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jeudi 4 octobre 2012

Hollandien plutôt que Hollandais.

Alors que les soutiens de Martine AUBRY sont appelés aubryistes, ceux qui restent de DSK strausskhaniens, les fidèles du Président de la République sont connus sous le nom de Hollandais.


Or, pour tout francophone, un Hollandais est un résident des Pays Bas ; or, je doute que notre dirigeant ait beaucoup d’admirateurs bataves, en tous cas il est sûr que ses soutiens résident majoritairement en France.

C’était facile de les baptiser hollandais, mais ce terme devrait être remplacé par hollandien, ce qui ne déplairait certainement pas au premier intéressé qui se rappelle certainement que les amis de son prédécesseur corrézien étaient des chiraquiens et non des chiraquais.

Le discours politique en serait éclairci, et les politologues auraient bien moins de mal à cerner l’importance de ses supporters.

Malheureusement pour notre Président, le nombre de ses « followers » baisserait dramatiquement, puisqu’il chuterait de près de 17 000 000 de personnes, qui sont les résidents des Pays-Bas, que l’on appelle, un peu injustement d’ailleurs, la Hollande.

La sphère politique de François HOLLANDE serait de ce fait la Hollandie, peuplée de Hollandiennes et Hollandiens, qui sont des citoyens un peu de gauche, un peu du centre, qui rêvent d’une France un peu meilleure et sont obligés, pour y arriver, d’emprunter parfois des voies tracées par sarkozistes de droite mais, en Hollandie comme en Italie (peuplée d’Italiennes et d’Italiens), ne dit-on pas que tous les chemins mènent à Rome ?




mercredi 3 octobre 2012

Non-cumul de quoi ?

Le non-cumul des mandats des politiques refait régulièrement surface, mais si cette règle doit être mise en place par une loi, elle doit être votée par, justement, ceux qui profitent, voire abusent de ces cumuls de mandats.


Le parti socialiste a demandé à ses parlementaires de se mettre, d’ores et déjà, dans la configuration qui devrait découler de cette future loi, mais très peu de députés et sénateurs concernés ont obéi aux injonctions de Martine AUBRY.

Les sénateurs, notamment, estiment que, du fait qu’ils sont élus au palais du Luxembourg par des élus locaux, dont les maires et conseillers régionaux et généraux, ils se doivent d’en faire partie, et donc de conserver leur mandat local. Le raisonnement est, il faut en convenir, totalement pertinent. D’autres justifications du maintien de mandats locaux peuvent également être tout-à-fait valables.

Et tous ces parlementaires d’expliquer par ailleurs que ce n’est pas l’appât du gain qui en fait des cumulards, puisque leurs indemnités sont plafonnées.

Là il faut quand même préciser les choses : la partie des indemnités qui dépasse le plafond est redistribuée à d’autres élus, selon leur bon vouloir et sans contrôle, ces élus pouvant être des parents, des amis, etc… qui peuvent devenir des « obligés ».

Alors il me semble qu’il y a une façon simple et économique de lutter contre le cumul des mandats.

On limite le nombre de mandats à trois, à savoir un mandat national, un régional ou local, et un dans une structure intercommunale ou parapublique (hôpital, établissement public, etc…), et on maintient le plafonnement des indemnités sauf que l’élu ne perçoit, jusqu’à atteindre le plafond, que les indemnités à partir de la collectivité la plus élevée, le surplus n’étant versé à personne, mais économisé par la structure de plus bas niveau.

Ainsi, si un élu a droit à 20 000 €uros de l’Assemblée nationale, 10 000 € du Conseil Général et 3 000 € de la commune (chiffres non réels, utilisés uniquement à titre d’exemple), et que le plafond est à 25 000 €uros, il perçoit actuellement 25 000 €uros et reverse 8 000 €uros à qui il veut.

Dans la situation future, il percevrait toujours 25 000 €uros, soit 20 000 € de l’Assemblée nationale, et 5 000 € du département. Ce dernier économiserait 5 000 €uros, et la commune 3 000 €uros, qui pourraient servir à d’autres causes.

Ainsi, naturellement, le cumul des mandats régresserait de lui-même sans qu’il n’y ait de contraintes à exercer, et des sommes non négligeables seraient économisées, dans un premier temps car, dans un second temps, de nouveaux élus pourraient postuler pour ces mandats abandonnés par les cumulards, ce qui aurait pour autre avantage de renouveler un tant soit peu le personnel politique.



mardi 2 octobre 2012

Le matin devant la glace...


