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jeudi 6 septembre 2018

Ma mère me dit « ce monde est détraqué… »



Ma mère, déjà fort âgée, me dit souvent que ce monde est détraqué : plus rien ne va correctement, la météo, bien sûr, les catastrophes de droite et de gauche, la politique, les prêtres pédophiles….

Et je trouve de plus en plus qu’elle a raison.

Pour ce qui est de la météo et des catastrophes, nous n’avons bien sûr pas d’action directement efficace, mais nous pouvons tout de même agir pour que, à long terme, la situation cesse de se dégrader, voire commence à s’améliorer.
Pour ce qui est de la politique, je crois que cela a toujours été, mais tout désormais se passe devant les caméras de télévision et les micros des radios et télés, alors, forcément, on est davantage impacté.
Il en est de même pour les prêtres pédophiles, mais là il faut absolument que l’Eglise prenne ce problème à bras-le-corps pour d’une part permettre de sanctionner les coupables et, d’autre part prévenir ces crimes.
Et il y a bien d’autres choses qui nous tournent plus rond :
·         Toutes ces entreprises pour lesquelles le but premier n’est plus la satisfaction du client, mais le résultat financier pour l’actionnaire, y compris au mépris du bien-être des salariés
·         Les médias qui dramatisent toutes les nouvelles, présentent les informations par le mauvais bout de la lorgnette, qui mettent à la une aujourd’hui le procès de deux rappeurs immatures qui ont saccagé un lieu public alors que tant de choses bien moins futiles se passent de par le monde
·         Et l’affaire Benalla, où le scandale est moins dans l’affaire elle-même que dans la récupération qui en a été faite à droite comme à gauche
·         Et l’Europe où tant de pays sont dirigés dorénavant par des nationalistes primaires et dangereux
·         Et les Etats Unis, la Russie, la Turquie, la Syrie, le Vénézuela et tant d’autres,  qui sont régis par des despotes ou des dirigeants incontrôlables
·         Et ces libertés qui s’amenuisent dans de nombreux pays
·         Et ces gens qui gâchent et dilapident des fortunes quand d’autres meurent de faim
·         Et, et, et….

samedi 1 septembre 2018

Il ne faut pas abandonner le prélèvement à la source.



Il y a quelques années, des millions d’€uros ont été dépensés pour une bonne cause, à savoir l’implantation sur nos routes de portiques destinés à calculer une écotaxe qu’auraient eu à payer les transporteurs.
Par peur et lâcheté, François HOLLANDE a décidé d’abandonner, malgré les millions dépensés, malgré les indemnités qu’il a fallu verser ensuite.
Aujourd’hui, nous nous plaignons de l’état de nos routes, alors que le fruit de cette écotaxe aurait pu contribuer à leur entretien.

Le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu est une mesure moderne, vivante, pratique et juste.
Elle a été pensée, testée, et des millions d’€uros ont été dépensés pour que cette mesure après de nombreux atermoiements, entre en vigueur au 1er janvier 2019.
On nous dit que le Président de la République hésite, que l’entrée en vigueur serait peut-être repoussée… Si elle l’est, ce sera aux calendes grecques.

Il ne faut pas revenir sur cette décision, et il faut qu’elle entre en application au 1er janvier 2019.
L’Etat a dépensé de l’argent pour cela, et on nous dit qu’il est techniquement prêt.
Les entreprises ont dépensé de l’argent pour cela, et sont prêtes.
De nombreux Français ont compris le système et le plébiscitent.
Faut-il que les voix de quelques Gaulois réfractaires au changement fassent reculer le Président de la République, car au final lui seul décidera.
S’il ne cède pas, ces Gaulois vont protester quelques mois, avant de trouver, sans l’avouer toutefois, que ce système n’est pas si mauvais qu’ils le craignaient, comme ils ont pu constater depuis belle lurette que, contrairement à leur grande peur, le ciel ne leur est pas encore tombé sur la tête… Certains d’entre eux sont d’ailleurs mensualisés, donc le changement est quasi-indolore.
S’il cède, ces mêmes Gaulois vont festoyer et, à la fin du banquet, ils auront trouvé un autre motif de râler, ils ne penseront même plus au prélèvement à la source, et le Président sera toujours aussi em……
De plus, ceux qui étaient favorables à ce changement, déçus, se mettront aussi à râler et ne feront plus confiance à ce jeune Président plein d’avenir qui recule…

mercredi 29 août 2018

Nicolas est parti, un chasseur ou un pêcheur pour le remplacer ?



Nicolas HULOT a démissionné de son poste de ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire. Immédiatement, tous les partis, de l’extrême gauche à l’extrême droite, ont tenté de récupérer, sinon le personnage, du moins son départ, en ce qu’il affaiblirait, selon eux, le chef de l’Etat.
Tout d’abord, il convient de poser les évidences suivantes :
·         Un ministre de l’écologie issu du monde de l’écologie ne peut durablement rester au gouvernement, car ses positions, idéalistes, ne peuvent résister longtemps à la pression du réel et de la vraie vie
·         Le départ de Nicolas HULOT était prévisible depuis un moment déjà, mais la façon de faire (annonce sur une radio, sans en avertir au préalable le Président de la République et le premier ministre) montre combien il était déconnecté de la réalité et, accessoirement, ignorant des règles minimales de politesse.
Ceci étant, son bilan est loin d’être négatif, et c’est certainement dû à sa renommée, car s’il n’a pu imposer ses vues à chaque fois, il est sûr que sans lui et son aura, l’empreinte écologique de ce gouvernement aurait été à peu près la même que celle de la présidence précédente, c’est-à-dire proche de zéro.
C’est pourquoi il faut trouver, pour le remplacer, une personnalité reconnue dans le monde de l’écologie, mais qui soit consciente qu’elle ne pourra imposer ses vues mais seulement infléchir dans son sens de nombreuses politiques publiques, mais qui soit tout de même sincèrement écologiste et qui ne mettra pas, les cinq premières minutes passées, un mouchoir sur ses convictions au profit de ses ambitions politiques.
Un chasseur, un pêcheur, un paysan dans l’âme pourrait faire un bon ministre de l’écologie.