ANNONCE

jeudi 16 avril 2020

Jour 31 d’une autre vie.Heureusement que nous n’avons pas ce président !





Je veux bien évidemment parler de Donald TRUMP.
Elu grâce à son argent et non son intelligence, vainqueur d’une élection où les démocrates n’avaient pas un candidat et une dynamique leur permettant de gagner, il a totalement dévalorisé sa fonction.



Menteur invétéré sans vergogne, il a su rassembler derrière lui nombre d’Américains comme hypnotisés par ses diatribes et discours sans fond.
L’organisation des Etats-Unis permet aussi que le pays ne souffre pas trop de l’incompétence de son président car sur un plan pratique il ne décide pas de grand chose, chaque Etat étant dirigé par un gouverneur qui a de larges compétences. C’est surtout sur le plan diplomatique que TRUMP peut exercer son influence, aussi mauvaise soit-elle.

Il a malgré tout rendu un peu de leur fierté à ces Américains, par ses rodomontades pro-armement, nationalistes, protectionnistes et isolationnistes.
Et il est malin.
Il réussit à faire endosser ses échecs à d’autres, et parle et tweete tellement que ses paroles ne sont prises au sérieux que sur le moment, et oubliées deux jours après.
N’a-t-il pas dit en février ou mars que début avril le coronavirus serait du passé ? Il y a tellement cru qu’il a négligé longtemps toute mesure de protection. Maintenant que les conséquences de cette attitude se font sentir et touchent de nombreux Américains, il en rejette la responsabilité sur l’OMS et en suspend le financement. Que l’action de l’OMS soit critiquable, c’est possible, mais attendons la fin de la crise pour l’évaluer, la juger et en tirer les conséquences.

Nous allons arriver au terme de son mandat de quatre ans, dans quelques mois, mais échapperons nous à un second mandat ? Rien n’est moins sûr !!!

mercredi 15 avril 2020

Jour 30 d’une autre vie. Triste anniversaire.


Il y a un an, Notre Dame de Paris, joyau mondial de l’architecture et de la chrétienté, était dévastée par un incendie. La stupeur et la consternation ont réuni à ses pieds une population sidérée qui a assisté à cette catastrophe, puis des gens du monde entier, croyants ou non, qui ont par leur obole voulu participer à la reconstruction de cette merveille.
Photo Philippe LOPEZ



Photo Geoffroy van Der Hasselt


Aujourd’hui, une autre catastrophe a mis en veille les travaux qui avaient été entrepris pour, dans un premier temps, consolider l’édifice avant de le faire renaître de ses cendres.
En même temps, cette mise en perspective doit être source d’espoir.
De multiples reportages, en cet anniversaire, nous font (re)découvrir les secrets et merveilles de Notre Dame, que nous n’aurions peut-être jamais vus sans cet incendie, et nous rappellent pourquoi Notre Dame est une merveille et un chef d’oeuvre.
Surtout, alors qu’il y a un an Notre Dame vacillait, et qu’on redoutait son effondrement total, Notre Dame a tenu, Notre Dame a survécu, et de nombreux ouvriers, plutôt des artistes d’ailleurs, ont commencé de se pencher sur elle pour la reconstruire.

C’est tout un symbole. Ce qui semble anéanti peut être relevé au moyen d’un élan de coopération, par une union de forces multiples et variées.
De la même façon, l’union et la force, la foi et l’espoir, peuvent nous aider à vaincre ce virus qui sème la douleur et la souffrance.

Photo Christophe PETIT TESSON


mardi 14 avril 2020

Jour 29 d’une autre vie. Du temps, de la bienveillance et de la confiance.


Après l’intervention télévisée hier soir du président Emmanuel MACRON, voici ce que je réclame instamment aux journalistes et personnels politiques : du temps, de la bienveillance et de la confiance.

Emmanuel MACRON a-t-il à peine dit qu’il prévoyait la fin du confinement le 11 mai prochain que les questions précises ont été posées : qui, comment, quoi….
Toute la journée d’aujourd’hui, le ministre de l’Education, Jean Michel BLANQUER, entre autres, a été harcelé par le même style de questions.
Il avait beau répéter que la date du 11 mai était un objectif, qui pouvait donc être repoussé si les conditions sanitaires n’étaient pas celles attendues aujourd’hui, que la reprise des cours se ferait progressivement, que ce ne serait pas comme avant, mais on ne lui laissait même pas le temps de donner sa réponse qu’on lui posait déjà une autre question. A croire que les journalistes veulent à tout prix poser des questions, ne s’intéressent que vaguement à la réponse, et cherchent immédiatement à reposer une nouvelle question, voir à mettre en difficulté la personne interviewée.

