ANNONCE

lundi 14 octobre 2013

L’UMP est forcément à l’origine de la victoire du Front National à Brignoles.

Laurent LOPEZ, candidat du Front national, est élu conseiller général de Brignoles avec 53,9 % des voix, devant la candidate UMP Catherine DELZERS, qui a recueilli 46,1 % des voix, avec une participation relativement élevée pour ce type de scrutin partiel à 52,5 %. A première vue, on peut imputer cette victoire du candidat de l’extrême-droite à la gauche, qui n’a pas su proposer une candidature unique au premier tour, et qui ne se serait pas assez mobilisée contre le candidat frontiste au second tour, mais, à y regarder de plus près, c’est bien à l’UMP qu’il faut imputer la défaite de sa propre candidate. Premièrement, entre le premier tour et le second, c’est dans les bureaux de vote classés à droite que Laurent LOPEZ a le plus progressé. Ensuite, et contrairement aux états-majors de l’UMP, le parti socialiste avait appelé à faire barrage au Front national, et à voter pour la candidate UMP, ce qui est tout-à-fait méritoire. En effet, les partis de l’actuelle opposition ont enterré le concept même de front républicain, et ils ne peuvent donc pas reprocher aux électeurs de gauche de ne pas leur apporter leurs suffrages. Par ailleurs, la droitisation, la radicalisation du discours des ténors de l’UMP, jusqu’au policé François FILLON, qui flirtent de plus en plus souvent avec les idées frontistes ont tendance à gommer les différences entre la droite et l’extrême-droite, ce qui déstabilise même ceux qui traditionnellement votaient pour l’UMP qui, maintenant, se disent que, tant qu’à faire, autant voter pour le candidat FN ou Bleu Marine, qui n’a pas encore déçu, puisque de toutes les façons, les idées de l’UMP rejoignent les siennes. L’électeur de gauche, quant à lui, est, pour les mêmes raisons, dissuadé d’aller voter puisque, à la virgule près, les thèses qu’il reproche au Front national sont reprises par l’UMP ! Voter UMP, dans certains cas, revient presque, pour lui, à voter FN ! Alors in ne vote pas, ou vote blanc. Quand ensuite on lit que l’excellentissime Geoffroy DIDIER de la Droite forte, déclare que « Le résultat de Brignoles, c’est la faute à la gauche au pouvoir depuis 18 mois, incapable de répondre aux besoins, aux problèmes et aux exaspérations des Français », on se rend compte qu’on a les politiques les plus bêtes du monde ! Il a déjà oublié qu’il y a quelques mois le candidat SARKOZY s’était fait sortir de l’Elysée parce que la droite, au pouvoir depuis 17 ans, était incapable de répondre aux besoins, aux problèmes et aux exaspérations des Français ! Et la France, au bout de ces 17 ans, était dans un tel état, moralement et psychologiquement au moins autant qu’économiquement, qu’il était impossible de la remettre d’aplomb en quelques mois. La gauche, le parti socialiste en particulier, déçoit donc les électeurs français comme la droite l’a fait en 2012. L’année prochaine verra un Front national fort, notamment aux élections européennes. Il faudra malheureusement en passer par là, nos élites n’étant pas aptes à en dissuader une majorité d’électeurs.

dimanche 29 septembre 2013

Le Bayrou nouveau arrive !

Alors que les vendanges viennent de démarrer dans le beaujolais, en vue de la sortie, le 3ème jeudi de novembre, du célèbre vin nouveau, le Bayrou nouveau va sortir, lui, ce week-end lors de l’université de rentrée de « son parti », le MODEM. François BAYROU a eu de bonnes idées, mais une stratégie désastreuse et suicidaire. Il a raisonnablement coupé les ponts avec une UMP droitisante, mais son despotisme a fait fuir la plupart des cadres et élus de son parti, et il s’est retrouvé tout nu devant un François HOLLANDE victorieux qui n’a pas eu besoin de lui tendre sa main et de le prendre à ses côtés. Alors maintenant, François BAYROU est déçu. Et il se rapproche d’un autre déçu (ou cocu, c’est selon) : Jean Louis BORLOO, à la tête de l’UDI. Le problème, en France, c’est que le système politique est bipolaire : la droite et la gauche, soit l’UMP et le PS, avec chacun leurs satellites et, dans les extrêmes, les miettes du Front de Gauche d’un côté, et l’amas populiste du Front National de l’autre. En France, le centre, c’est le ventre mou. Et tout le monde est un peu centriste. Et comme les élus tiennent plus à garder leur siège qu’à se singulariser (hors quelques exceptions), les valeurs centristes se noient dans le cadre des alliances avec le PS ou l’UMP. François BAYROU a voulu s’éloigner de la droite et s’est rapproché d’une gauche qui n’a pas eu besoin de lui. Jean Louis BORLOO a voulu exister dans et en marge de l’UMP, mais n’a pas été audible, et il voudrait s’en éloigner un peu. Les deux « pestiférés » se rejoignent donc et veulent unir leurs forces. C’est perdu d’avance. Leurs troupes sont trop faibles, et eux trop forts, trop surs de leur bon droit, trop individualistes. Deux chefs pour des troupes clairsemées, c’est trop. Ils vont émettre des propositions certainement intelligentes, réalistes, réalisables, mais ils ne recueilleront pas les suffrages nécessaires pour peser sur les décisions à venir…si un divorce n’intervient pas avant.

