrement atteints. Là ils peuvent être contents, c’est à eux de décider s’ils sont aptes ou non à être déconfinés.
Je suis proche (en âge) de ces personnes, et je n’ai pas été choqué.
Il est vrai que nos enfants et petits-enfants nous manquent, que la solitude, n’étant pas choisie, peut peser à certains plus qu’à d’autres, mais ne perdons pas de vue que ces mesures sont celles qui, à ce jour, sont les plus à même de nous permettre, un jour prochain, possiblement, de voir à nouveau, peut-être de les serrer dans nos bras, nos chers petits !!!

vendredi 17 avril 2020

Jour 32 d’une autre vie. Covid-19, obstination déraisonnable et directives anticipées.




Depuis les lois du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Léonetti et du 2 février 2016 créant des nouveaux droits en faveur des des malades et des personnes en fin de vie, dite loi Claeys Léonetti, toute personne a le droit de préciser jusqu’à quel point on doit lui appliquer des traitements en cas de maladie grave.
Ces lois visent essentiellement à éviter les souffrances inutiles, d’une part en développant les soins palliatifs, d’autre part en renonçant à l’acharnement thérapeutique ou « obstination déraisonnable ».


Ces notions étant tout de même très largement sujettes à interprétation, comme l’a bien montré la bataille judiciaire autour de la personne de Vincent LAMBERT, et le malade n’étant pas forcément en état de manifester sa réelle volonté sur son lit d’hôpital, il est fortement recommandé de rédiger ses directives anticipées. Celles-ci seront applicables et prises en compte de façon prioritaire en cas de procédure collégiale destinée à prendre une décision quant à un éventuel arrêt des traitements ou à une mise en place d’une sédation profonde pouvant conduire au décès.



La désignation d’une personne de confiance est également très utile, car elle pourra détenir ces directives anticipées ou, si elles n’ont pas été rédigées, faire part des souhaits ou opinions émis par le malade tant qu’il était encore en état de s’exprimer.


Dans cette crise liée au coronavirus, où les personnes âgées sont touchées de façon très importante, le fait qu’il y ait des directives anticipées permet dans certains cas de décharger la conscience du personnel soignant car ces directives peuvent le guider dans l’orientation des soins à apporter au malade.


Par ailleurs, le fait de rédiger ses directives anticipées, d’en parler à son entourage, permet d’aborder le problème de la mort et, ainsi, de la dédramatiser quelque peu, de l’amadouer.
Si cette période pouvait inciter nombre de personnes, âgées ou non, malades ou non, à réfléchir à ce qu’elles voudraient ou non, à s’interroger sur la maladie, la douleur, la souffrance, à se demander jusqu’où elles seraient prêtes à supporter des traitements lourds et invasifs pour continuer à vivre, elle ne serait pas totalement vaine, et ces personnes, comme leur entourage, seraient mieux armés face à la souffrance et à la mort inéluctable.



jeudi 16 avril 2020

Jour 31 d’une autre vie.Heureusement que nous n’avons pas ce président !





Je veux bien évidemment parler de Donald TRUMP.
Elu grâce à son argent et non son intelligence, vainqueur d’une élection où les démocrates n’avaient pas un candidat et une dynamique leur permettant de gagner, il a totalement dévalorisé sa fonction.



Menteur invétéré sans vergogne, il a su rassembler derrière lui nombre d’Américains comme hypnotisés par ses diatribes et discours sans fond.
L’organisation des Etats-Unis permet aussi que le pays ne souffre pas trop de l’incompétence de son président car sur un plan pratique il ne décide pas de grand chose, chaque Etat étant dirigé par un gouverneur qui a de larges compétences. C’est surtout sur le plan diplomatique que TRUMP peut exercer son influence, aussi mauvaise soit-elle.

Il a malgré tout rendu un peu de leur fierté à ces Américains, par ses rodomontades pro-armement, nationalistes, protectionnistes et isolationnistes.
Et il est malin.
Il réussit à faire endosser ses échecs à d’autres, et parle et tweete tellement que ses paroles ne sont prises au sérieux que sur le moment, et oubliées deux jours après.
N’a-t-il pas dit en février ou mars que début avril le coronavirus serait du passé ? Il y a tellement cru qu’il a négligé longtemps toute mesure de protection. Maintenant que les conséquences de cette attitude se font sentir et touchent de nombreux Américains, il en rejette la responsabilité sur l’OMS et en suspend le financement. Que l’action de l’OMS soit critiquable, c’est possible, mais attendons la fin de la crise pour l’évaluer, la juger et en tirer les conséquences.

Nous allons arriver au terme de son mandat de quatre ans, dans quelques mois, mais échapperons nous à un second mandat ? Rien n’est moins sûr !!!

mercredi 15 avril 2020

Jour 30 d’une autre vie. Triste anniversaire.


