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mercredi 5 janvier 2011

Responsable, mais pas coupable.

La SNCF a publié ce lundi 3 janvier un rapport d’enquête sur le retard de 15 heures subi par les passagers du train Strasbourg- Port Bou du 26 décembre dernier.
« La SNCF assume la pleine responsabilité de ces erreurs » est-il écrit en conclusion de ce rapport, les erreurs principales étant un retard lors de la préparation du train (1 heure avant le départ), une erreur de planification de la relève du conducteur (7 heures à Belfort), la nécessité de changer la locomotive suite à une panne (2 heures 50 à Tournus). On peut y ajouter 2 heures d’arrêt à Montbéliard dues à la panne d’un TER qui bloquait la voie.

Le rapport sous-entend par ailleurs qu’il y a un coupable, extérieur à la SNCF : les exceptionnelles conditions climatiques et le fort enneigement dans le quart Nord Est du pays.

Il est trop facile de se défausser ainsi, et de dire, après coup que, finalement, il aurait mieux valu que le train ne parte pas (c’est sûr que dans ce cas les causes ci-dessus n’auraient eu aucun effet).

Les conditions météo étaient des conditions hivernales qui devraient être prises en compte dans l’organisation générale des transports, et de la SNCF en particulier.
Il est patent que si le matériel était correctement entretenu, certaines pannes ne se produiraient pas.
D’autre part, des vérifications non superflues auraient permis de se rendre compte qu’il manquait un conducteur, mais je me suis déjà, il y a peu de temps, penché sur ce problème récurrent « d’acheminement de personnel » !

Si on peut reporter sur les conditions météorologiques une part de responsabilité, l’essentiel en revient tout de même à la SNCF.

Le manque de moyens ainsi que le manque de personnel dus à la politique de rentabilité à tout prix mise en place à la SNCF (comme en beaucoup d’autres endroits d’ailleurs), à l’instigation de ses dirigeants et des autorités de tutelle est pleinement responsable des multiples dérives qui depuis quelques mois vont jusqu’à mettre en danger la vie des passagers. Il faut absolument revoir cette politique. Avant qu’il ne soit trop tard.