jeudi 26 septembre 2013

Les Roms, que faut-il en faire ?

Les Roms sont devenus des vedettes des médias : tous les jours on évoque soit l’évacuation d’un camp de Roms, soit l’arrestation de jeunes voleurs Roms, soit l’insalubrité de leurs camps de fortune, ou on les prend au titre d’argument pour critiquer telle ou telle mesure, ou en proposer une nouvelle. Combien sont-ils, d’ailleurs, en France ? L’Union Européenne et la France n’ont pas le même usage de cette appellation si bien que pour Bruxelles ils seraient près de 350 000 en France, dont 300 000 ont la nationalité française et, pour paris, ils représentent une population d’environ 20 000 personnes, ce qui ne représente même pas un demi pour cent de la totalité. De toutes les façons, ce problème est un problème européen, et non national. Il doit donc être traité dans sa globalité au niveau de l’Union Européenne, voire même en intégrant à la discussion les pays non membres. La France a proposé des aides au retour, qui n’ont servi à rien. Elle voit fleurir des camps sauvages qu’elle s’empresse de détruire lorsque les nuisances deviennent insupportables ou que les plaintes des riverains deviennent trop fortes. Et que se passe-t-il dans ce cas ? Les expulsés se regroupent un peu plus loin, et rebâtissent un nouveau camp sauvage. Entre temps, ceux d’entre eux qui étaient scolarisés ne le sont plus, ceux qui avaient trouvé de petits boulots n’en ont plus, et on les retrouve tous, peu ou prou, à faire la manche, à tenter de laver les pare-brise des voitures arrêtées aux feux rouges, à chaparder, à cambrioler, etc… Il est donc impératif qu’un groupe de travail européen prenne la réelle mesure du problème, et que l’Union Européenne mette en place des directives contraignantes pour les pays membres, mais qui les contraignent tous à agir de la même façon et dans la même direction. Il faut donner à ces populations un logement salubre, respecter la Convention Internationale des Droits de l’Enfant de 1989 en permettant notamment à ces enfants Roms de bénéficier d’une scolarisation, d’une protection et des soins qui leurs sont dus. Comme en toutes choses, il faut analyser le mal avant de lui administrer un traitement, sans quoi on gâche du temps et de l’argent pour rien. Dilapider des aides au retour, emprisonner de petits délinquants, déloger des squatteurs, etc… ne sert à rien si on ne prend pas la juste mesure du problème et les remèdes appropriés. Chaque pays hébergeant des Roms devrait déjà les loger de façon stable et salubre, leur garantissant des conditions d’hygiène minimale, leur apprendre la langue du pays, scolariser les enfants, aider les adultes à se former, à trouver un travail. Puis ces gens seront propres, travailleront, connaitront la joie de voir grandir leurs enfants dans des conditions meilleures que celles qu’eux-mêmes auront connus, et leur apparition dans les médias reviendra à une juste proportion comparativement à leur importance dans la population de nos Etats.

mercredi 4 septembre 2013

Deux Présidents parmi les fantômes….et les massacres continuent….

