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lundi 19 mars 2012

Pour lutter contre le chômage, il n’y a qu’une solution.

L’emploi en France ne se porte pas bien, et le chômage s’est plutôt accru depuis quelques années. Chacun des candidats à l’élection présidentielle l’a bien compris.


Par contre, ils ne trouvent pas la solution pour y remédier.

Il y a un moyen efficace pour lutter contre le chômage.
Il n’y en a pas deux.

Le seul vrai moyen de lutter contre le chômage est de créer des emplois. Pour enrayer la hausse du nombre de demandeurs d’emploi, on peut déjà commencer par stopper les suppressions, que ce soit de postes dans la fonction publique ou d’emplois dans les usines, sacrifiés au profit de délocalisations juteuses.

Ce week-end, Nicolas SARKOZY a proposé, afin de lutter contre le sous-emploi des séniors, d’accorder aux entreprises qui embaucheraient en CDI ou CDD d’au moins six mois une exonération pérenne des charges patronales sur ces emplois.
Pourquoi catégoriser les chômeurs ?
Cette mesure va faire que le chômeur de 56 ans va retrouver un emploi qui lui permettra d’avoir un salaire pour pouvoir hébergé son gamin chômeur et diplômé de 27 ou 30 ans !

La réponse à apporter au problème du chômage doit être globale, car si on n’augmente pas le nombre des emplois, favoriser l’embauche d’une catégorie de sans-emploi nuira forcément à la recherche d’emploi d’une autre catégorie !

Pour ce qui est de la fonction publique, fait-on le bon calcul ?

En supprimant un poste, on fait bien sûr une économie sur la ligne « traitements et charges ». Mais si on compare cette économie à la dépense faite pour indemniser un chômeur, lui verser des aides, à laquelle on ajoute la perte de qualité due à la suppression de ce poste, car il est patent que la qualité des services publics baisse à cause de tous les non remplacements auxquels ils doivent faire face, la collectivité est-elle gagnante ?

Dans les entreprises privées, s’il y a un accroissement des arrêts de travail dus au stress, ce n’est pas seulement parce que les médecins sont plus sensibles à cette problématique.
Et quelqu’un aura-t-il le courage et les moyens de faire une étude sérieuse sur les causes du chômage des séniors ?

Il n’est pas sain de vouloir exonérer les emplois des séniors de charge et de voir en même temps se multiplier les « licenciements arrangés » de salariés de plus de 56 ou 57 ans, auxquels on verse, en guise d’adieu, la différence entre le salaire qu’ils auraient encore perçu jusqu’à leur retraite et les indemnités de chômage que leur versera la collectivité. Car les entreprises sont gagnantes dans les deux cas, et la collectivité perdante à chaque fois.