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jeudi 17 novembre 2016

Retour sur le scrutin des Européennes du 25 mai 2014.

29 mai 2014



Ce scrutin, où le Front national a obtenu plus de 25 % des voix et se retrouve en position de "premier parti de France" en a étonné plus d'un, alors que tout celà était fort prévisible et ne doit pas voir son importance exagérée.

Le nombre important de listes et la nature même du scrutin ont privé nombre de petits partis (écologistes, front de gauche) de plusieurs sièges.
Le parti socialiste, vue la situation en France, et le fait que la politique gouvernementale est trop à gauche pour certains, trop libérale pour d'autres, en tous cas pas assez conforme à ce qu'en attendaient les électeurs de François Hollande à la dernière présidentielle, ne pouvait prétendre à un score meilleur que celui qu'il a eu.
L'UMP, aux mains d'un Jean François COPE qui repousse plus qu'il n'attire, enferré par ailleurs dans une stratégie de critique systématique, et sans propositions qui tiennent la route, empêtrée de plus dans des affaires pourries, ne pouvait pas rééditer son "exploit" des élections municipales.
Qui plus est, les élections européennes, avec un scrutin à la proportionnelle intégrale, une assemblée naviguant entre Bruxelles et Strasbourg, dont on ne sait trop ce qu'elle fait, un découpage en huit circonscriptions dont on ne sait trop qui en a dessiné les contours, avec des têtes de liste recalées d'autres élections, et dont on ne sait combien de temps elle siégeront au Parlement européen, ont toujours été considérées par les Français comme des élections sans réel enjeu et  beaucoup s'en sont désintéressés.
En prime, cette année, preuve supplémentaire d'une certain déliquescence de l'appareil d'Etat, nombre d'électeurs n'ont pas reçu les prospectus et professions de foi ,et cette absence de documents en a dissuadé plus d'un de se rendre aux urnes.