Ils étaient deux Présidents, aujourd’hui, parmi les fantômes : François HOLLANDE et Joachim GAUCK, les présidents français et allemand se sont recueillis à Oradour sur Glane où les nazis ont lâchement assassiné la quasi-totalité de la population de ce village de Haute Vienne, soit 642 innocents, le 10 juin 1944. Des survivants de l’époque se demandent encore si les victimes de cette ignominie apprécieraient cette première visite d’un chef d’Etat allemand. Qu’ils soient rassurés sur ce point, tant il est certain que ces innocents auront pardonné à leurs tortionnaires et, surtout, ne tiendront pas rigueur à la nouvelle génération allemande, des crimes de leurs parents et grands parents. En 1984, Helmut KOHL, chancelier allemand, et François MITTERRAND, président français, avaient déjà célébré la paix et l’amitié entre nos deux nations sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, à Verdun. Ces gestes forts sont essentiels, car ils permettent de raviver la volonté de coopération et de paix en rappelant ce que la haine, la guerre, peuvent occasionner comme horreurs. Il n’est pas forcément question de repentance. Le président allemand n’a pas à demander pardon pour ses ancêtres, d’autant plus que les seuls qui pourraient pardonner ne sont plus là. Mais il peut, et il l’aura certainement fait, reconnaître la responsabilité des dirigeants allemands de l’époque, et rendre hommage aux victimes de cette barbarie. En cette journée, tout un chacun, à l’instar des deux Présidents et des délégations qui les accompagnent, va se heurter à l’incompréhension face à des actes d’une aussi lâche cruauté, et se demander : « Comment est-ce possible ? Pourquoi de tels actes ? Il faut tout faire que cela ne se reproduise plus ! Plus jamais, et nulle part ! » Et pourtant, au même moment, des actes semblables sont perpétrés en Syrie, en Irak, en Afrique, et dans d’autres contrées. Ne sommes-nous pas complices de ces crimes en ne faisant rien pour les empêcher ? Il faut que nous ayons le courage de nous opposer à ces actes, que nos dirigeants en prennent conscience et protègent les humains, même si c’est au détriment des intérêts économiques supérieurs du pays.

mercredi 28 août 2013

Maudits Syriens.

D’après les archéologues, la Syrie actuelle abritait l’une des peuplades les plus anciennes du monde antique : les Amorrites. La ville de Damas a été fondée au IIIème millénaire avant Jésus Christ, et a toujours été habitée, voyant d’ailleurs défiler de nombreux occupants au fil des siècles : Cananéens, Phéniciens, Hébreux, etc…en passant par les Grecs, et jusqu’aux Français, qui y ont établi un protectorat de 1920 à 1946, année où ce pays de près de 200 000 km carrés a enfin accédé à l’indépendance. Mais cette indépendance a toujours été difficile, et émaillée de nombreux coup d d’Etat : trois, rien qu’en 1949, le retour du pouvoir civil en 1954, suivi de la constitution avec l’Egypte de la République arabe unie, elle-même interrompue par un nouveau coup d’Etat en 1961, qui ne sera pas le dernier. La première période de stabilité politique s’ouvre en 1970, avec l’arrivée au pouvoir de Hafez el ASSAD. Celui-ci, soutenu par l’armée et diverses minorités religieuses se maintiendra au pouvoir sans trop de heurts, car il imposera au pays et à ses 20 millions d’habitants un régime dur, autoritaire, policier, et musellera toute velléité de démocratie, de liberté. Lorsqu’il meurt en 2000, et que son fils Bachar el ASSAD, ophtalmologue de 35 ans formé en partie au Royaume-Uni, époux d’une anglo-syrienne ayant travaillé dans de grandes banques, lui succède, le peuple syrien vit le « printemps de Damas ». Las, cette période de redécouverte de libertés publiques jusque là bafouées s’interrompt dès février 2001. Depuis cette date, le peuple syrien, jour après jour, souffre de plus en plus de la répression, du manque de libertés, comme s’il était maudit et que jamais il ne pouvait accéder à une vie de citoyen libre. Faut-il pour autant intervenir, sachant par ailleurs que l’opposition est multiforme et a de grandes chances de ne pas réussir à se mettre d’accord si d’aventure le régime actuel tombait. Et le peuple syrien sortirait d’un chaos pour, certainement, tomber dans d’autres ornières, à l’instar de ce qui se passe en Egypte et en Tunisie. Mais si dans l’appartement voisin du nôtre le père de famille bat et torture femme et enfants, a-t-on le droit de se contenter de se boucher les oreilles pour ne rien entendre et les yeux pour ne rien voir ? Non. Il faut agir pour faire cesser ces souffrances. Il faut tout faire pour que Bachar el Assad s’en aille. Il n’a pas souhaité quitter son palais de son plein gré, il va falloir l’en déloger. Tant pis si les Russes ne sont pas d’accord, leur conception de la démocratie ressemble trop à celle du despote syrien. Toute intervention, quelle qu’elle soit, ne résoudra pas tous les problèmes, la situation des Syriens sera encore difficile et chaotique pendant des printemps, mais elle sera certainement moins dramatique qu’actuellement. C’est une question de dignité humaine et d’humanité.

mardi 13 août 2013

La France souffre-t-elle d’islamophobie ?

Un jeune militaire a été arrêté, soupçonné d’avoir voulu tirer sur une mosquée de Vénissieux, ou sur les personnes qui se seraient trouvées devant le bâtiment. Par ailleurs, divers organismes auraient constaté une augmentation de 35 à 40 % des actes contre des musulmans ou des symboles de l’islam au 1er semestre 2013 par rapport à la même période de l’an passé.
Le constat semble donc sans appel : l’islamophobie serait en augmentation.
En fait, si l’on observe les manifestations identiques à l’encontre des juifs, des Roumains, voire même des homosexuels, on aboutit à des conclusions similaires.

