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samedi 21 janvier 2012

Quatre morts de trop.

Quatre de nos fils ont été lâchement abattus en Afghanistan, et d’autres blessés.

Que font nos soldats dans ce pays ?

Peu de Français le savent encore, et on n’en parle guère, si ce n’est à l’occasion de la litanie des rapatriements de leurs dépouilles.

La raison d’être d’un militaire est de se battre, de se battre pour la liberté.

Là-bas, pour des raisons qu’ils n’ont pas à juger, nos militaires contribuent à former une armée locale, ce qui en soit est louable, mais n’est pas un objectif suffisant pour justifier qu’ils y perdent la vie. Qui plus est, sans combattre, lâchement abattus comme un bétail amené à l’abattoir et qui ne se méfie de rien ni de personne.

Notre pays a largement apporté sa contribution au rétablissement de l’ordre dans ce pays où la duplicité des autorités ne contribue pas à la création d’un climat de confiance.

Face à des actes aussi lâches, il n’est bien sûr pas question que nos hommes se sauvent, on leur tirerait encore dans le dos.

Il est par contre de la responsabilité de nos dirigeants, dès aujourd’hui, de décider de sortir nos soldats de ce piège, de mettre en place immédiatement leur rapatriement, sans attendre 2013 ou 2014.

Si d’autres militaires français devaient perdre leur vie dans de telles circonstances, en Afghanistan, les autorités tant afghanes que françaises devraient être considérées comme complices, les responsables locaux pour n’avoir pas assumé leur part minimale de sécurité, les autorités françaises pour avoir sciemment laissé nos fils dans ce piège.


Un principe de base en secourisme est de porter secours à une victime uniquement si cet acte ne met pas en danger la vie du secouriste.

Nos soldats ne doivent pas être envoyés dans des bourbiers où nous savons, désormais, qu’ils peuvent être abattus par pure traîtrise.