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mardi 22 novembre 2016

La présidentielle sera-t-elle encore ratée pour les centristes ?



Les centristes, on le sait, sont divisés.
Il y a ceux du Modem, ceux de l’UDI, du Nouveau Centre, du Parti radical, ceux de la gauche de l’UMP, ceux de la droite du PS, et tous les autres (en prenant soin tout de même de supprimer les doubles appartenances…).
Ils ont eu raison de ne pas s’intégrer à la primaire dite de la droite et du centre, car ils auraient été fondus dans la droite.
François BAYROU avait décidé de se présenter à l’élection présidentielle si Nicolas SARKOZY était choisi à l’issue de la primaire et de soutenir Alain JUPPE si ce dernier en sortait vainqueur. Tout laisse croire actuellement que le vrai vainqueur de cette primaire sera François FILLON, scénario que n’avait pas envisagé le Palois, mais qui l’incite tout de même à se présenter.

Et si tous les centristes de toutes obédiences, pour une fois, faisaient preuve d’humilité et de sagesse ? Si tous les ex-candidats et tous les candidats putatifs acceptaient de mettre une croix sur leur ambition personnelle ?

Alors ils pourraient entamer des discussions avec Emmanuel MACRON, influencer son programme car, en réalité, il est plutôt centro-compatible. Dans ce seul cas, les centres auraient une chance de voir leur candidat entrer à l’Elysée.

lundi 21 novembre 2016

Les œillères des soutiens de Nicolas SARKOZY.



Les électeurs, à l’occasion de la primaire de la droite (et du centre), hier, ont définitivement mis au rencart Nicolas SARKOZY, en donnant une victoire stupéfiante et écrasante à son « employé » François FILLON. L’ampleur de son triomphe (plus de 44 % des voix) accroît encore l’étonnement occasionné par sa victoire qui n’était pas attendue car on le voyait au mieux qualifié pour le second tour, et depuis peu seulement.
La défaite de Nicolas SARKOZY quant à elle, était prévisible, mais plutôt à l’issue du second tour.

Ce qui est étonnant, c’est le manque de clairvoyance de ses soutiens.
Il y a bien sûr ses soutiens « obligés », qui lui doivent tout, qui sans lui ne sont plus rien, qui ne pouvaient que le soutenir, jusqu’au bout de l’échec.
Mais les autres, notamment François BAROIN, n’ont-ils pas vu, pas senti, que la candidature de Nicolas SARKOZY était vouée à l’échec ?
En 2012, François HOLLANDE a été en partie élu par une réaction de rejet de Nicolas SARKOZY. Celui-ci, malgré la situation actuelle et son retour, n’a pas su retrouver les grâces de ceux qui n’en voulaient plus. Alors, face à des candidats de son propre parti, qui ne sont pas aveuglés par un orgueil démesuré, qui ne sont pas clivants et méprisants, qui ont des valeurs et le sens du respect, qui ont de l’expérience politique, il n’avait aucune chance. La multitude de candidats pouvait lui laisser espérer arriver au second tour, mais une victoire était totalement illusoire.
Et ces soutiens n’ont rien vu ? N’ont pas entendu ce que leur disaient les électeurs ? Ils ont commis là une faute politique majeure.

Ce qui est certain aujourd’hui, c’est que même si François FILLON, doté d’une avance considérable, et qui semble devoir bénéficier de nombreux ralliements, est le favori pour le second tour, rien n’est joué. Les électeurs se déplaceront certainement bien moins, et une surprise reste possible.

De même que pour l’élection présidentielle elle-même, qui pourrait bien être un match à quatre : les candidats désignés par les primaires de la droite et du parti socialiste, Emmanuel MACRON et Marine LE PEN. Le suspens reste entier.

La marche est lancée.



Emmanuel MACRON vient d’officialiser sa candidature à l’élection présidentielle de 2017.
Le chemin pour voir son nom imprimé sur les bureaux de vote sera long et semé d’embûches, le combat, par ailleurs, pour franchir en vainqueur les portes de l’Elysée sera rude.
Les candidats aux primaires de droite et de gauche, ainsi que les candidats déjà déclarés à ce scrutin n’ont cessé, aujourd’hui, de critiquer Emmanuel MACRON : il n’a pas assez d’expérience, il a trahi son camp et le chef de l’Etat, il n’a pas de parti derrière lui, il n’a pas de programmes, ce qu’il a fait au côté de François HOLLANDE ne mérite pas qu’il prenne sa suite, etc…

Tout cela est plus ou moins vrai, mais mérite discussion.
Ce qui est certain par contre, c’est qu’Emmanuel MACRON entre dans cette élection de façon tout-à-fait gaullienne : un homme face au peuple.
Se proclamant ni de droite ni de gauche, il se donne une stature d’homme nouveau, qui attirera des voix de droite, de gauche et du centre. Les électeurs auront peut-être envie de « l’essayer », au détriment d’un Alain JUPPE et, aussi, d’une Marine LE PEN qu’il sera tout à fait en mesure de battre s’il est opposé à elle au second tour.

Emmanuel MACRON n’a pas eu une bonne politique aux côtes de François HOLLANDE, certes, mais il n’était pas le décideur.
Emmanuel MACRON est trop jeune et manque d’expérience, mais cet argument devient un atout quand on considère ce que font de bien pour le pays ceux qui sont plus âgés et ont davantage d’expérience.
Emmanuel MACRON a trahi son camp et Hollande : le vie politique est truffée de ce genre de trahisons…

Et surtout, n’oublions pas que les électeurs ont envie de changement…