Il était un homme qui, le matin en se rasant, se voyait président de la République.

A la lueur de ce qui se passe actuellement à Florange, à Aulnay sous Bois, dans divers sites de Sanofi, Pétroplus et de nombreux autres, je me demande comment les dirigeants de ces entreprises se voient le matin dans la glace.

Celui dont l’entreprise survit difficilement, qui se résout, en dernier recours, à supprimer des postes dans son entreprise, la boule au ventre, doit se voir le teint blême, les cernes sous des yeux rougis par la fatigue après une nuit d’insomnie.

Mais celui qui décide d’envoyer au chômage des personnes qui ont donné à son entreprise de nombreuses années de travail, parfois mal payées, uniquement pour mieux rétribuer ses actionnaires ou pour faire monter le cours de bourse, ou qui transfère ses usines à l’étranger pour faire la même production à moindre coût ou parce que, là-bas, il peut exploiter ses ouvriers davantage qu’en France, comment se voit-il dans la glace ?

Messieurs les patrons, votre entreprise n’est pas seule. Et si vous réagissez tous comme ceci, sachez que vos salariés et ceux de vos homologues sont aussi vos clients, et que si, tous, vous les privez d’emploi et de ressources, vous tuez aussi vos clients. Ce ne sont ni les Chinois ni les Malaisiens qui vont venir écouler les stocks que vous aurez importés en France, et vous verrez vos bénéfices fondre puis vous entendrez vos actionnaires maugréer, protester, et ils finiront par se séparer de vous puisque vous ne pourrez plus répondre à leurs exigences.

Alors, peut-être, regretterez-vous de ne pas les avoir convaincus de garder leurs employés et de trouver d’autres moyens de développer leur entreprise.
Mais il sera trop tard pour ceux que vous aurez « remercié » (quel terme inapproprié ici), et il sera trop tard pour vous

jeudi 20 septembre 2012

Abus de liberté.

L’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a publié cette semaine une nouvelle série de caricatures de Mahomet, ce qui a déclenché de nombreuses réactions, tant positives que négatives.


Il est un fait que, depuis la diffusion d’une vidéo anti-islam sur le net, les musulmans en général, certains courants plus particulièrement, ont réagi de façon massive, parfois très violentes, de toutes façons de manière totalement disproportionnée.
Il est un fait également, qu’en France existe la liberté d’expression, et que ce n’est pas un blogueur qui va s’en plaindre, bien au contraire.

Ce que je ne conteste pas, c’est le droit de Charlie hebdo de publier des caricatures du prophète. Ce que je critique, par contre, c’est le moment de cette publication, alors que le monde musulman a déjà été « provoqué » par cette vidéo, et que l’hebdomadaire aurait pu différer cette publication. Ce que je condamne, c’est que cette publication a été annoncée, dans le but inavoué d’augmenter le tirage et les recettes du journal, et qu’il utilise ensuite l’argument de la liberté d’expression pour se défendre.

Liberté d’expression ne veut pas dire publier n’importe quoi et n’importe quand.

Ne dit-on pas que la liberté de chacun s’arrête là où commence celle de l’autre ?

Provoquer délibérément une catégorie de personnes du fait de leur religion, attiser le feu qui couvait et, ce faisant, prendre le risque de causer des événements – même totalement injustifiables !- qui sont susceptibles de mettre en danger la vie d’autrui, c’est non seulement tout-à-fait irréfléchi, mais même condamnable !

Certaines fois, ce que l’on appelle l’art n’est qu’abjection. Je pense à cette vidéo bête et méchante, mais aussi à Piss Christ, cette photo d’un (artiste) américain (dont je tairai le nom pour ne pas lui faire de la publicité) dont il a été question récemment, représentant un crucifix dans de l’urine, et à d’autres représentations du même acabit. Où est l’art là-dedans ? Je ne le vois pas, contrairement à la bêtise, à la méchanceté qui, eux, sont apparents.

Charlie Hebdo a, cette semaine, abusé de sa liberté d’expression, et il est à souhaiter que cet abus ne déchaîne pas de manifestations de haine.



mercredi 5 septembre 2012

Non-information et respect de la vie privée.

