ANNONCE

jeudi 13 juin 2019

Trois infos importantes de ce jour.

Dans l’ordre croissant d’importance :

Marine LE PEN a rayé son pari de former le premier groupe au Parlement européen nouvellement élu. Le groupe dont feront partie les eurodéputés du Rassemblement National ne sera que le cinquième en importance de l’effectif. Qui plus est, les élus italiens étant plus nombreux que les Français dans cette mouvance, la présidence du groupe devrait échoir à l’Italie.
Ce n’est pas parce qu’on arrive (de justesse) en tête d’une élection qu’on devient automatiquement la reine, Madame Le Pen, et même si les circonstances vous font de temps à autre entrevoir l’entrée de l’Elysée, les Français ne sont pas prêts de vous en donner les clés…

La Conférence des Evêques de France reçoit aujourd’hui une délégation d’enfants de prêtres. Ces personnes demandent de la reconnaissance, une plus grande mansuétude de l’Église, une aide pour les prêtres qui quittent leur état pour retourner à l’état laïc et s’occuper de leurs enfants.
Moi je me contente de rappeler l’Église que la miséricorde, au même titre que l’amour, est un de ses piliers.

Nicole BELLOUBET, ministre de la Justice, voudrait créer un seuil d’irresponsabilité pénale à 13 ans. Ce qui signifie qu’un enfant de moins de 13 ans ne pourrait être poursuivi devant les tribunaux, même par un juge des enfants.
Ceci n’empêcherait pas des mesures de type pédagogique.
A ceux qui crient, je dis : calmez-vous et regardez vos enfants…
A treize ans, ils sont plus intelligents que ne l’étaient leurs aînés, mais, dans la majorité des cas, plus immatures aussi. Vos enfants, vous en avez fait des assistés !! Ils savent surfer sur internet, y compris sur des sites non autorisés pour leur âge, ils ont des connaissances (partiales et imparfaites) dans mle domaine sexuel, que vous n’aviez certainement pas à leur âge, mais ils ne savent plus trop, entre mondes réel et virtuel, faire la part des choses entre le bien et le mal, le légal et le non-légal..Forcément, avec l’exemple de leurs aînés, c’est difficile…
Ne jugeons plus les enfants de moins de 13 ans, jugeons leurs parents !!!

mercredi 12 juin 2019

Central Park, de Guillaume MUSSO

Je n’avais lu qu’un livre de Guillaume MUSSO, mais ne m’en rappelait plus vraiment. J’ai eu envie de renouer avec ce phénomène de l’édition en lisant « Central Park », publié en 2014.

Tout au long de la lecture, on se dit que le scénario est impossible, tout semble irréel, et pourtant...on est happé par le récit, embarqué dans une folle aventure et on a du mal à lâcher le livre pour assumer les tâches basiques que nous réclame la vraie vie.
Les événements et révélations qui se succèdent sont autant de surprises et de bouleversements, malgré tout largement surpassés par les cinq derniers chapitres, qui sont la clé de tout le récit.
Quand on referme le livre, on comprend pourquoi son auteur est un phénomène, et on n’a qu’une hâte, lire un autre de ses ouvrages.

dimanche 26 mai 2019

Elections européennes, premières réactions..

A l’heure de ces lignes, le Rassemblement National serait en tête avec 24 %, suivi de la liste de la République en Marche avec 22,5 %, puis de la liste Europe Ecologie avec 12,5 %, les républicains avec 8,5 %, la France insoumise avec 6,5 % et la liste apparentée socialiste avec 6,5 , toutes les autres listes recueillent moins de 5 % des voix.
Phénomène intéressant, déjouant tous les pronostics : une participation supérieure à 50 %, ce qui prouve que les Français s’intéressent encore à la chose publique.
Bien évidemment, le rassemblement National est satisfait, et il a raison de l’être, même si son score n’est ni inattendu, ni exceptionnel puisqu’il avait obtenu 24,86 % en 2014.
Le score de la liste menée par Nathalie LOISEAU au titre de la République en Marche obtient un bon score eu égard à tous les handicaps qu’elle avait à surmonter :
  • réceptacle de la défiance envers le Président de la République
  • tête de liste manquant d’enthousiasme, d’entrain, pas communicante ni commerciale
  • campagne médiocre…
Par ailleurs, si on voit dans quelles conditions Emmanuel MACRON a été élu il y a deux ans, on ne peut pas dire que son électorat s’est étiolé.

Une autre bonne nouvelle est le résultat de la liste Europe Ecologie les Verts et, plus généralement, de cette mouvance dans l’ensemble de l’Union.

