ANNONCE

jeudi 17 novembre 2016

Dimanche soir.

4 janvier 2015



Le premier dimanche de cette année 2015 est en train de s’achever.
Je me suis levé un peu plus tard que d’habitude, ai pris tranquillement mon petit déjeuner, ai rangé des papiers et préparé le repas, partagé avec épouse, enfants et petits-enfants. L’après-midi, nous sommes allés prendre un peu l’air puis avons démonté le sapin de Noël et la crèche, et avons regardé un peu la télévision avant le souper.
Je suis content de ne pas avoir travaillé, d’avoir pu lever le pied un peu, d’avoir pu passer du temps avec enfants et petits-enfants.
Par le passé, j’ai eu à travailler le dimanche, exerçant à l’époque dans le service public. Mon épouse et trois de mes enfants travaillent dans le médico-social et sont d’astreinte ou à leur poste de travail certains dimanches.
Nous savons donc apprécier les dimanches de non-travail.
Bien que je ne sois pas opposé au travail du dimanche, je suis de ceux qui sont opposés à une ouverture des commerces ce même jour.
En effet, que les musées et autres institutions culturelles soient ouverts, oui !
Que boulangeries et boucheries ou traiteurs et commerces alimentaires de proximité soient ouverts, au moins le matin, oui !
Que restaurants et autres bars ou salons de thé accueillent leurs clients, oui !
Les autres achats, on les fait la semaine, et c’est bien suffisant.

Alors quand j’entends les défenseurs de l’ouverture des commerce le dimanche dire que cette évolution est indispensable, car sur internet le client peut acheter dimanches et jours fériés, je leur dis : sur internet, le client peut acheter toute la nuit aussi ; faudra-t-il alors ouvrir les magasins la nuit ? Reconnaissez que internet est pratique car on n’a pas besoin de se déplacer, car on peut comparer d’un site à l’autre, car on n’est pas harcelé par un vendeur. Donc ouvrir les magasins le dimanche ne déplacera pas la clientèle des sites internet vers les magasins physiques.
L’ouverture des magasins le dimanche créera des emplois, dit-on encore. Quelques uns, c’est sûr. Mais il faut garder à l’esprit que le client qui ira faire ses achats le dimanche n’y retournera pas en semaine, d’où une baisse de fréquentation les autres jours et des réductions d’effectif à venir…
Et le travail du dimanche sera réservé aux volontaires. Tout le monde sait que c’est en partie faux, car celle ou celui qui ne voudra pas travailler le dimanche sera pénalisé dans sa carrière, voire brimé. De plus, les majorations de salaire attachées au travail dominical ne sont pas certaines, et ne profiteront en tout cas pas à tous les travailleurs du dimanche, ni dans les mêmes proportions.
Pour toutes ces raisons, je veux garder mon DIMANCHE DE REPOS.