ANNONCE

dimanche 10 mai 2020

Jour 55 d’une autre vie. Dernier jour de confinement et questions autour de l’école et du déconfinement.




On y est presque ; une journée, une nuit, et nous serons déconfinés.
La folle allégresse, la liesse envisagées au départ laisseront place à un certain contentement mâtiné de doute et de questionnements.

Quand j’entends tous ces rabat-joie qui crient au loup sur toutes les ondes, je conçois que la sérénité ne soit pas au rendez-vous. La vie serait certainement plus facile avec de la confiance, de l’optimisme, du civisme et du respect.

Quand on se promène maintenant, il n’est pas rare de tomber sur des gants ou des masques usagés abandonnés au bord des routes et chemins. C’est d’un incivisme total et coupable.

Quand on apprend que plusieurs enseignants viennent d’être contaminés dans un collège à l’occasion de la préparation de la rentrée, on se demande s’ils ont vraiment respecté les gestes barrière, ou s’ils veulent encore plus semer le doute.

Question aux parents qui hésitent à renvoyer leurs enfants à l’école : les laisserez-vous sortir, revoir leurs copains, jouer dans les parcs et jardins ? Si oui, croyez-vous vraiment qu’ils y courent moins de risques qu’à l’école ? Ou alors préférez-vous les isoler encore quelques semaines ou mois ?

Il faut que les enfants retrouvent au plus vite une vie plus normale, comme les adultes d’ailleurs. Habituons-nous simplement à prendre nos précautions en matière de distanciation et d’hygiène et tout ira le mieux possible. Comme pour toutes les maladies, il y aura toujours des personnes atteintes, d’autres non. Faisons en sorte qu’il y ait le moins possible de malades, qu’ils ne soient pas trop gravement atteints et qu’ils ne disséminent pas le virus.
N’ajoutons pas des pathologies psychologiques aux pathologies virales.

Bon déconfinement à tous, bon retour dans une vie plus normale.





jeudi 7 mai 2020

Jour 52 d’une autre vie. Faut-il bannir les JT ?


Autant le dire tout de suite, je ne supporte plus du tout Gilles BOULEAU, sur TF1, et d’autres présentateurs de journaux télévisés, dans une moindre mesure tout de même, m’exaspèrent.
Alors que le déconfinement est en marche, on devrait retrouver un peu d’optimisme je pense.

Mais, alors que tout au long de la semaine passée, ils nous ont bassiné à longueur de JT avec les écoles censées ouvrir mais pas prêtes, les journalistes en arpentant les couloirs bras écartés pour en mesurer la largeur et autres niaiseries, ils nous parlent maintenant de reconfinement. Lors de leurs interviews, pour peu que leur interlocuteur donne une opinion positive, ils le coupent pour lui poser une question dont on se contrefiche, mais où ils évoquent systématiquement le pire !
Messieurs les journalistes, sans faire preuve d’un optimisme béat, POSITIVEZ !!

Les mauvais côtés de cette pandémie, nous les vivons tous les jours. C’est bien de nous montrer que nous ne sommes pas seuls dans cette galère, mais, de grâce, montrez-nous aussi des choses positives !

Certains autre pays, dont la situation est objectivement plus critique que la nôtre s’en sortent mieux que nous car ils sont plus optimistes, car ils espèrent, car ils ne refusent pas bêtement la confiance à leurs dirigeants, car ils regardent devant eux, vers cette lueur d’espoir, sans se demander sans cesse pourquoi cette lueur n’est pas plus vive, moins terne, plus rose ou plus bleue…

Allons de l’avant, bon sang !



mercredi 6 mai 2020

Jour 51 d’une autre vie. Que ferons-nous le 11 mai finalement ?


La question se pose.
Au début du confinement, lorsque nos relations avec nos parents, amis, proches se sont brutalement interrompues, nous nous sommes tous dit que, le jour du déconfinement venu, on ferait une belle fête avec eux, pour arroser ces retrouvailles.

