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jeudi 17 novembre 2016

Ceux qui stigmatisent le vote suisse….

11 février 2014.



Les Suisses, à l’occasion d’une votation organisée ce dimanche, ont décidé à 50,3 % de limiter l’immigration et de mettre en place des quotas.
Certains, en France, ont stigmatisé ces Suisses en parlant d’un « repli sur soi », d’une recrudescence « du chacun pour soi ». Pourtant, il est certain que si un tel scrutin était organisé en France, le résultat serait bien supérieur à ce qu’il a été chez nos voisin, et Marine LE PEN ne s’y trompe pas, bien évidemment, en appelant à organiser le même genre de consultation en France. Plus surprenant François FILLON trouve que « le vote suisse est parfaitement naturel », à se demander s’il n’est pas entrain d’essayer de dépasser Nicolas SARKOZY sur sa droite en vue de la prochaine élection présidentielle.

Il faut tenir compte du fait que la Suisse est une île en Europe, aussi isolée que la Grande Bretagne, qui tient à ses particularismes, à sa neutralité et que, en même temps c’est une confédération regroupant 26 cantons qui, de par leur histoire, leur situation géographique et leur ouverture au monde, sont parfois aux antipodes les uns des autres. L’état d’esprit des Suisses de Genève n’a rien à voir avec celui des habitants du canton d’Uri, par exemple, et le résultat de la votation mérite d’être analysé plus en détail.

Ceux qui stigmatisent le vote suisse devraient garder à l’esprit que le vote français serait certainement encore plus isolationniste, et devrait agir pour que cela ne soit pas le cas.
L’Union européenne doit absolument et urgemment prendre en main le dossier de l’immigration ; ses membres doivent élaborer une politique commune et efficace en la matière. Les problèmes doivent être mutualisés et les solutions globalisées.
Il faut que l’Europe soit synonyme de solidarité, de partage, de tolérance.
Trop souvent, quand on pense « Europe », on pense règlements, restrictions, contrôles, paperasserie, division…
Que nos dirigeants nous aident à en faire un synonyme de « bien-vivre ensemble », d’union, de solidarité. Mais ce n’est pas en montrant les Suisses du doigt qu’ils y arriveront…