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lundi 8 août 2011

Qui sont les responsables de cette déconfiture ?

Depuis deux semaines maintenant, la bourse de Paris, comme ses homologues d’ailleurs, ne finit pas de dévisser, jour après jour, pour perdre près de 20 %.
Ce qui déclenche la colère n’est pas la perte de quelques milliards pour les ultra-riches tels le Mexicain Carlos SLIM et certainement d’autres fortunes incommensurables.
Le gâchis est bien pire pour celles et ceux représentés par la « retraitée de Carpentras », qui ont placé quelques économies en bourse et qui peuvent en avoir besoin sans pouvoir attendre des semaines, voire des mois, le temps de récupérer les moins-values potentielles, ou ceux, un peu plus téméraires ou sensibles aux propositions de leurs conseillers financiers, qui se sont lancés dans les warrants et autre certificats qui ont pu perdre toute valeur depuis ces quelques jours.
Et qui est responsable de cette chute ?

Il n’est pas possible que toutes les entreprises aient vu leur valeur baisser de 20 % en quelques jours. Donc, soit le cours de leur action était surévalué, soit la baisse actuelle est totalement artificielle et surfaite.
J’accuse donc les « faiseurs de marché » et autres analystes financiers d’induire leurs auditeurs ou lecteurs en erreur.
Les moyens à la disposition des grosses fortunes, les « robots de marché », amplifient les mouvements de cours dès qu’ils deviennent importants, et accroissent la dérive de ces cours, d’où une accélération des écarts, et les petits porteurs, qui ne sont pas rivés à leur écran n’ont pas de moyen de contrecarrer ces effets.
Les agences de notation, quant à elles, en émettant des avis trop suivis par divers intervenants, sont la cause de dérives exagérées. Elles devraient en endosser la responsabilité, elles qui agissent de façon inconsidérée et irresponsable.

Il n’y a donc pas un coupable unique, comme souvent, il y a par contre une victime unique, au moins dans sa typographie : le citoyen moyen qui essaie de se prémunir un peu pour sa retraite en plaçant un peu d’argent.
Lui qui a déjà payé pour renflouer les banques, les constructeurs automobiles, qui subit de plein fouet les hausses de prix du pétrole, qui va financer l’aide à la Grèce et aux autres pays en déroute tout en payant pour réduire le puits sans fond du déficit de son propre pays, on lui prend même ses propres économies....
Peut-être qu’un jour nos technocrates trouveront même le moyen de lui prendre ce qu’il n’a même pas…..