ANNONCE

dimanche 12 avril 2020

Jour 27 d’une autre vie. Pâques.



Fête de Pâques inédite, le pape seul dans sa basilique, des prêtres qui célèbrent la messe seuls devant une caméra, sur des parkings, etc.
Fête de Pâques en petits comités familiaux, agrémentée d’échanges visio avec les autres membres de la famille…


Un ralentissement de l’épidémie est sensible en France et surtout en Italie. La situation aux Etats-Unis est très mauvaise, mais le président TRUMP mise tout sur le maintien de l’activité économique, au détriment de la santé de ses concitoyens. Il n’a pas encore compris que l’un n’allait pas sans l’autre, que l’économie, sans travailleurs et sans consommateurs, serait vite réduite à néant. Un effet positif de ce virus serait qu’il conduise à un échec de Donald TRUMP à l’élection présidentielle de novembre prochain.


Demain le président MACRON s’adressera à nouveau aux Français, pour notamment confirmer le prolongement du confinement (jusqu’à quand), peut-être des modifications dans ses conditions ou dérogations. Annoncera-t-il aussi que l’école ne reprendra qu’en septembre ?
Des entreprises vont reprendre le travail, parfois sous forme un peu réduite, au moins aménagée, afin de respecter les préconisations sanitaires. Beaucoup de questions restent posées sur le déconfinement (forme, date), alors que certains préviennent déjà qu’il faudra travailler plus, au moins pendant un certain temps, pour rattraper la production perdue...



J’ai profité de ce jour pour lire le livre « J’ai épousé un inconnu » de Patricia Macdonald.
Je n'avais lu aucun des livres de cet écrivain américain de 71 ans, et celui-ci a atterri dans mes mains par hasard. Heureux hasard. On est happé par cette histoire, on la vit avec ses personnages, on a peur pour eux, on a les mêmes doutes que les policiers, on juge, on se déjuge, et quand il ne reste plus que quelques pages, qu'on sait qu'on va arriver au terme du récit, on comprend enfin, le coupable est démasqué. Et pourtant, deux pages plus loin, la vérité éclate, mais pas du tout celle qu'on avait imaginée! Merci pour le suspens, merci pour l'originalité.





samedi 11 avril 2020

Jour 26 d’une autre vie. A situation exceptionnelle, législation d’exception !


Nous vivons une situation non seulement exceptionnelle, mais de plus inédite.
Le Gouvernement a obtenu l’autorisation de légiférer, temporairement et dans des domaines précis, par ordonnances.
Des projets sont à l’étude, de traçage des personnes via leur téléphone portable.

Immédiatement, des « défenseurs » de la liberté et des droits protestent, crient aux atteintes à la liberté, au flicage, etc...S’ils avaient été victimes du Covid-19, ils ne diraient plus rien !!
Il faudrait déjà appliquer de la façon la plus stricte les lois actuellement en vigueur à l’encontre des salopards qui profitent de la situation actuelle, notamment pour escroquer des gens, les voler, profiter de leur état.
Ceux qui s’attaquent aux personnels de secours ou soignant, de police ou de gendarmerie, aux élus, ne devraient pas être punis de moins que d’un an de prison ferme.
Ceux qui bravent les obligations du confinement, sous prétexte qu’ils n’ont pas les mêmes valeurs que les autres, et que les 135 € d’amende prévus ne représentent rien à leurs yeux, on ne peut pas grand-chose contre eux, si ce n’est de rendre publics leurs agissements pour que chacun puisse les juger à leur juste valeur.



Notre gouvernement, que fait-il ? Est-il efficace ? Est-il honnête ? Est-il à la hauteur ?
Nombreux sont ceux qui ont déjà leur opinion, toute tranchée et sûrs d'eux, notamment ceux qui ont été au pouvoir récemment, et ceux qui n’y ont jamais été.
Mais ils n’y sont pas ACTUELLEMENT.
Alors, face à cette pandémie inédite, face à cet inconnu, ils feraient mieux de faire confiance à ce Gouvernement dans le feu de l’action. Qu’ils proposent d’autres voies, oui ! Qu’ils proposent leur aide, oui ! Qu’ils condamnent ou critiquent, non, PAS POUR LE MOMENT !





vendredi 10 avril 2020

Jour 25 d’une autre vie. Tiens, ils baissent leur salaire ?


