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jeudi 9 décembre 2010

Couverture neigeuse.

Depuis la semaine dernière se succèdent des épisodes neigeux, dans l’Est, en Rhône-Alpes, dans l’Ouest, puis en région parisienne, tous à peu près comparables quant à leur intensité, inhabituelle, et leurs conséquences, malheureusement moins inhabituelles.
La couverture médiatique de ces événements a été correcte pour la province, elle a été à la limite de l’indécence pour l’Ile de France, montrant, une fois de plus, que hors le nombril parisien, le reste du pays n’a que peu d’importance.
Lorsque l’Ouest était englué dans cette neige, un fonctionnaire d’une préfecture a reconnu que l’organisation actuelle des services de l’Equipement, ainsi que les moyens mis à leur disposition ne permettaient pas une efficacité aussi grande que celle qui était celle des DDE dans le passé.

Que Paris soit bloqué par la neige est considéré comme une attaque contre le gouvernement ! Malheureusement, on ne peut pas accuser l’opposition d’avoir fait tomber la neige comme elle avait poussé les lycéens dans la rue il y a quelque semaines, mais on trouve des coupables (ou au moins des responsables) !

Pour le ministre de l’Intérieur, c’est parce que des routes sont penchées que les voitures perdent l’adhérence sur la neige et causent ce que, au bout de 24 heures, il consent à demi-mot à appeler la pagaille ! Je lui suggère de prendre les fonds du grand emprunt pour mettre les routes à plat !
Le premier ministre lui-même, qu’on a connu plus raisonnable, juste et équitable, a trouvé son coupable : Météo France, qui n’avait annoncé que 10 cm de neige alors qu’il y en a eu de 11 à 15. S’il n’y avait eu que les 10 cm annoncés, la pagaille eut été la même, de toutes façons.
Cette malhonnêteté me choque profondément.
Tout le monde, et eux les premiers, savent que les services de déneigement, comme trop d’autres services publics, ont perdu de leur efficacité du fait des restrictions budgétaires qui ont touché tant les effectifs que les moyens mis à leur disposition. Il suffit de le reconnaître, et on peut le comprendre, mais si on n’est pas d’accord avec cette politique. Mais rejeter la faute sur d’autres causes ou d’autres personnes, c’est du mensonge et n’est pas digne de responsables politiques.