ANNONCE

mercredi 8 avril 2020

Jour 23 d’une autre vie. N’oublions pas les autres…







Nous sommes obnubilés par le coronavirus, et cela se comprend, mais les médecins enjoignent aussi les malades « d’autre chose », les patients qui suivent déjà des traitements, qu’ils soient post-opératoires, anti-cancéreux, ou autres, de continuer à bien les suivre, de ne pas hésiter à consulter, de ne pas reporter une visite importante auprès de leur médecin, soit « pour ne pas le déranger », soit par peur d’être contaminé lors de cette visite.

De la même façon, il faut penser aussi aux personnes qui décèdent d’autres affections, et qui n’ont pas droit à des funérailles différentes de celles accordées aux victimes du covid-19.

Pensons qu’il y a, en France, en temps normal, environ 600 000 décès, soit à peu près 1 750 personnes qui nous quittent quotidiennement ; il y a certes près de 5 000 personnes qui meurent suite à un accident de la route, chiffre qui peut baisser du fait du confinement, mais 16 500 personnes succombent à des accidents domestiques, 94 000 du fait d’addictions (tabac, alcool, drogues) et 13 000 de nos compatriotes se suicident tous les ans, et ce chiffre dramatique ne risque pas de baisser du fait de la pandémie actuelle.
Pensons aussi, et la secrétaire d’État Marlène SCHIAPPA avait attiré l’attention sur ce point dès le début du confinement, aux personnes, surtout femmes et enfants, victimes de violences conjugales. Car, fatalement, le confinement, pouvant causer désœuvrement, promiscuité, abus d’alcool ou de drogues, verra une augmentation de ces violences.
Dans les familles où un problème est latent, il fort improbable que le confinement le règle ; il ira plutôt l’exacerber, spécialement lorsqu’il s’agit de problèmes relationnels entre parents et enfants, adolescents ou adultes.
Dans quelques jours, lundi de Pâques, le Président MACRON fera un point, et annoncera une prolongation du confinement ; espérons que ce soit la dernière et qu’elle ne soit pas trop longue mais laisse entrevoir le bout du tunnel.



mardi 7 avril 2020

Jour 22 d’une autre vie. Pourquoi je ne veux pas me faire tester…




Mon épouse continue de travailler, elle est infirmière, et elle croise régulièrement au travail une de nos filles, infirmière également, en contact régulier avec de malades covid. Aucun de nous trois n’ayant de symptômes, nous n’avons pas ressenti le besoin de nous faire tester.
Il est possible, en fonction éventuellement de la suite des événements et de la politique publique en la matière, que l’une ou l’autre d’entre elles, ou les deux, se fasse tester da
ns les jours ou semaines à venir.


Pour ma part, je n’envisage pas de le faire, du moins pas avec les tests actuels. Pour une personne confinée, qui n’est pas en contact avec des personnes extérieures, ce test n’a pas d’utilité, voire pas de sens, car il n’est pas satisfaisant. En effet, si je me fais tester ce mardi, j’aurai le résultat mercredi ou jeudi, résultat qui me dira éventuellement que mardi je n’étais pas contaminé, certes, mais je pourrais très bien l’avoir été entre temps. Pour être sûr et rassuré, il faudrait donc faire le test tous les jours, et encore…
Ce test n’aura une utilité que s’il est positif.
Je mise beaucoup plus d’espoir sur les tests sérologiques, et j’espère qu’ils seront disponibles et fiables rapidement. Car avec eux, nous serons en mesure de savoir si nous développons des anticorps et que, dans l’affirmative, que nous avons été contaminés, que nous ne sommes plus contaminants et qu’en plus nous sommes a priori immunisés.

Il semblerait que les nouveaux cas soient en baisse, en Alsace et en Ile de France, ce qui est une excellente nouvelle pour les soignants de ces régions qui ont vraiment besoin de retrouver un peu de calme et de tranquillité.
Par contre, d’après des extrapolations, seuls 10 % de la population auraient été infectés, et, pour que l’immunité de groupe fonctionne, il en faudrait près de 60 %. Le déconfinement n’est pas pour bientôt… Courage, résistons et restons chez nous.

dimanche 5 avril 2020

Jour 20 d’une autre vie. C’est dur tout de même….