Depuis quelques jours des dirigeants de grandes entreprises, Renault et Kering tout récemment, ont décidé soit de baisser leur rémunération de façon significative, pendant quelques mois, soit de renoncer à leurs bonus pour 2020,

A première vue, ce geste est louable, et je pense que ces dirigeants préfèrent cette solution à celle d’un don pour des raisons fiscales.
En y réfléchissant un peu plus, je me demande si ces dirigeants ne sont pas en train de se rendre compte que leur rémunération est déconnectée de la réalité, et qu’elle devient presque immorale, même si elle reste légitime.
Par contre, la pandémie étant une cause de force majeure, la capacité entrepreneuriale ou managériale de ces dirigeants, leur performance, ne sont pas en cause, donc ces baisses de rémunération ne sont pas, dans l’absolu, logiques…

Je répète que je salue tout de même leur geste, surtout lorsque les sommes en cause sont remises à des fondations ou associations.

Les sportifs aussi s’y mettent, certains contraints et forcés, car leurs clubs n’ont plus de recettes et ne peuvent, indéfiniment, régler des salaires mirobolants à des sportifs au repos. D’autres le font volontiers, ou font des dons. Nombreux sont ceux qui n’ont pas encore franchi le pas…

Chapeau bas aussi à ces sportifs qui offrent leur temps aux hôpitaux, aux personnes qui ont besoin d’aide.



mercredi 8 avril 2020

Jour 23 d’une autre vie. N’oublions pas les autres…







Nous sommes obnubilés par le coronavirus, et cela se comprend, mais les médecins enjoignent aussi les malades « d’autre chose », les patients qui suivent déjà des traitements, qu’ils soient post-opératoires, anti-cancéreux, ou autres, de continuer à bien les suivre, de ne pas hésiter à consulter, de ne pas reporter une visite importante auprès de leur médecin, soit « pour ne pas le déranger », soit par peur d’être contaminé lors de cette visite.

De la même façon, il faut penser aussi aux personnes qui décèdent d’autres affections, et qui n’ont pas droit à des funérailles différentes de celles accordées aux victimes du covid-19.

Pensons qu’il y a, en France, en temps normal, environ 600 000 décès, soit à peu près 1 750 personnes qui nous quittent quotidiennement ; il y a certes près de 5 000 personnes qui meurent suite à un accident de la route, chiffre qui peut baisser du fait du confinement, mais 16 500 personnes succombent à des accidents domestiques, 94 000 du fait d’addictions (tabac, alcool, drogues) et 13 000 de nos compatriotes se suicident tous les ans, et ce chiffre dramatique ne risque pas de baisser du fait de la pandémie actuelle.
Pensons aussi, et la secrétaire d’État Marlène SCHIAPPA avait attiré l’attention sur ce point dès le début du confinement, aux personnes, surtout femmes et enfants, victimes de violences conjugales. Car, fatalement, le confinement, pouvant causer désœuvrement, promiscuité, abus d’alcool ou de drogues, verra une augmentation de ces violences.
Dans les familles où un problème est latent, il fort improbable que le confinement le règle ; il ira plutôt l’exacerber, spécialement lorsqu’il s’agit de problèmes relationnels entre parents et enfants, adolescents ou adultes.
Dans quelques jours, lundi de Pâques, le Président MACRON fera un point, et annoncera une prolongation du confinement ; espérons que ce soit la dernière et qu’elle ne soit pas trop longue mais laisse entrevoir le bout du tunnel.



mardi 7 avril 2020

Jour 22 d’une autre vie. Pourquoi je ne veux pas me faire tester…




Mon épouse continue de travailler, elle est infirmière, et elle croise régulièrement au travail une de nos filles, infirmière également, en contact régulier avec de malades covid. Aucun de nous trois n’ayant de symptômes, nous n’avons pas ressenti le besoin de nous faire tester.
Il est possible, en fonction éventuellement de la suite des événements et de la politique publique en la matière, que l’une ou l’autre d’entre elles, ou les deux, se fasse tester da
ns les jours ou semaines à venir.