Finalement, pas vraiment…

Serons-nous réellement déconfinés le 11 mai ? Peut-être, mais certainement pas tous, selon les régions…
Et il y aura toutes ces précautions à prendre, la distanciation sociale, les masques, les contacts rapprochés à proscrire…
Et il faudra aller chez le coiffeur, à la déchetterie, faire des courses, mais c’est long, car il faut souvent faire la queue, et tout n’est pas disponible…

La fête ne sera pas telle qu’on la prévoyait il y a près de deux mois. Ce ne sera pas une fête à proprement parler, mais ce sera tout de même un moment de retrouvailles.
On se verra en vrai, on se parlera en vrai, sans écran entre nous.
On sera content de se revoir, on verra comme on a changé, on trinquera, on parlera de l’ancien temps.
On sera content d’en avoir réchappé, mais on se demandera tout de même combien de temps cela va encore durer…
Mais, bon, une étape sera franchie.
Ne nous laissons pas trop aller, afin de ne pas avoir à subir un reconfinement.

mardi 5 mai 2020

Jour 50 d’une autre vie. Le psychodrame de la réouverture des écoles.




Le projet de déconfinement comprend la réouverture de certaines écoles, notamment maternelles et primaires à compter du 11 mai prochain.
Plus cette date approche, plus c’est le psychodrame: parents, élus, enseignants, journalistes n’arrêtent pas de soulever des questions, parfois légitimes, parfois tirées par les cheveux.

Ayez un peu de courage !

Si le gouvernement estime que les conditions le permettent, ouvrons les écoles !
Que les directeurs interrogent déjà les parents sur leurs intentions : peut-être n’y aura-t-il que 50 % de l’effectif, et alors la distanciation sociale sera plus aisée à mettre en œuvre !


Et comment sera la situation en septembre ? Elle ne sera pas comme avant, il faudra donc prendre des mesures spécifiques, et un test réel, la semaine prochaine, avec un effectif partiel, sera un excellent entraînement pour le futur.

Elus, responsables, directeurs, en choisissant ou acceptant vos responsabilités, vous deviez savoir qu’un jour ou l’autre vous pouviez avoir à prendre vos responsabilités. Ce jour est venu. En connaissance de cause, en prenant les mesures nécessaires, agissez !


Ce n’est certes pas facile.
Mais il est trop facile de dire, immédiatement : « je ne peux pas. »


Le Français malheureusement a l’habitude de ne pas faire confiance à ses dirigeants, à douter. Rappelez-vous le PACS, le prélèvement à la source . La mise en place en a été difficile, tellement les contestations étaient nombreuses.
Qui, aujourd’hui, les remettrait en cause ?
Alors faites confiance aux autorités.
Cessez de douter de tout.
Allons-y !

lundi 4 mai 2020

Jour 49 d’une autre vie. A sa place, je n’aurais rien dit!




La société VINCI, à qui nous payons régulièrement des places de parking ou des péages d’autoroutes, qui vit essentiellement de fonds publics par le biais des chantiers de travaux publics, vient de décider de réduire le dividende versé à ses actionnaires au titre de l’exercice 2019, qui passe de 3,05 € à 2,04 €uros.
Cette baisse est compréhensible vu que cette société dépend beaucoup des subsides publics, mais je pense aussi aux petits actionnaires qui, par cette mesure sont autant lésés que les gros actionnaires et sociétés d’investissement.
Les membres du Conseil d’Administration de Vinci, qui perçoivent au minimum 25 000 €uros par an participent-ils à cet effort ?


Là où je suis choqué, c’est que le président, Monsieur Xavier HUILLARD, « a fait part de son intention de renoncer pendant une période de deux mois à l’équivalent de 25 % de la rémunération qui lui sera versée en 2020 ».


25 % du sixième d’une rémunération qui se situe entre 1 200 000 €uros (fixe minimum garanti) et environ 6 240 000 €uros, c’est une honte. Je me serais tu à sa place et aurait laissé cette initiative secrète !
Pour le moins, il aurait pu le faire sur l’année, non sur 2 mois seulement, car croit-il que cette crise ne durera que deux mois ?


Je m’énerve contre lui, car c’est son cas qui m’est venu à l’oreille aujourd’hui, mais je pense la même chose de tous ses semblables.
Que pensent ses employés ? Eux qui, pour la plupart, font cadeau, sans le savoir, tous les mois, toute leur carrière, de l’augmentation qu’ils seraient en droit de percevoir pour seulement être rémunérés dignement pour certains ?


Oui la fonction de PDG est difficile et mérite d’être rémunérée à sa juste valeur, mais il en est de même pour tous les salariés !


Que serait le PDG seul ? Sans ses salariés, même les plus humbles ?


Alors, quand on me parle d’un tel effort, j’ai envie de pleurer...









samedi 2 mai 2020

Jour 47 d’une autre vie. Libres, jusqu’à quel point ?





S’il est une institution qui souffle un peu, oubliée qu’elle est par ses détracteurs, c’est bien Enédis car son compteur Linky, habituellement traité de liberticide, n’occupe plus le devant de la scène.