Vingtième jour de confinement, dimanche, même si pour beaucoup les jours de la semaine sont tous semblables maintenant, temps estival. Le temps paraît long désormais, on a envie de revoir ses parents, ses enfants, ses amis ; on a envie de bouger...D’autant plus, lueur d’espoir, que la propagation du virus semble ne plus être aussi virulente.
Alors on baisse un peu la garde, on s’autorise un petit écart.
Pourtant, il ne faut pas. Si nous sommes sur la bonne voie, nous n’avons pas encore gagné. Et on sait que, dans toutes les guerres, il y a des victimes jusqu’à la dernière minute des combats, et même encore après.
Alors certes, l’économie a énormément souffert et tout le monde souhaite que ça reparte, sinon à quoi vont ressembler les vacances d’été si on n’a pas, d’ici là, retrouvé une vie à peu près normale ?
Alors, si nous voulons vraiment revivre à 100 % le plus tôt possible, il faut encore faire quelques sacrifices, jusqu’au 15 avril, voire début mai, pour qu’effectivement, avec le moins de risques possibles, on puisse reprendre le chemin de l’école, du travail, ou reprendre nos activités normales en toute confiance et sans peur du lendemain.

samedi 4 avril 2020

Jour 19 d’une autre vie. Certains sont plus à plaindre que d’autres…







Les retraités sont confinés, certes, mais ce sont certainement eux, indépendamment de leurs éventuels problèmes de santé, qui doivent en souffrir le moins.

Pour les autres, des compensations sont prévues pour leur garantir un maintien (relatif) de leurs revenus, mais certains sont plus avantagés que d’autres :
Bienheureux les salariés basiques.
Dur, dur pour les artisans, commerçants et professions libérales. Surtout ceux qui ont l’habitude de faire une partie au noir !!!

Mais pensons aussi à ceux qu’on appelle les « travailleurs illégaux » mais qui nous rendent bien service toute l’année, car ils sont exploités et accomplissent des tâches que personne ne veut faire.

Plus généralement, je pense à ceux qui ont un salaire fixe faible et un intéressement fort sur leur performance ou leur chiffre d’affaires individuel, à ceux dont les pourboires représentent une part importante du salaire.
Je pense aussi, qu’ils m’excusent de les mettre sur le même plan, aux membres du clergé (surtout catholique car je ne connais pas trop les autres) qui ne peuvent plus faire de cérémonies, si ce n’est des obsèques tronquées, et aux prostitué (e) s, qui ont vraisemblablement perdu la quasi totalité de leur clientèle, confinée avec le (la) conjoint (e)….
Autre info intéressante de ces derniers jours : la vente de tabac a augmenté de 30 % en France depuis le confinement. Je veux bien croire que certains fumeurs fument davantage à la maison qu’au travail, mais surtout les achats hors de nos frontières ou à la sauvette sont quasi-impossibles. On peut donc en déduire que 25 % de la consommation de tabac en France échappe au fisc !

vendredi 3 avril 2020

Jour 18 d’une autre vie. Confinement, suite…


Sur le front, 588 nouveaux décès en France, ce qui porte le total à plus de 6 500 défunts officiellement imputables au covid-19, sachant que ce chiffre est forcément incomplet.
Le Grand Est et l’Ile de France sont toujours sous tension extrême même si un ralentissement de la propagation se fait jour en Alsace. On continue à évacuer des malades de ces régions vers des hôpitaux d’autres régions, notamment l’Ouest. Sachant que ces malades doivent rester entre deux et trois semaines en réanimation, qu’en sera-t-il dans ces régions d’accueil quand elles seront elles-mêmes touchées ? Espérons qu’elles le soient à un degré moindre.

Le ministre de l’Education Jean Michel BLANQUER a annoncé que les baccalauréats et brevets des collèges seront attribués cette année sur la base des notes obtenues au cours des deux premiers trimestres, soit jusqu’au 13 mars, et éventuellement des notes obtenues sur la fin de l’année scolaire si les cours reprennent avant la fin juin. Situation totalement inédite, et décision à la hauteur de la situation exceptionnelle que nous vivons.
Les vacances de printemps démarrent ce soir et, confinement oblige, le secteur du tourisme voit encore une période habituellement faste totalement anéantie.

Des entreprises commencent à vouloir reprendre le travail, ce qui est possible si les conditions sanitaires le permettent, mais auront-elles à la fois des salariés, des clients et des fournisseurs ?

