ANNONCE

mercredi 3 juin 2020

Changer, collaborer, être complémentaires.

La crise du coronavirus a mis en lumière de nombreux problèmes ou anomalies, notamment dans le domaine de la santé. Le Président de la République et le gouvernement, qui n’entendaient pas les avertissements de personnels médicaux qui tiraient des sonnettes d’alarme, se sont rendu compte qu’ils étaient passés à côté de ces défaillances dont, il faut le rappeler, ils ne sont que partiellement responsables, au même titre que leurs prédécesseurs depuis des années.

Du fait de cette responsabilité collective, j’attends de tous les partis politiques non pas une critique facile et une opposition, mais une collaboration constructive.


L’hôpital, en France, aurait perdu 100 000 lits en vingt ans, dont 69 000 entre 2003 et 2017, et 4 172 en 2018, Il faut en recréer et les pérenniser, mais pas n’importe où ni n’importe comment, car qui dit lit, dit personnel pour le prendre en charge. Et il faut obligatoirement que la qualité des soins soit au rendez-vous.

Ces lits doivent aussi être implantés géographiquement de façon équilibrée. Tous les malades ne sont pas en Ile de France, mais ils ne sont pas non plus dans les zones à faible densité de population.

Le personnel soignant doit être en nombre, et bien formé. Il mérite d’être payé correctement. Par ailleurs, les avantages consentis au personnel employé dans le secteur public doivent être octroyés également à celui employé dans le secteur privé, dans les cliniques et les maisons de retraite comme dans les hôpitaux. Ces établissements ne doivent pas être concurrents, car ils sont complémentaires.

Pourquoi la prime exceptionnelle aux soignants promise au plus fort de la crise du Covid est-elle réservée au secteur public ? Les salariés du privé ont-ils démérité ou couru moins de risques ?


Il faut absolument, et dans tous les domaines, casser cette rivalité entre public et privé, accentuer la collaboration et surtout la complémentarité de ces deux mondes, et que le personnel, que ce soit à l’embauche, en cours de carrière ou au moment de la retraite, soit sur un pied d’égalité.



samedi 23 mai 2020

Jour 68 d’une autre vie. Second tour des élections municipales le 28 juin.


Le second tour des élections municipales, prévu le 22 mars, se tiendra finalement le 28 juin, si l’épidémie de coronavirus ne se réveille pas au point de provoquer un nouveau report.
Des personnalités de tous bords étaient favorables à la tenue de ces élections en juin, d’autres souhaitaient un report jusqu’en septembre, d’autres au-delà encore.
Le choix fait par le Gouvernement est clairement le meilleur, pour plusieurs raisons :
  • Plus de 30 000 communes, où l’équipe municipale avait été élue dès le premier tour, ne sont pas concernées, et peuvent commencer à travailler, avec toutefois le problème des intercommunalités pas renouvelées,
  • A partir du moment où le déconfinement est en marche, que cela se passe plutôt bien, et si les conditions sanitaires sont respectées, pourquoi le citoyen ne pourrait aller voter alors que le client peut aller dans les commerces ?
  • La situation dans les communes où l’équipe sortante ne se représentait pas ou était largement distancée au premier tour, posait dans certains cas des problèmes qui entravaient le bon fonctionnement de la vie communale, déjà mise à mal par l’épidémie,
  • Et en septembre ou après, qui peut préjuger de la situation sanitaire du moment ? D’autant plus qu’il faut que la vie reprenne le plus « normalement » possible ; il faut notamment que les crèches et écoles fonctionnent correctement à la rentrée, et pour tous les enfants !

Certes, la campagne pour ce second tour sera bizarre, mais tout est bizarre depuis la mi-mars !
Des réunions pourront se tenir, surtout que toutes les salles de fêtes sont disponibles !
Les professions de foi et autres imprimés ne seront pas disponibles ? Ce sera une source d’économie ; qui, d’ailleurs les lisait ?
Les candidats seront peut-être davantage jugés sur leur comportement des trois mois précédant le scrutin que sur leurs promesses très sujettes à caution en ces temps d’incertitude.
Il est sûr que nombre de candidats se sont prononcés sur le bien-fondé de cette date en fonction de leur propre situation, selon qu’ils avaient de bonnes chances en juin, ou selon qu’ils avaient intérêt à ce que le premier tour du 15 mars soit annulé…
Tous ont jusqu’au 2 juin pour peaufiner les listes, puis trois semaines pour tenter de convaincre les électeurs.
Bon courage à eux !



mercredi 20 mai 2020

Jour 65 d’une autre vie. Stop, ça suffit !


La France a été touchée de plein fouet par le coronavirus, et, fort heureusement, le pic de l’épidémie est passé. Des conseils ont été donnés afin que chacun puisse se préserver d’une éventuelle contamination, à condition que tout le monde (ou presque) respecte ces mesures de distanciation ou barrières de protection.