Pour ma part, je n’envisage pas de le faire, du moins pas avec les tests actuels. Pour une personne confinée, qui n’est pas en contact avec des personnes extérieures, ce test n’a pas d’utilité, voire pas de sens, car il n’est pas satisfaisant. En effet, si je me fais tester ce mardi, j’aurai le résultat mercredi ou jeudi, résultat qui me dira éventuellement que mardi je n’étais pas contaminé, certes, mais je pourrais très bien l’avoir été entre temps. Pour être sûr et rassuré, il faudrait donc faire le test tous les jours, et encore…
Ce test n’aura une utilité que s’il est positif.
Je mise beaucoup plus d’espoir sur les tests sérologiques, et j’espère qu’ils seront disponibles et fiables rapidement. Car avec eux, nous serons en mesure de savoir si nous développons des anticorps et que, dans l’affirmative, que nous avons été contaminés, que nous ne sommes plus contaminants et qu’en plus nous sommes a priori immunisés.

Il semblerait que les nouveaux cas soient en baisse, en Alsace et en Ile de France, ce qui est une excellente nouvelle pour les soignants de ces régions qui ont vraiment besoin de retrouver un peu de calme et de tranquillité.
Par contre, d’après des extrapolations, seuls 10 % de la population auraient été infectés, et, pour que l’immunité de groupe fonctionne, il en faudrait près de 60 %. Le déconfinement n’est pas pour bientôt… Courage, résistons et restons chez nous.

dimanche 5 avril 2020

Jour 20 d’une autre vie. C’est dur tout de même….



Vingtième jour de confinement, dimanche, même si pour beaucoup les jours de la semaine sont tous semblables maintenant, temps estival. Le temps paraît long désormais, on a envie de revoir ses parents, ses enfants, ses amis ; on a envie de bouger...D’autant plus, lueur d’espoir, que la propagation du virus semble ne plus être aussi virulente.
Alors on baisse un peu la garde, on s’autorise un petit écart.
Pourtant, il ne faut pas. Si nous sommes sur la bonne voie, nous n’avons pas encore gagné. Et on sait que, dans toutes les guerres, il y a des victimes jusqu’à la dernière minute des combats, et même encore après.
Alors certes, l’économie a énormément souffert et tout le monde souhaite que ça reparte, sinon à quoi vont ressembler les vacances d’été si on n’a pas, d’ici là, retrouvé une vie à peu près normale ?
Alors, si nous voulons vraiment revivre à 100 % le plus tôt possible, il faut encore faire quelques sacrifices, jusqu’au 15 avril, voire début mai, pour qu’effectivement, avec le moins de risques possibles, on puisse reprendre le chemin de l’école, du travail, ou reprendre nos activités normales en toute confiance et sans peur du lendemain.

samedi 4 avril 2020

Jour 19 d’une autre vie. Certains sont plus à plaindre que d’autres…







Les retraités sont confinés, certes, mais ce sont certainement eux, indépendamment de leurs éventuels problèmes de santé, qui doivent en souffrir le moins.

Pour les autres, des compensations sont prévues pour leur garantir un maintien (relatif) de leurs revenus, mais certains sont plus avantagés que d’autres :
Bienheureux les salariés basiques.
Dur, dur pour les artisans, commerçants et professions libérales. Surtout ceux qui ont l’habitude de faire une partie au noir !!!

Mais pensons aussi à ceux qu’on appelle les « travailleurs illégaux » mais qui nous rendent bien service toute l’année, car ils sont exploités et accomplissent des tâches que personne ne veut faire.

Plus généralement, je pense à ceux qui ont un salaire fixe faible et un intéressement fort sur leur performance ou leur chiffre d’affaires individuel, à ceux dont les pourboires représentent une part importante du salaire.
Je pense aussi, qu’ils m’excusent de les mettre sur le même plan, aux membres du clergé (surtout catholique car je ne connais pas trop les autres) qui ne peuvent plus faire de cérémonies, si ce n’est des obsèques tronquées, et aux prostitué (e) s, qui ont vraisemblablement perdu la quasi totalité de leur clientèle, confinée avec le (la) conjoint (e)….
Autre info intéressante de ces derniers jours : la vente de tabac a augmenté de 30 % en France depuis le confinement. Je veux bien croire que certains fumeurs fument davantage à la maison qu’au travail, mais surtout les achats hors de nos frontières ou à la sauvette sont quasi-impossibles. On peut donc en déduire que 25 % de la consommation de tabac en France échappe au fisc !