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jeudi 17 novembre 2016

Je n’ai pas écouté Nicolas SARKOZY, mais…

26 septembre 2014



Je n’ai pas écouté Nicolas SARKOZY à Lambersart, mais ce qu’a relaté la presse m’inspire les quelques réflexions suivantes.

L’UMP doit être réformée, dit-il. C’est là un fait incontestable, mais qu’il soit la bonne personne pour le faire, je ne le pense pas, d’autant plus qu’il semble que son but inavoué est tout simplement d’agréger le plus de monde possible, dans la future ex-UMP, comme à sa droite et à sa gauche, pour se constituer un vivier électoral pour 2017. Cette stratégie n’est pas la bonne, de toutes les façons. Il vaut mieux travailler en bonne intelligence avec d’autres formations politiques, qui auraient leur représentant au premier tour de l’élection présidentielle et se rangeraient derrière le mieux-placé au second tour. Le problème, c’est que, dans ce cas de figure, il n’est pas certain d’être le mieux placé.

Réduire encore et à nouveau le nombre de fonctionnaires, revoir leur statut.
Que le statut des fonctionnaires soit revu n’est pas idiot. Tout ce qui serait fait pour que le régime des fonctionnaires soit le plus proche possible du régime général est une bonne chose.
Diminuer le nombre de fonctionnaires est une hérésie. Nous avons en France un environnement réglementaire et une législation trop touffue, trop complexe, et trop rigide, et dans tous les domaines : fiscalité, droit du travail, équipement, agriculture, etc… Aucun domaine de la vie courante n’échappe à ce travers. Par ailleurs, le champ d’intervention de l’Etat est vaste, et si on y ajoute les collectivités territoriales, trop nombreuses, et la santé, avec notamment l’impact de l’allongement de la vie, il faut bien des hommes et de femmes pour remplir ces missions !
Ce n’est pas supprimer des fonctionnaires qu’il faut, c’est rendre les services publics plus accessibles, de par leurs implantations et leurs heures d’ouverture, c’est redéployer les effectifs, pour en enlever dans des services pléthoriques pour en affecter dans ceux qui en manquent. Il faut simplifier la réglementation pour pouvoir en simplifier son application et, là, économiser des postes.
Supprimer des impôts et taxes qui ne rapportent quasiment rien, abolir des réglementations inutiles, simplifier le maquis de nos codes, voilà qui pourrait libérer des postes de contrôleurs et autres attachés de toutes sortes.
Au même titre que dans le privé, où des salariés changent d’entreprise, changent de métier, il faudrait favoriser, dans la Fonction Publique, ce genre de mutations, qui permettrait un redéploiement plus aisé des effectifs basé sur les besoins et les nécessités des citoyens.
Nicolas SARKOZY voudrait organiser deux référendums pour diminuer le nombre de parlementaires et fusionner conseils généraux et conseils régionaux.
Pour le premier, c’est bien simple : il faut supprimer le Sénat, non pas qu’il ne serve à rien, mais on pourrait très bien d’en passer, et l’économie serait substantielle ! Ce week-end, il va très certainement changer de majorité, mais ceci n’aura aucun impact sur notre vie de tous les jours, d’autant plus que le système actuel fait que la volonté de l’Assemblée Nationale s’impose toujours, in fine. Et il est vrai que seul un référendum pourrait aboutir à la suppression du Sénat, les autres moyens constitutionnels ne pouvant aboutir à cette fin.
Pour ce qui est de la fusion des conseils régionaux et généraux, il faudrait une fois pour toutes établir un projet cohérent et précis, car depuis plusieurs années maintenant se succèdent des projets qui se nomment conseillers territoriaux, métropoles, etc… Il faut cesser cette gabegie de temps et d’argent, définir une réforme claire, et, si les parlementaires sont trop frileux pour la mettre en place, alors, oui, la soumettre à referendum.