Il est scandaleux de voir comment certains abusent des mesures offertes par le gouvernement : artisans qui touchent une indemnisation et travaillent au noir, entreprises qui pourraient reprendre le travail (des concurrents, pour les mêmes métiers et dans la même zone le font) et qui préfèrent profiter (abuser plutôt) des mesures de chômage partiel, etc.

Et on parle maintenant d’une prime aux enseignants !

Pour ceux qui se sont déplacés et ont accueilli des élèves de soignants, oui !
Pour ceux qui ont assuré une partie de leur mission par télétravail, non !

Pense-t-on aux moins que rien, aux grands parents par exemple ?

Personnellement, j’ai quatre petits-enfants, une en maternelle petite section, un en maternelle grande section, un en CP une en CE1.
A ce jour, les deux en grande section de maternelle et CP ont repris deux jours par semaine, les deux autres ne reprendront pas avant septembre « par manque de personnel » ! Où sont l’amour du métier et la conscience professionnelle de ces personnels ? Comme elles n’ont pas de perte de salaire, ielles préfèrent rester à la maison.
Moi, jeune retraité, pour que les parents de ces enfants puissent travailler, je les garde dorénavant du lundi matin au vendredi soir !
Aurai-je droit à une prime ? L’augmentation de la CSG je l’ai eue, oui, mais la prime, je n’y songe même pas (je ne la demande même pas), alors que des personnes qui pourraient raisonnablement travailler ne le font pas.

Si la situation au niveau du virus n’a pas notablement varié d’ici à septembre, que se passera-t-il ? Et pense-t-on à ces enfants ? Nous essayons de leur faire faire ce que leurs instituteurs nous envoient par mail, mais ce n’est pas notre métier ! Nous le faisons certainement moins bien, et ces enfants ne nous prennent pas pour leurs enseignants !

Des milliers d’enfants vont passer en classe supérieure sans avoir assimilé leur lot de connaissances prévu, et ce retard se cumulera avec les années, nous courrons vers une catastrophe majeure, et des profiteurs du système s’en contrefichent !

Je demande au gouvernement de réagir vite et fort !

De toutes façons, Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, vous allez être critiqués, étrillés, par ceux qui n’ont rien fait, comme par certains autres. Alors profitez-en pour prendre des mesures drastiques qu ‘en temps normal on trouverait impopulaires, vous n’en serez pas pénalisé davantage pour autant, et toutes les personnes honnêtes et sensées vous en seront reconnaissantes.
Les autres aussi, mais ils ne s’en rendront même pas compte !



dimanche 17 mai 2020

Jour 63 d’une autre vie. Il faut dès maintenant réformer à tout prix !


 Cette pandémie aura au moins le mérite de mettre le doigt où ça fait mal : les travailleurs de l’ombre, oubliés, presque parias parfois, ont enfin été mis en avant. Les nantis ont remarqué que les éboueurs avaient une utilité, que les soignants étaient plus indispensables que certains conseillers ou gourous qu’ils employaient à prix d’or, que les aides à domicile n’étaient pas, quant à eux, aidés, etc.
Et que ces personnes touchaient un salaire indigne de leur fonction.
Il faut rémunérer la contribution sociale de ces personnels, à défaut de leur contribution économique.
Première réforme urgente : revoir les salaires de certaines professions.

Cette pandémie a conduit à ouvrir les vannes de divers financements qu’il va falloir assumer dans les années à venir.
Cet argent dépensé étant le nôtre (et aussi de nos enfants nés ou à naître selon la formule consacrée), il va falloir rapidement boucher d’autres trous d’où s’échappent nos richesses.
Deuxième action urgente : faire des économies.
Dans un premier temps, il n’est pas nécessaire de rogner sur des dépenses utiles si déjà on se concentre à fond sur la lutte contre les nombreux gaspillages qui gangrènent notre société. Certaines réglementations obsolètes, notre bureaucratie étouffante, la multitude de comités Théodule qui pondent des normes à longueur d’année sont trop souvent sources de gaspillages, pour un intérêt proche de zéro. Il faut se donner le courage de faire une purge à ce niveau.

Cette pandémie a montré que des solidarités pouvaient se faire jour. La solidarité implique aussi une certaine égalité, une égalité de traitement entre autres.
Troisième action à mettre en œuvre sans attendre : rétablir une égalité entre le public et le privé notamment ; que ce soit au niveau des rémunérations, de la retraite, de la santé (jours de carence, maintien de salaire), des droits à congés, etc.… Des différences peuvent exister entre professions, dues aux conditions particulières d’exercice, mais non du fait de l’appartenance au public ou au privé.

Et tant d’autres pistes existent encore,,,,,

samedi 16 mai 2020

Jour 61 d’une autre vie. Pas pour tout le monde….