En effet, après des tergiversations sur une application pour smartphone « Stop-Covid », outil de traçage numérique des malades du Covid-19, qui ne verra certainement pas le jour, il est question maintenant de mettre en place deux fichiers ; le premier nommé « Sidep » recenserait les personnes testées positives au Covid-19, le second, « Contact-covid » contiendrait les coordonnées des personnes ayant été en contact avec un malade, et serait mis à disposition des brigades chargées de contacter ces personnes afin de les dépister.


De ce fait, nombre de personnes, déjà s’inquiètent de l’atteinte aux libertés publiques, du non-respect du secret médical, du fichage et autres gros mots.
Et ces bataillons de défenseurs des libertés ne vont cesser de se renforcer.
Le Français, moi y compris, chérit la liberté.


Mais jusqu’à quel point doit-on sacrifier à la liberté ?



Une chose est de proclamer : « mieux vaut être libre et mort que vivant et opprimé », une autre de rejeter une mesure qui peut être de santé publique au motif qu’elle risque, éventuellement, avec beaucoup de malchance, de nous priver d’une miette de liberté.
Et ceux qui crient au liberticide sont-ils conscients que dès qu’ils touchent un smartphone ou un ordinateur ils sont pistés ? Que l’utilisation de leur carte bancaire, de leur voiture...laisse des traces ? Que les réseaux sociaux, et pour des motifs bien moins avouables, restreignent davantage leurs libertés que ces fichiers ?
Qu’ils y réfléchissent un peu !



vendredi 1 mai 2020

Jour 46 d’une autre vie. Fête du travail confinée, football déconfi.




Drôle de fête du travail, tant de gens ne travaillent plus…
Et les manifestations sont interdites ; personne d’ailleurs n’aurait songé à en organiser une. Nombre de voix pourtant, sur un ton parfois menaçant, préviennent le gouvernement que la France déconfinée devra compter à nouveau avec les pétitions, protestations, manifestations et autres mouvements divers, d’autant plus que la précarité aura gagné du terrain et que les changements à venir seront déstabilisants et qu’il faudra abandonner les réformes (retraite, indemnisation du chômage) qui étaient en cours.

Nombre de symboles ont ainsi été balayés par le coronavirus : Pâques, le 1er mai, les cérémonies du 8 mai, dans quelques jours...Pourvu que la sortie de ce confinement puisse se faire, comme prévu, à partir du 11 mai prochain, et sans trop de dommage…
Le temps commence à paraître long, d’autant plus que la météo est devenue très pluvieuse ces derniers jours, ce qui pèse sur le moral et rend bien plus pénibles les files d’attente aux portes des magasins.
Même les journaux télévisés n’ont plus aucun intérêt. Quelle que soit la chaîne, on a droit à un sujet sur la pénurie de masques ou de tests, et un sujet sur une profession sinistrée ; tous les métiers du tourisme y sont passés,,,
Sans parler des éternelles discussions au sujet de la réouverture des écoles, où tant de personnes non correctement informées donnent un avis tranché mais infondé, où l’on entend tout et son contraire..

Sur un autre plan la planète foot est en ébullition. Suite aux déclarations du Premier Ministre Edouard PHILIPPE il a été décidé par les instances compétentes que les championnats étaient arrêtés ; un classement final a donc été établi, tenant compte notamment du fait que toutes les équipes n’avaient pas joué le même nombre de matchs.
De ce fait le club lyonnais se trouve en 5ème position, et donc non éligible aux compétitions européennes, sources de rentrées financières importantes. Le président de l’OL, Jean Michel AULAS menace d’engager de multiples procédures pour obtenir, sinon des dommages et intérêts, du moins des dédommagements substantiels. Il est vrai en même temps que son stade des Lumières ne peut par ailleurs pas être loué pour des concerts ou autres manifestations, et qu’il n’est toujours pas parvenu à un accord avec ses joueurs pour une réduction de leur salaire durant le confinement. Il ne serait pas illogique que les joueurs gagnant entre 50 000 et 100 000 €uros par mois s’assoient sur un quart de leur rémunération, et ceux gagnant plus de 100 000 €uros mensuels sur la moitié, pour les mois de mars à août. Ce ne serait pas un effort surhumain de leur part, et ce pourrait même être préconisé par les fédérations. De toutes façons, il est patent que les clubs de football, et pas seulement en France, devraient se mettre à dépenser moins et à mieux gérer tout l’argent qu’ils brassent.