ANNONCE

jeudi 16 février 2017

Candidats en sursis.



Ce même jour, le Parquet National Financier, dans l’affaire Pénélope FILLON, affirme que l’on ne s’oriente pas vers un classement sans suite, ce qui veut dire que François FILLON n’est pas à l’abri de poursuites judiciaires, et la présidente du Front national, Marine LE PEN, reconnait avoir fait rémunérer par le Parlement européen, en tant qu’assistant parlementaire, des personnes qui n’en faisaient rien, mais qui étaient au service de son parti…..

A l’heure actuelle, émettre un pronostic sur cette future élection présidentielle est aussi hasardeux que de jouer aux paris hippiques. La justice avançant à pas comptés et à allure mesurée, aucune décision ne sera certainement prise dans ces deux affaires avant le scrutin de fin avril, début mai.
Marine LE PEN et François FILLON peuvent donc mener campagne jusqu’au bout et sont susceptibles d’être élus.
Il faut espérer que, comme le souhaite le candidat « Les Républicains », que le suffrage fasse office de jugement, et donc que ce jury populaire que constitue le corps électoral prenne ses responsabilités et ne confie pas les rênes du pouvoir à des personnes qui n’en sont pas dignes.

Imaginons tout de même que l’une de ces deux personnes soit élue, et que son intégrité, son honnêteté, sa morale, soient mises en cause dans le cadre de cette affaire, quelle sera sa légitimité ?
Est-il possible que ces personnes représentent notre pays à l’étranger ? Non.
Sont-elles légitimes pour demander des sacrifices aux Français ? Non.
Peuvent-elles être une autorité morale et montrer l’exemplarité ? Non.
Leurs seules paroles actuelles, à l’encontre de la Justice et des juges, de la presse et des journalistes, devraient déjà les disqualifier.

Et dire que ces candidats sont issus des deux partis qui réclament le plus de fermeté en matière de justice, de condamnations, de récidives (voir le discours de François FILLON à Compiègne, hier, qu’on aurait cru sorti de la bouche de son ancien patron Nicolas SARKOZY).

On se moque ou se moquait des Italiens avec les frasques de Silvio BERLUSCONI, des Américains qui ont élu Donald TRUMP, les Français vont-il devenir à leur tour la risée des autres pays ?