Avec cette pandémie nous sommes entrés dans une autre vie, mais visiblement pas tous…
Ceux qui abandonnent sur le bord des chemins ou ailleurs des gants ou masques usagés sont restés aussi infects qu’ils l’étaient avant,
Ceux qui ne respectent pas un minimum les conseils destinés à éviter la propagation du virus et éventuellement une seconde vague ne font pas preuve de davantage de civisme qu’avant,
Ceux qui ne pensent qu’à enfiler à nouveau le gilet jaune qu’ils portaient tous les samedis jusqu’à la mi-mars n’ont pas compris que, moins encore qu’avant, leur méthode n’a de sens et d’efficacité même si leurs revendications peuvent être justifiées,
Ceux qui appellent, afin d’éviter l’accroissement du chômage, à passer aux 32 heures hebdomadaires ne sont pas plus intelligents qu’avant car ils ne comprennent pas que plus un produit coûte cher à fabriquer, plus cher il sera à vendre et moins le consommateur éventuel l’achètera…Il ne se vendra donc pas, il ne servira plus à rien de le fabriquer, et il n’y aura plus de travail du tout !

A tous ces gens, et aux autres que j’ai oubliés ici, qui ne se sont pas rendus compte que nous étions entrés dans une nouvelle vie, je demande de réfléchir un peu, de ne pas penser qu’à eux mais de penser aussi, sinon aux autres, au moins à leurs enfants.
C’est beau de rêver, mais il faut également un peu de réalisme.

jeudi 14 mai 2020

Jour 59 d’une autre vie. Pourquoi me mettent-ils en colère ?




Ce soir, lors de l’édition spéciale du journal télévisé de TF 1 Gilles BOULEAU, s’adressant au maire d’une ville balnéaire à propos des mesures annoncées par le Premier ministre pour aider le secteur touristique, lui demande ce qu’il aurait fait s’il n’y avait pas eu ces mesures ! On n’en a rien à faire en ce moment ! Des mesures ont été annoncées, qu’il nous parle des effets de ces mesures, des emplois qu’elles pourront sauver, de l’espoir de vacances qui se profilent, non de ce à quoi on pourra, avec un peu de chance et de civisme de la part de tous, échapper !
D’ailleurs, pourquoi maintenir cette édition spéciale ? Moi elle m’encourage juste à changer de chaîne et à écouter le journal d’Anne Sophie LAPIX sur la 2 !
Une édition spéciale n’a d’intérêt que si elle répond à une situation spéciale ou exceptionnelle, ce qui n’est malheureusement plus le cas de cette pandémie.


Autres cris d’orfraie ces dernières heures, lorsque le directeur général de SANOFI, Paul HUDSON, a laissé entendre que si un vaccin était trouvé par eux, les Etats Unis seraient servis en priorité. Même le Président de la République et le Premier ministre se sont émus de ces paroles et ont laissé entendre que la France pourrait contrecarrer cette velléité en réquisitionnant lesdits vaccins.
Les Etats Unis ayant très largement (majoritairement?) contribué au financement de ces recherches, cette primauté de quelques jours ou semaines n’est pas choquante. Mieux vaut en effet grâce à leur aide financière faire ces recherches et l’éventuelle découverte en France et patienter quelques jours avant d’être servi, plutôt que de ne pouvoir faire ces recherches, ni cette découverte, et être obligé de pleurer à droite ou à gauche ensuite pour pouvoir disposer de ces vaccins, dans des conditions financières moins avantageuses peu-être.
Quant à réquisitionner la production, SANOFI fabrique dans divers pays et seule la production nationale pourrait être, le cas échéant, réquisitionnée.
Il faut prendre garde que des attitudes ou déclarations ne provoquent pas des réactions de rejet de la part de financeurs étrangers et mettent à mal les ressources et, par ricochet, le savoir-faire français.







mercredi 13 mai 2020

Jour 58 d’une autre vie. Troisième jour de déconfinement.





On entame le troisième jour de déconfinement, et les oiseaux de mauvais augure ont été détrompés, car aucune des catastrophes qu’ils annonçaient ne s’est produite.
Il est vrai que, le premier jour, seul un nombre assez restreint de personnes a repris le chemin du travail, et que les écoles n’étaient pas rouvertes.
Hier, très peu d’écoliers ont repris leur cartables, car peu de classes les accueillaient, et beaucoup de parents ont préféré garder leurs enfants à la maison. Cette situation va évoluer, car s’il n’y a pas de problème majeur, des parents vont consentir à renvoyer leurs rejetons en cours, d’autant plus qu’à partir du 1er juin les indemnisations des parents restant à la maison uniquement pour garder leurs enfants vont fortement diminuer.

Ceci dit, ces relativement bonnes conditions de reprise ne doivent pas faire illusion ; le virus, s’il est au moins momentanément circonscrit n’en a pas pour autant disparu. Et il est navrant de voir comment certains, par leur comportement totalement inadapté, voire irresponsable, risquent de réduire à néant les efforts de tous les autres en réactivant la circulation du virus.
Par endroits, les hospitalisations en réanimation ont à nouveau augmenté ; c’était prévisible et prévu ; il faut surtout que cette augmentation soit contenue et temporaire.

L’Académie française vient de conseiller d’utiliser le féminin pour désigner non plus « le » mais « la Covid-19 », va-t-elle avaliser aussi le terme de « déconfinement » qui n’existe que par l’usage ?