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mercredi 10 mai 2017

Dommages collatéraux



Le président nouvellement élu n’a pas fait d’action d’éclat en ce jour, et pourtant il a, indirectement, secoué le cocotier et causé des dommages collatéraux.

Dans le désordre, Manuel VALLS, ancien premier ministre, candidat à la primaire  de l’alliance populaire battu par Benoît HAMON, qui n’a pas fait de cadeaux à Emmanuel MACRON lorsque celui-ci faisait partie de son gouvernement, qui veut se présenter aux élections législatives sous la bannière de la République en marche…attendons demain pour savoir si sa candidature a été retenue…

Marion MARECHAL-LE PEN, une figure du Front national, davantage appréciée que sa tante Marine, qui décide, à 27 ans, de faire un break dans sa carrière politique et démissionne de tous ses mandats.

Les Républicains, qui disent avoir perdu l’élection présidentielle non à cause de leur programme, mais à cause de leur candidat, qui modifient malgré tout ce programme pour les législatives, en promettant des baisses d’impôt dont le financement n’est pas assuré. Et qui menacent de l’enfer ses adhérents qui rejoindraient la majorité présidentielle. Des courants se font jour et des défections sont à prévoir, mais quelle en sera l’ampleur ? Et Laurent WAUQUIEZ qui se droitise de plus en plus…
Les socialistes qui sont en perdition et qui, à l’instar des Républicains, édulcorent le programme de leur candidat à la présidentielle pour espérer conserver des sièges à l’Assemblée nationale. Là aussi, on menace des éventuels transfuges, qui risquent d’être assez nombreux. En attendant, ceux qui restent au PS se regroupent et créent force chapelles ou courants, on ne s’y retrouvera bientôt plus.

Entre les deux tours de la présidentielle, Marine LE PEN a réussi à gâcher une bonne partie du crédit qu’elle avait engrangé au premier tour, par son arrogance, sa violence, ses erreurs.

Jean Luc MELENCHON est en train de commettre les mêmes erreurs en faisant capoter l’entente avec le PC. Résultat, le potentiel des Insoumis sera divisé entre plusieurs candidats dans nombre de circonscriptions, et el nombre d’élus en sera forcément limité.

L’élection d’Emmanuel MACRON, l’onde de choc qu’elle a provoqué, mais aussi l’aveuglement d’une partie importante du personnel politique en place met à mal tous les partis. Le nombre important des candidats dans chaque circonscription, l’état d’esprit des électeurs et l’ambiance générale vont être à l’origine de nombreuses surprises. Des candidats, même inconnus, de la République en marche pourront en bénéficier et faire leur entrée au palais Bourbon.

Par conviction, et parce que toutes les autres solutions n’ont pas été salutaires, il faut faire confiance au nouveau président de la République et lui donner les moyens de réformer le pays en lui accordant une majorité à l’Assemblée.


Il faut du neuf, il faut du jeune, il faut du changement, il faut se mettre en marche.