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lundi 5 novembre 2012

Le mariage pour tous, malheureusement non.

Le projet de loi qui devrait être examiné cette semaine, instaurant le mariage pour tous, engendre beaucoup de réactions, notamment de la part des autorités religieuses, qu’elles soient catholiques, musulmanes ou juives. Seules les églises protestantes me semblent discrètes, alors que l’Eglise évangélique réformée vaudoise, en Suisse, a décidé de créer un acte liturgique pour bénir les couples homosexuels.
Les autorités religieuses sont tout-à-fait fondées à se prononcer sur ce projet.
Par contre, la façon dont elles le font n’est pas « charitable ».

Tout d’abord, il ne s’agit ici que du mariage civil, le mariage religieux n’est pas concerné.

Ensuite, il faut bien comprendre que le mariage tel qu’on le connaît n’est pas altéré. Il s’agit uniquement de l’ouvrir à des couples qui, à l’heure actuelle, en sont encore exclus.

Le mariage pour tous, c’est un acte contre l’hypocrisie.

Des couples homosexuels existent, éventuellement liés par un PACS. Leur autoriser le mariage est les reconnaître comme couple à part entière. Ce n’est d’ailleurs pas parce que cette union sera reconnue qu’elle augmentera le nombre de ces couples, comme la légalisation du divorce n’a pas augmenté le nombre d’échecs conjugaux, elle les a juste reconnus.

Aujourd’hui, un couple homosexuel peut adopter des enfants, mais à condition de mentir, de cacher sa situation réelle. Demain, il n’aura plus besoin de mentir !

Invoquer le bien-être de l’enfant pour combattre le mariage pour tous est également une supercherie.

De tous temps, les couples ont fait des enfants, non pour les enfants, mais pour eux-mêmes ! Jadis, d’ailleurs, les enfants venaient tous seuls, la contraception n’étant soit pas connue, soit pas pratiquée. Puis les enfants ont été faits car ils donnaient des bras supplémentaires à la famille, par moment aussi, des défenseurs futurs de la patrie. Aujourd’hui encore, un couple fait en enfant pour lui, parce qu’il en veut un, parce qu’il est censé participer à la réussite de l’union. Tout ceci n’empêchant pas que l’on souhaite tout le bien de l’enfant ! Mais prétendre qu’un enfant souffrira d’avoir deux parents du même sexe n’est pas fondé du tout. Il sera préférable à un enfant d’avoir deux parents de même sexe s’aimant que deux parents se déchirant sans cesse !

Quant à réclamer un débat, une grande consultation, des états généraux, c’est uniquement une façon de retarder l’échéance. Pour ce qui est des grandes questions de société, et il en fut ainsi pour la peine de mort, ces consultations n’amènent à rien car il restera toujours des pro et des anti. Et au bout du compte, il faut décider par oui ou par non et, forcément, aller dans le sens de uns et à l’encontre des autres.

Lors de la campagne électorale, François HOLLANDE a déclaré que s’il était élu, il légaliserait le mariage pour tous. Il a été élu. Il va tenir sa promesse. Ceux qui ne voulaient pas de cette évolution auraient dû, alors, se manifester en plus grand nombre et élire son challenger.

Monseigneur Vingt-Trois aurait-il peur que si le « mariage pour tous » était légalisé ses prêtres demanderaient à y avoir accès car, après tout, seuls les religieux resteront exclus de ce dispositif….