Il y a un an, Notre Dame de Paris, joyau mondial de l’architecture et de la chrétienté, était dévastée par un incendie. La stupeur et la consternation ont réuni à ses pieds une population sidérée qui a assisté à cette catastrophe, puis des gens du monde entier, croyants ou non, qui ont par leur obole voulu participer à la reconstruction de cette merveille.
Photo Philippe LOPEZ



Photo Geoffroy van Der Hasselt


Aujourd’hui, une autre catastrophe a mis en veille les travaux qui avaient été entrepris pour, dans un premier temps, consolider l’édifice avant de le faire renaître de ses cendres.
En même temps, cette mise en perspective doit être source d’espoir.
De multiples reportages, en cet anniversaire, nous font (re)découvrir les secrets et merveilles de Notre Dame, que nous n’aurions peut-être jamais vus sans cet incendie, et nous rappellent pourquoi Notre Dame est une merveille et un chef d’oeuvre.
Surtout, alors qu’il y a un an Notre Dame vacillait, et qu’on redoutait son effondrement total, Notre Dame a tenu, Notre Dame a survécu, et de nombreux ouvriers, plutôt des artistes d’ailleurs, ont commencé de se pencher sur elle pour la reconstruire.

C’est tout un symbole. Ce qui semble anéanti peut être relevé au moyen d’un élan de coopération, par une union de forces multiples et variées.
De la même façon, l’union et la force, la foi et l’espoir, peuvent nous aider à vaincre ce virus qui sème la douleur et la souffrance.

Photo Christophe PETIT TESSON


mardi 14 avril 2020

Jour 29 d’une autre vie. Du temps, de la bienveillance et de la confiance.


Après l’intervention télévisée hier soir du président Emmanuel MACRON, voici ce que je réclame instamment aux journalistes et personnels politiques : du temps, de la bienveillance et de la confiance.

Emmanuel MACRON a-t-il à peine dit qu’il prévoyait la fin du confinement le 11 mai prochain que les questions précises ont été posées : qui, comment, quoi….
Toute la journée d’aujourd’hui, le ministre de l’Education, Jean Michel BLANQUER, entre autres, a été harcelé par le même style de questions.
Il avait beau répéter que la date du 11 mai était un objectif, qui pouvait donc être repoussé si les conditions sanitaires n’étaient pas celles attendues aujourd’hui, que la reprise des cours se ferait progressivement, que ce ne serait pas comme avant, mais on ne lui laissait même pas le temps de donner sa réponse qu’on lui posait déjà une autre question. A croire que les journalistes veulent à tout prix poser des questions, ne s’intéressent que vaguement à la réponse, et cherchent immédiatement à reposer une nouvelle question, voir à mettre en difficulté la personne interviewée.

Il est prévu que le confinement se termine, graduellement, progressivement, de façon éventuellement différenciée en fonction des régions à partir du 11 mai, soit dans environ un mois.

Il reste donc un mois pour le préparer. Il est évident, eu égard au caractère inédit de la situation, compte tenu également de son évolutivité, que tous les détails ne sont pas encore fixés, et c’est heureux ainsi. Les pays voisins, qui sont tous dans un processus de fin de confinement, mais pas dans la même temporalité, nous seront également d’un grand secours, leur façon de faire et l’évolution de la situation chez eux devant être observés et analysés par nous.


Alors, chers journalistes, laissez nos responsables travailler sans les harceler toujours des mêmes questions.

Alors, chers décideurs, prenez votre part dans ce processus, apportez y votre contribution, vos commentaires, mais cessez de réclamer l’impossible et laissez un peu de côté votre dogmatisme. Posez-vous parfois la question, et surtout répondez-y honnêtement : « que ferais-je si c’était à moi de décider ? »

Nous avons tous hâte de retrouver rapidement une vie plus proche de la normale, nous voulons recouvrer notre liberté et notre joie de vivre.
Pas vous ?



lundi 13 avril 2020

Jour 28 d’une autre vie. Dans l’attente de la voix présidentielle.


Plus de 112 000 personnes sont mortes des causes du coronavirus depuis son arrivée en Chine en décembre dernier. Morts officiellement recensées. Combien ne sont pas comptabilisées, combien seulement ne lui sont pas même attribuées ? On va tout droit vers le million de morts, le chiffre définitif ne sera estimé que quelques mois après la fin des ravages de ce virus mortifère.
Rappelons que la grippe dite espagnole avait fait entre 20 et 100 millions de morts après la fin de la première guerre mondiale, à une époque où la population mondiale était bien inférieure à celle d’aujourd’hui, et où les déplacements de population étaient bien moindres et bien plus lents qu’en 2020.
Mais aussi à une époque où les chercheurs étaient beaucoup moins nombreux et moins bien outillés. Gardons espoir tout en restant lucides et surtout prudents.

Le sujet de prédilection des politiques et journalistes, depuis deux jours, est la teneur du discours que tiendra le président MACRON ce soir. L’information en continu exige d’eux qu’ils parlent pour ne rien dire et glosent et supputent… Qu’ils attendent d’entendre le président et qu’ensuite ils commentent, intelligemment, voici ce qu’on attend d’eux. Bâtir des discours plus ou moins alarmistes, anxiogènes, sur des rumeurs et bruits de couloir ne sert strictement à rien.