Il est prévu que le confinement se termine, graduellement, progressivement, de façon éventuellement différenciée en fonction des régions à partir du 11 mai, soit dans environ un mois.

Il reste donc un mois pour le préparer. Il est évident, eu égard au caractère inédit de la situation, compte tenu également de son évolutivité, que tous les détails ne sont pas encore fixés, et c’est heureux ainsi. Les pays voisins, qui sont tous dans un processus de fin de confinement, mais pas dans la même temporalité, nous seront également d’un grand secours, leur façon de faire et l’évolution de la situation chez eux devant être observés et analysés par nous.


Alors, chers journalistes, laissez nos responsables travailler sans les harceler toujours des mêmes questions.

Alors, chers décideurs, prenez votre part dans ce processus, apportez y votre contribution, vos commentaires, mais cessez de réclamer l’impossible et laissez un peu de côté votre dogmatisme. Posez-vous parfois la question, et surtout répondez-y honnêtement : « que ferais-je si c’était à moi de décider ? »

Nous avons tous hâte de retrouver rapidement une vie plus proche de la normale, nous voulons recouvrer notre liberté et notre joie de vivre.
Pas vous ?



lundi 13 avril 2020

Jour 28 d’une autre vie. Dans l’attente de la voix présidentielle.


Plus de 112 000 personnes sont mortes des causes du coronavirus depuis son arrivée en Chine en décembre dernier. Morts officiellement recensées. Combien ne sont pas comptabilisées, combien seulement ne lui sont pas même attribuées ? On va tout droit vers le million de morts, le chiffre définitif ne sera estimé que quelques mois après la fin des ravages de ce virus mortifère.
Rappelons que la grippe dite espagnole avait fait entre 20 et 100 millions de morts après la fin de la première guerre mondiale, à une époque où la population mondiale était bien inférieure à celle d’aujourd’hui, et où les déplacements de population étaient bien moindres et bien plus lents qu’en 2020.
Mais aussi à une époque où les chercheurs étaient beaucoup moins nombreux et moins bien outillés. Gardons espoir tout en restant lucides et surtout prudents.

Le sujet de prédilection des politiques et journalistes, depuis deux jours, est la teneur du discours que tiendra le président MACRON ce soir. L’information en continu exige d’eux qu’ils parlent pour ne rien dire et glosent et supputent… Qu’ils attendent d’entendre le président et qu’ensuite ils commentent, intelligemment, voici ce qu’on attend d’eux. Bâtir des discours plus ou moins alarmistes, anxiogènes, sur des rumeurs et bruits de couloir ne sert strictement à rien.

dimanche 12 avril 2020

Jour 27 d’une autre vie. Pâques.



Fête de Pâques inédite, le pape seul dans sa basilique, des prêtres qui célèbrent la messe seuls devant une caméra, sur des parkings, etc.
Fête de Pâques en petits comités familiaux, agrémentée d’échanges visio avec les autres membres de la famille…


Un ralentissement de l’épidémie est sensible en France et surtout en Italie. La situation aux Etats-Unis est très mauvaise, mais le président TRUMP mise tout sur le maintien de l’activité économique, au détriment de la santé de ses concitoyens. Il n’a pas encore compris que l’un n’allait pas sans l’autre, que l’économie, sans travailleurs et sans consommateurs, serait vite réduite à néant. Un effet positif de ce virus serait qu’il conduise à un échec de Donald TRUMP à l’élection présidentielle de novembre prochain.


Demain le président MACRON s’adressera à nouveau aux Français, pour notamment confirmer le prolongement du confinement (jusqu’à quand), peut-être des modifications dans ses conditions ou dérogations. Annoncera-t-il aussi que l’école ne reprendra qu’en septembre ?
Des entreprises vont reprendre le travail, parfois sous forme un peu réduite, au moins aménagée, afin de respecter les préconisations sanitaires. Beaucoup de questions restent posées sur le déconfinement (forme, date), alors que certains préviennent déjà qu’il faudra travailler plus, au moins pendant un certain temps, pour rattraper la production perdue...