Tous les journaux ou presque, ont traité divers aspects de la rentrée scolaire ces derniers jours, « marronnier » habituel de chaque début de mois de septembre.


Entre les articles sur le nombre d’élèves ou de professeurs, sur les remplacements, sur le mal-être des enseignants, le stress des uns ou des autres, un article faisait état d’un professeur nantais de technologies et sciences industrielles qui avait mis à profit ses vacances d’été pour changer de sexe.

Quel est l’intérêt d’une telle information ?

Où est le respect de la vie privée, non seulement de la personne concernée, mais aussi de tous les autres professeurs nantais de technologies et sciences industrielles ?

Le fait de céder au sensationnalisme, le fait pour les journalistes de privilégier des informations qui, certes, répondent à l’attente voyeuriste des lecteurs, mais sont d’un apport intellectuel nul donne une piètre image d’une profession qui, par ailleurs, compte des membres estimables et de qualité.

Que des feuilles dont le but inavoué n’est que de faire de l’argent relaient de telles informations, soit, mais qu’elle soit reprise par une grande partie des journaux, qu’ils soient gratuits ou payants, est désolant.
C’est assouvir inutilement la soif de certains lecteurs qui ne s’intéressent qu’à des non-faits et, du même coup, les encourager à rechercher de tels « scoops ».

La situation personnelle de ce professeur ne doit pas être simple. Risquer ainsi de l’exposer aux regards lubriques ou désapprobateurs de ses condisciples, de ses élèves ne peut qu’entamer son état psychique et son moral.
Certains, victimes de tels agissements, n’ont su échapper à cette pression et à cette vindicte qu’en empruntant la voie sans issue du suicide.

Mesdames et messieurs les journalistes, bloggeurs et accros des réseaux sociaux, pesez vos paroles et vos écrits, et la terre tournera bien plus rond.



lundi 3 septembre 2012

Le dérangeant Matthieu PIGASSE.

Matthieu PIGASSE est né en mai 1968, il n’est pas marié mais a des enfants, il est directeur général de la banque d’affaires Lazard Frères en France, mais encarté au parti socialiste, il a occupé des postes dans les cabinets ministériels de Dominique STRAUSS KAHN puis Laurent FABIUS à la fin du siècle dernier, mais s’est reconverti dans le privé avec brio ; il a voulu être président du Conseil de surveillance du « Monde » mais a échoué ; il a racheté « Les Inrockuptibles », dont il a récemment confié la responsabilité à Audrey PULVAR, privée d’antenne pour cause de compagnon ministre…..


Que de raisons de jalouser cet homme, riche, mais qui dit ne pas agir pour l’argent !

Et les médias et nombre de voix se sont empressés de taper sur Matthieu PIGASSE depuis que le ministre de l’Economie Pierre MOSCOVICI a confié, à la Banque Lazard justement, un mandat de conseiller du gouvernement pour la création de la Banque Publique d’Investissement promise par le candidat François HOLLANDE.

Je ne connais pas Matthieu PIGASSE et n’ai nul intérêt à le défendre, mais il est tout de même la victime d’attaques émanant de personnes qui feraient mieux de se réjouir de la réussite d’hommes d’affaires français, plutôt que de toujours les soupçonner de tout et n’importe quoi !

Par ailleurs, il est tout-à-fait concevable, et même souhaitable, qu’il y ait des hommes de gauches qui soient riches. Etre de gauche ne signifie pas être miséreux, c’est avoir un état d’esprit et agir selon des principes caractéristiques.

Matthieu PIGASSE ne disait-il pas « Pour être motivés, les dirigeants doivent être actionnaires. Il devrait d’ailleurs en être de même pour tous les salariés» ?

Dans ses déclarations, ses choix, ses missions de conseil, Matthieu PIGASSE a su avoir des réflexions de gauche, des comportements que je qualifierais de « sociaux ». En cela, il mérite le respect, cas sa richesse ne l’empêche pas de rester fidèle à ses convictions, bien au contraire, car son raisonnement d’homme d’affaires tien compte de ces idées.

Alors dire que la mission qui lui a été confiée par le gouvernement vient le remercier d’avoir embauché Audrey PULVAR aux « Inrock.. » est aussi injuste que si on le soupçonnait d’être à l’origine de la panne informatique qu’a connue le journal « Libération », concurrent du « Monde », à la fin de la semaine passée !