L’actuelle période de confinement est prévue jusqu’au 15 avril, mais le Premier ministre Edouard PHILIPPE a évoqué hier son prolongement possible, dû en partie au fait qu’on ne sait pour l’instant comment en sortir sans risque. Cette incertitude commence à miner le moral et laisse trop de questions sans réponse.

Les fêtes de Pâques, cette année seront célébrées en très petits comités...et nos petits privés de chasse aux oeufs!

Jean François PRE, chocolatier à Landivisiau






jeudi 2 avril 2020

Jour 17 d’une autre vie. A propos de la mort et des morts.


Annuellement en France entre 600 000 et 610 000 personnes meurent tous les ans, soit un taux de mortalité de 9 pour mille environ.
A ce jour, le Covid 19 aurait provoqué un peu plus de 4 000 décès en France.
Rappelons que la canicule de 2003 avait causé entre 15 000 et 20 000 décès supplémentaires. Le chiffre des décès imputables à l’actuelle pandémie en France dépasseront certainement ce chiffre, lorsque les études permettront de mesurer cette surmortalité avec plus d’exactitude.

Les décès dus à la canicule de 2003 étaient majoritairement des personnes âgées, et on a donc assisté en quelque sorte à une accélération des décès : la plupart de ces personnes seraient certainement décédées dans les mois suivants ; leur vie a été abrégée par la canicule.


Aujourd’hui, nous constatons également que les personnes âgées paient le plus lourd tribut à la surmortalité, mais pas seulement elles. Et les différences avec la situation de 2003 tiennent au fait que, d’une part, toute personne, quel que soit son âge, est potentiellement susceptible de décéder, et d’autre part, que des soins importants et lourds sont nécessaires pour maintenir en vie les malades les plus graves, en nombre important, avec un taux de mortalité élevé.


On peut espérer que le nombre de morts supplémentaire ne soit pas extraordinaire, au vu de la mortalité générale observée sur plusieurs années, et à ce titre la pandémie actuelle ne sera peut-être pas exceptionnelle.
Ce que l’on retiendra, par contre, c’est son caractère mondial, c’est la douleur endurée entre le début de la maladie et son issue fatale, ce sont les conditions dans lesquelles sont vécus ces décès par les proches, qui auront, pour beaucoup d’entre eux, énormément de mal à faire leur deuil.


La canicule de 2003 a entraîné une amélioration des conditions de vie dans les établissements pour personnes âgées, notamment avec l’installation de climatisations, l’amélioration des protocoles de soin, mais elle n’a pas eu beaucoup plus de conséquences notables.
Il est à espérer que l’épisode actuel entraînera des révisions plus importantes de nos façons de vivre, de consommer, de travailler.



mercredi 1 avril 2020

Jour 16 d’une autre vie. Où l’on parle de déconfinement.


Le Premier ministre Edouard PHILIPPE a abordé aujourd’hui la période de déconfinement, pour laquelle différentes formules sont à l’étude. Bien sûr, la date n’en est pas encore connue. Elle ne sera peut-être pas la même pour tout le monde, soit que cette sortie se fasse par région, soit qu’elle se fasse en fonction de l’âge...à voir.

Cela alors qu’on vient de passer le cap des 4 000 morts en France, dont 509, un record, au cours des dernières 24 heures. Signe d’espoir tout de même, les nouveaux cas dans le Grand Est sont en baisse, comme en Italie d’ailleurs. Est-ce à dire que le virus fait ses ravages pendant un certain temps, où les plus faibles décèdent et les autres guérissent ou s’immunisent ? Il faudrait peut-être qu’un maximum de personnes soit contaminé, avec des manifestations faibles, afin de produire des anticorps permettant d’échapper à une éventuelle seconde vague ?

Le ministre de l’Intérieur, Christophe CASTANER a cru bon de rappeler qu’il n’est pas question, en période de confinement, de partir en vacances, afin d’éviter de propager le virus ; une partie du pays sera, effectivement, en vacances à la fin de cette semaine.

Les Etats-Unis sont en pleine tourmente, et le virus se répand en Afrique et en Amérique latine. Il est à craindre que dans ces deux contrées, où les conditions sanitaires sont bien pires qu’en Europe, les morts se comptent par dizaines de milliers, même si, au fur et à mesure du temps, et grâce aux expériences des pays précédemment atteints, la lutte devient plus « facile » car on connaît mieux notre ennemi.