Ce qui se passe, dans notre pays confronté autant à une crise économique qu’à une crise des valeurs, on peut voir que les comportements des uns et des autres sont exacerbés.

Ces manifestations sont dues à l’intolérance : on ne cherche pas à comprendre celui qu’on ne connait pas mais qu’on voit différent de nous. Et qui, de son côté, à l’inverse du Français moyen qui reste dans une certaine discrétion, accroît les manifestations ostentatoires : port du voile ou de la kippa, manifestations bruyantes lors de la rupture du jeûne ou lors de cérémonies de mariages où sont brandis des drapeaux de pays étrangers dans des cortèges qui, parfois, vont jusqu’à semer la pagaille sur des boulevards périphériques et mettre en danger la vie des autres usagers de ces artères.

Parallèlement circulent sur la toile, et sont transférés d’une messagerie à l’autre des informations souvent fantaisistes, toujours invérifiables, sur des abus de notre système social, commis par des personnes que l’on assimile à des parasites…

Le climat qui régnait dans l’Allemagne des années trente transparaît largement dans toutes ces manifestations. Les extrémistes de tout poil se croient investis d’une tâche libératrice et vont jusqu’à imaginer, voire mettre en pratique des actes qu’on aurait crus relégués dans les oubliettes de l’Histoire.

Il est de la responsabilité des dirigeants, que ce soit de l’Etat ou des diverses religions ou communautés, de rétablir de toute urgence le dialogue. Il appartient à chacun de ne pas regarder l’autre de travers, mais de discuter avec lui, de partager avec lui.

La situation économique est difficile, mais elle l’est autant pour le chômeur creusois catholique que pour le beur de Vénissieux ou le juif de la rue des Rosiers.

Admettre les différences, oui. Les exacerber, non.


mercredi 24 juillet 2013

L’islam, les islamistes et leur image.

L’islam, à l’instar de la religion chrétienne, est une religion monothéiste qui porte en elle les valeurs de partage, de solidarité, de fraternité.


Pourtant, il nous met mal à l’aise sur de nombreux points.
C’est en fait plutôt la façon dont il est vécu par certains de ses pratiquants qui nous choque, et à juste raison.

Ainsi de la burqa ou voile intégral, pratique d’ailleurs interdite en France par la loi, mais on a pu voir récemment que les contrôles par les forces de l’ordre sont délicats et sont souvent suivis de manifestations intolérables et parfois violentes.

Qui n’a pas déjà croisé une femme musulmane dont on ne pouvait deviner que les yeux, le reste du corps étant entièrement caché, sans éprouver un sentiment de malaise ? Ces femmes, même si elles ont accepté (mais avaient-elles le choix ?) cette coercition, ne peuvent pas vivre normalement ; et que dire de leurs enfants qui ne les voient que soumises ? Il y a par ailleurs de réels problèmes de sécurité, car n’importe qui, homme ou femme, peut ainsi se soustraire à tout regard, caché sous ces vêtements de la honte.

Les islamistes qui prônent ces tenues ne servent pas leur religion et son image.

Jadis, les catholiques ne mangeaient pas de viande le vendredi, qui était jour du poisson. Cette coutume n’est plus guère suivie, de même que les règles en matière de jeûne au moment du carême.
Il en va différemment lors du ramadan, dont les règles sont bien plus complètes, restrictives et strictes, et qui est encore bien respecté.
Là encore, il est prévu que le jeûne ne doit jamais nuire à la santé du pratiquant. Ainsi, les femmes enceintes, jeunes et vieillards, ainsi que toute personne, si les conditions l’exigent, peut enfreindre les règles du ramadan afin de préserver sa santé. Mais combien n’osent le faire par peur de représailles ?
Je côtoie tous les jours de pauvres gamins, qui errent entre midi et quatorze heures, par cette chaleur caniculaire, et qui ne mangent ni ne boivent…

Ceux qui obligent leurs coreligionnaires à jeûner coûte que coûte ne servent pas leur religion.

Ceux qui appellent au meurtre, à la vengeance, contre les Israéliens, les Américains, les Occidentaux en général, ne servent pas leur religion.

Ceux au contraire qui prônent la fraternité, qui discutent avec leurs voisins, même s’ils n’ont pas les mêmes croyances, qui expliquent leur religion, qui respectent les femmes et les enfants, ceux-là servent leur religion, contribuent à la dédiaboliser et servent l’Humanité.