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lundi 3 septembre 2012

Le dérangeant Matthieu PIGASSE.

Matthieu PIGASSE est né en mai 1968, il n’est pas marié mais a des enfants, il est directeur général de la banque d’affaires Lazard Frères en France, mais encarté au parti socialiste, il a occupé des postes dans les cabinets ministériels de Dominique STRAUSS KAHN puis Laurent FABIUS à la fin du siècle dernier, mais s’est reconverti dans le privé avec brio ; il a voulu être président du Conseil de surveillance du « Monde » mais a échoué ; il a racheté « Les Inrockuptibles », dont il a récemment confié la responsabilité à Audrey PULVAR, privée d’antenne pour cause de compagnon ministre…..


Que de raisons de jalouser cet homme, riche, mais qui dit ne pas agir pour l’argent !

Et les médias et nombre de voix se sont empressés de taper sur Matthieu PIGASSE depuis que le ministre de l’Economie Pierre MOSCOVICI a confié, à la Banque Lazard justement, un mandat de conseiller du gouvernement pour la création de la Banque Publique d’Investissement promise par le candidat François HOLLANDE.

Je ne connais pas Matthieu PIGASSE et n’ai nul intérêt à le défendre, mais il est tout de même la victime d’attaques émanant de personnes qui feraient mieux de se réjouir de la réussite d’hommes d’affaires français, plutôt que de toujours les soupçonner de tout et n’importe quoi !

Par ailleurs, il est tout-à-fait concevable, et même souhaitable, qu’il y ait des hommes de gauches qui soient riches. Etre de gauche ne signifie pas être miséreux, c’est avoir un état d’esprit et agir selon des principes caractéristiques.

Matthieu PIGASSE ne disait-il pas « Pour être motivés, les dirigeants doivent être actionnaires. Il devrait d’ailleurs en être de même pour tous les salariés» ?

Dans ses déclarations, ses choix, ses missions de conseil, Matthieu PIGASSE a su avoir des réflexions de gauche, des comportements que je qualifierais de « sociaux ». En cela, il mérite le respect, cas sa richesse ne l’empêche pas de rester fidèle à ses convictions, bien au contraire, car son raisonnement d’homme d’affaires tien compte de ces idées.

Alors dire que la mission qui lui a été confiée par le gouvernement vient le remercier d’avoir embauché Audrey PULVAR aux « Inrock.. » est aussi injuste que si on le soupçonnait d’être à l’origine de la panne informatique qu’a connue le journal « Libération », concurrent du « Monde », à la fin de la semaine passée !