Ce qui est frappant dans les commentaires des chefs de partis ou de leurs séides (hormis les trois arrivés en tête), tous déçus de leur score, est qu’ils rendent le Président MACRON responsable de leur échec.
Alors que les Républicains auraient fait un meilleur score si leur chef de parti n’était pas Laurent WAUQUIEZ.
Alors que la France Insoumise aurait fait un meilleur score si son chef de parti n’était pas Jean Luc MELENCHON.
Alors que les socialistes et affiliés auraient fait un meilleur score s’ils avaient mis sur pied une liste mobilisatrice et soutenue par tous leurs adhérents et sympathisants.

Les trois premiers peuvent être satisfaits.
Tous les autres doivent mener une introspection et analyser les causes de LEUR échec sans les chercher à l’extérieur !!!

mardi 21 mai 2019

Moi qui croyais que mes parents m’aimaient.…

Oui, je croyais que mes parents m’aimaient.

En fait, je pense qu’ils m’aiment, mais ils m’aiment pour eux, pas pour moi. Ils m’ont fait, m’ont élevé, ont été fiers de moi, parfois, et ils veulent me garder, me garder pour eux. Car pour eux, si je partais, ce serait réduire à néant une partie de ce qu’ils ont fait, une part de leur vie.

Mais ce que je voudrais, c’est qu’ils se rendent compte que je suis déjà parti.

Certes, je suis là encore, du moins mon corps, sur ce lit d’hôpital. Une partie de mon corps, plutôt de ses fonctionnalités. Je ne bande même plus, papa, tu te rends compte !!
Je n’éprouve plus rien : plus de plaisir sensoriel, plus de joie, plus de peine non plus, remarque.
Je ne vois plus rien, si ce n’est des variations de lumière.
Je n’entends que des bruits de machine et un bruit de fond qui varie mais dont je ne saisis rien.
Je n’ai pas mal, non, mais je ne me sens pas bien non plus.
En fait, ma vie ne me sert plus à rien et, comme je suis un peu égoïste, je voudrais qu’elle s’arrête là. Qu’on cesse de m’examiner, de toucher mon corps qui ne ressent plus rien, de me contraindre à rester respirant sans aucun espoir de rétablissement.

Mais finalement, est-ce si égoïste que ça ? Je ne suis plus rien même si je ne suis pas encore parti, alors ne faut-il pas que je parte vraiment pour ne plus être un poids, une souffrance, pour ceux qui m’ont aimé quand j’étais totalement moi ? Mon départ définitif me permettrait de les libérer, de les rendre à leur vie, bien réelle celle-ci, de leur permettre de se reconstruire.

Oui, maman et papa, si vous m’aimez vraiment, n’écoutez pas ceux qui vous parlent de choses qu’ils ne connaissent pas, ceux qui ne pensent qu’à travers et pour eux, mais laissez moi partir enfin…
Votre fils...


jeudi 18 avril 2019

La suppression de l’ENA…., jeu de dupes.

Lundi 15 avril, le Président Emmanuel MACRON devait annoncer les premières mesures suite au grand débat qui avait été initié au plus fort du mouvement des Gilets Jaunes. L’incendie de la cathédrale Notre Dame l’a contraint à repousser cette annonce, qui n’est toujours pas intervenue. Néanmoins, des mesures présentées comme certaines ont fuité dans la presse. Parmi celles-ci, la suppression de l’Ecole Nationale d’Administration.
C’est un jeu de dupes, et fort heureusement.

C’est un jeu de dupes car si un décret va mettre fin à l’existence de l’ENA telle que nous la connaissons, elle sera rapidement remplacé par une nouvelle structure. Celle-ci, certainement, fonctionnera différemment, mais le principe d’une formation spécifique pour les membres de la Haute Administration existera toujours. Et, quoi qu’on fasse, elle comptera toujours plus d’élèves issus de la bourgeoisie et haute bourgeoisie que du menu peuple. Ce phénomène n’est pas dû à l’ENA, il est dû aux échelons inférieurs : la famille, l’éducation, que ce soit en primaire, au collège ou au lycée. Vous prenez un élève méritant et volontaire d’une famille d’ouvriers, lui permettez de faire ses études dans de bons établissements, il pourra intégrer l’ENA ; vous prenez un fils de bourgeois, de haut cadre ou de noble, le formez dans certains de nos collèges et lycées, et il sera incapable de réussir el concours d’entrée à l’ENA. 

Mais les Gilets Jaunes voulaient la suppression de l’ENA, ils l’auront.

Une formation de qualité sera dispensée à nos futurs hauts fonctionnaires par un autre moyen.
Si tans d’anciens élèves de l’ENA peuplent les états-majors de grande entreprises, c’est un peu grâce à leur réseau, à leur carnet d’adresses, mais c’est aussi grâce à la qualité et à l’efficience de leur formation.




mardi 16 avril 2019

Critique des journaux télévisés, de l’info en continu et des réseaux sociaux.


