ANNONCE

mercredi 19 octobre 2011

Le coup de pouce de BORLOO à Marine LE PEN.

Que la décision de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle soit venue de sa propre initiative ou lui ait été « insufflée » par l’Elysée, ce forfait ne servira en rien le candidat probable Sarkozy.


Une partie des électeurs potentiels de Jean Louis BORLOO se tourneront vers le socialiste François HOLLANDE, brillant vainqueur des primaires citoyennes, qui est moins taxé de gauchisme que sa rivale Martine AUBRY.

D’autres apporteront leur suffrage à François BAYROU, qui sera le seul à incarner le centrisme, même si des candidatures anecdotiques d’Hervé MORIN ou Dominique GALOUZEAU DE VILLEPIN devaient aller à terme.

Malheureusement, les voix de ceux qui ne veulent pas d’un président de gauche ni d’un Sarkozy iront, par ailleurs, vers Marine LE PEN.

Nicolas SARKOZY refuse de comprendre qu’une partie des électeurs NE VEUT PAS qu’il prolonge son séjour à l’Elysée. Qu’il empêche untel ou untel de se présenter pour que les voix ne s’éparpillent pas ne sert à rien, car ceux qui ne veulent pas voter pour lui ne le feront pas.

Il est certainement le candidat qui recueillera la plus forte proportion de votes « qualifiés » ou « utiles ». Les Françaises et Français qui apporteront leur soutien à Nicolas SARKOZY le feront POUR lui, alors que tous les autres candidats rassembleront sur leur nom des électeurs motivés et fidèles, mais aussi une proportion non négligeable d’électeurs qui voteront davantage contre Sarkozy que pour eux.

Les soutiens du président bataillent pour une candidature d’union, car ils ont peur que l’éparpillement des voix au premier tour empêche une qualification de Nicolas SARKOZY pour le second tour, et c’est tout le contraire qui va se produire.

François HOLLANDE, s’il ne fait pas d’erreur majeure, sera présent au second tour, et François BAYROU ou Marine LE PEN pourraient rassembler plus de suffrages que le président sortant, ce qui n’aurait pas été le cas si Jean Louis BORLOO s’était présenté, car sa candidature aurait divisé le camp centriste et aurait laissé une chance de qualification à Nicolas SARKOZY.