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jeudi 2 juin 2011

La « berlusconisation » de notre République.

Il y a quelques semaines encore, les frasques de Silvio BERLUSCONI nous faisaient sourire, et nous ne comprenions pas comment nos voisins italiens supportaient d’être gouvernés par un tel satyre, mêlant sans vergogne l’argent, le sexe et le pouvoir.
L’aventure STRAUSS-KAHN nous a ouvert les yeux, nous dévoilant un personnage guère plus enviable. Certes, Berlusconi aurait recours aux services de filles mineures, mais lui, au moins, ne les « violerait » pas ; elles seraient toujours consentantes (sauf à considérer l’usage que fait le Président du Conseil italien de son pouvoir ou de son argent comme une violence).

Et voilà que l’ancien ministre de l’Education, le philosophe Luc FERRY déclare à la télévision qu’un ancien ministre de la République française a été surpris par la police marocaine dans une partie fine à laquelle participaient des enfants marocains mineurs. Un ancien ministre français aurait donc commis des actes pédophiles.
En soi, cette information pourrait ne pas être une affabulation, car bientôt plus rien ne nous étonnera de la part de nos dirigeants, certains oubliant toutes les limites dès qu’ils atteignent une position élevée.

Il y a en fait trois niveaux dans cette affaire :
• Si elle est avérée, on aura touché le fond du trou, et cet homme méritera d’être condamné avec toutes les circonstances aggravantes.
• De nombreuses personnes, y compris un premier ministre, et certainement même au-dessus, seraient au courant de cette affaire. Là encore, si ces révélations sont vraies, ces personnages ne méritent bien évidemment plus la confiance de leurs concitoyens, mais devraient être inculpés de non-dénonciation d’un crime.
• Autre hypothèse : Luc FERRY ne fait que colporter des rumeurs sans fondement. Qu’à ce moment-là il le reconnaisse, fasse son mea culpa, et ne soit plus invité à une quelconque émission de télévision !

Dans cette affaire, comme dans beaucoup d’autres, les Français ont droit à la vérité. Il est de la responsabilité de nos dirigeants de convaincre le coupable de se dénoncer : soit le pédophile de se rendre, soit le calomniateur de reconnaître son erreur.

Quelle que soit l’issue de cette affaire, Marine LE PEN, une fois encore, saura tirer bénéfice de l’incurie de notre personnel politique.