La véritable catastrophe qui a ravagé la notre cathédrale Notre Dame de Paris a mis une fois encore en lumière les travers de nos journaux télévisés et autres chaînes d’information en continu.
Le but ne semble plus d’informer, mais de tenir l’antenne le plus longtemps possible. D’où une multi-diffusion de quelques minutes d’images, des plans en direct sans intérêt, des commentaires insanes quand ils ne sont pas erronés, des questions évidentes, quand elles ne sont pas bêtes ou idiotes, posées à des quidams présents su place, auprès desquels on s’était déjà assuré auparavant de leur réponse….
Ce qui est désolant, c’est que le téléspectateur s’estime ensuite suffisamment informé et ne va plus chercher de compléments dans les journaux papier qui, eux, traitent avec du recul ces mêmes informations, sans avoir les travers de l’immédiateté. Remarquons au passage que les sites internet de ces mêmes journaux n’hésitent pas, parfois, d’ aguicher le chaland avec des titres sensationnalistes.
Un homme de radio, Brice COUTURIER, résume bien la situation :

« Les médias numériques...permettent de court-circuiter les médias classiques. La presse imprimée exige le développement logique des arguments, le respect des faits, la cohérence intellectuelle. Les réseaux sociaux s’en moquent. Ils encouragent la polarisation (j’aime ou je déteste), l’irrespect des formes et la violence verbale . Au règne du structuré et du construit ils opposent leurs phénomènes de coalescence instantanés, mais fugaces. Et c’est beaucoup à cause de leur montée en puissance que nous affrontons l’une des pires crises que la démocratie a connues. »

Accro à l’information facile disponible sur internet, le citoyen lambda va compléter sa culture sur les réseaux sociaux, sans avoir, parfois, la capacité de juger l’information qu’il lit et d’en estimer la qualité, la justesse, la véracité.

D’ailleurs, ces multiples sites soit-disant d’information générale font déjà un tri et ne présentent que certaines d’entre elles. Olivier PEROU, dans un récent article du Point (21/02/2019) le dit très bien :

« C’est l’effet d’enfermement algorithmique. Au fur et à mesure que vous likez et partagez sur votre fil d’actualité, l’algorithme ne vous propose que des contenus confirmant vos opinions de départ et vous n’avez plus accès au contradictoire ».

Tout le monde n’est pas préparé de la même façon à absorber toutes ces informations qui nous sont assénées par internet, les journaux télévisés, les infos en continu, d’où certaines mauvaises compréhensions, qui se muent en mauvaises interprétations, puis en fausses informations...Il faudrait mieux expliciter toutes ces informations, et, heureusement, de temps à autre, y compris à la télévision, des personnes mettent en avant de fausses informations et en démontent le mécanisme, appliquant ce que demandait déjà Victor HUGO en 1878 :

« La lumière ! La lumière toujours ! La lumière partout,,,Ne laissez pas dans l’intelligence humaine de ces coins ténébreux où peut se blottir la superstition, où peut se cacher l’erreur, où peut s’embusquer le mensonge. L’ignorance est un crépuscule ; le mal y rôde...Songez surtout à l’éclairage des esprits » (cité par Olivier PEROU).

lundi 8 avril 2019

Vin


Certains jours, l’ambiance est morose ; on est mélancolique, fatigué, un tant soit peu découragé. Ce n’est pas la catastrophe, mais l’enthousiasme a disparu. On est découragé, on ne voit pas l’issue de ses problèmes, on est seul ou, du moins, on se sent seul. On ne veut pas embêter les autres avec nos problèmes, avec notre mal-être...Que faire…

Je descends dans ma cave, déniche une bonne bouteille de vin, plutôt rouge, car seuls les rouges ont vraiment une âme, je la prends en main, la bichonne, l’essuie, la débouche et hume son parfum.
Puis je vais à la salle de bain, me déshabille et mets mon corps nu sous une douche réconfortante qui, en même temps, lave ce corps de toutes les souillures, réelles ou imaginaires, de la journée.

Nu dans mon peignoir, je prends un verre de cristal fin, y verse le nectar de ma bouteille.
Je regarde ce vin, sa couleur, sa texture, je le fais bouger dans mon verre et en admire ses cuisses.
Et je le sens.Doucement, intensément, et je me nourris de son parfum enivrant et mystérieux.
Je lève le verre, sans le quitter du regard, y trempe délicatement mes lèvres et en vole une gorgée que je fais tourner dans mon palais en même temps que j’examine, à nouveau, sa texture et sa couleur.
Je prends une gorgée, que j’avale et dont je suis le cheminement tout au long de mon œsophage.
Il n’y a plus là que moi, mon vin et mes sensations.
Je rapproche le verre de mon visage et, respirant le vin, j’en reprends une gorgée et savoure ce breuvage pourpre, envoûtant et chaleureux.
L’odeur, le goût, la couleur, me subjuguent et m’entraînent dans un monde de quiétude, de bien-être et je suis ailleurs, loin de mes soucis, de mes ennuis, seul avec la nature, avec la beauté, avec ce qui est bon.