J’ai profité de ce jour pour lire le livre « J’ai épousé un inconnu » de Patricia Macdonald.
Je n'avais lu aucun des livres de cet écrivain américain de 71 ans, et celui-ci a atterri dans mes mains par hasard. Heureux hasard. On est happé par cette histoire, on la vit avec ses personnages, on a peur pour eux, on a les mêmes doutes que les policiers, on juge, on se déjuge, et quand il ne reste plus que quelques pages, qu'on sait qu'on va arriver au terme du récit, on comprend enfin, le coupable est démasqué. Et pourtant, deux pages plus loin, la vérité éclate, mais pas du tout celle qu'on avait imaginée! Merci pour le suspens, merci pour l'originalité.





samedi 11 avril 2020

Jour 26 d’une autre vie. A situation exceptionnelle, législation d’exception !


Nous vivons une situation non seulement exceptionnelle, mais de plus inédite.
Le Gouvernement a obtenu l’autorisation de légiférer, temporairement et dans des domaines précis, par ordonnances.
Des projets sont à l’étude, de traçage des personnes via leur téléphone portable.

Immédiatement, des « défenseurs » de la liberté et des droits protestent, crient aux atteintes à la liberté, au flicage, etc...S’ils avaient été victimes du Covid-19, ils ne diraient plus rien !!
Il faudrait déjà appliquer de la façon la plus stricte les lois actuellement en vigueur à l’encontre des salopards qui profitent de la situation actuelle, notamment pour escroquer des gens, les voler, profiter de leur état.
Ceux qui s’attaquent aux personnels de secours ou soignant, de police ou de gendarmerie, aux élus, ne devraient pas être punis de moins que d’un an de prison ferme.
Ceux qui bravent les obligations du confinement, sous prétexte qu’ils n’ont pas les mêmes valeurs que les autres, et que les 135 € d’amende prévus ne représentent rien à leurs yeux, on ne peut pas grand-chose contre eux, si ce n’est de rendre publics leurs agissements pour que chacun puisse les juger à leur juste valeur.



Notre gouvernement, que fait-il ? Est-il efficace ? Est-il honnête ? Est-il à la hauteur ?
Nombreux sont ceux qui ont déjà leur opinion, toute tranchée et sûrs d'eux, notamment ceux qui ont été au pouvoir récemment, et ceux qui n’y ont jamais été.
Mais ils n’y sont pas ACTUELLEMENT.
Alors, face à cette pandémie inédite, face à cet inconnu, ils feraient mieux de faire confiance à ce Gouvernement dans le feu de l’action. Qu’ils proposent d’autres voies, oui ! Qu’ils proposent leur aide, oui ! Qu’ils condamnent ou critiquent, non, PAS POUR LE MOMENT !





vendredi 10 avril 2020

Jour 25 d’une autre vie. Tiens, ils baissent leur salaire ?


Depuis quelques jours des dirigeants de grandes entreprises, Renault et Kering tout récemment, ont décidé soit de baisser leur rémunération de façon significative, pendant quelques mois, soit de renoncer à leurs bonus pour 2020,

A première vue, ce geste est louable, et je pense que ces dirigeants préfèrent cette solution à celle d’un don pour des raisons fiscales.
En y réfléchissant un peu plus, je me demande si ces dirigeants ne sont pas en train de se rendre compte que leur rémunération est déconnectée de la réalité, et qu’elle devient presque immorale, même si elle reste légitime.
Par contre, la pandémie étant une cause de force majeure, la capacité entrepreneuriale ou managériale de ces dirigeants, leur performance, ne sont pas en cause, donc ces baisses de rémunération ne sont pas, dans l’absolu, logiques…

Je répète que je salue tout de même leur geste, surtout lorsque les sommes en cause sont remises à des fondations ou associations.

Les sportifs aussi s’y mettent, certains contraints et forcés, car leurs clubs n’ont plus de recettes et ne peuvent, indéfiniment, régler des salaires mirobolants à des sportifs au repos. D’autres le font volontiers, ou font des dons. Nombreux sont ceux qui n’ont pas encore franchi le pas…

Chapeau bas aussi à ces sportifs qui offrent leur temps aux hôpitaux, aux personnes qui ont besoin d’aide.