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mardi 20 avril 2010

L’archaïsme syndical français a encore frappé !

Depuis treize jours maintenant, une partie du personnel de la SNCF est en grève.
Profitant à plein de leur pouvoir de nuisance, ces personnels usent de leur droit de grève, non pas tous en même temps, mais soit par secteur régional, soit par catégories de personnels, ce qui aboutit, à chaque fois, à une paralysie importante du transport ferroviaire, gêne bien plus importante que la réelle proportion de grévistes. Ce phénomène est assez courant dans le domaine des transports, où la complexité et les impératifs de sécurité entraînent un arrêt de l’activité même si relativement peu de personnes délaissent leur poste de travail.

Là où ces grévistes, et surtout leurs centrales syndicales ont démontré une fois encore leur archaïsme primaire, c’est en ne réagissant pas intelligemment au regard des circonstances.
La paralysie du secteur aérien aurait dû les pousser à cesser immédiatement leur grève, au moins jusqu’à un retour quasi-normal de la situation dans les airs.
Ainsi ils auraient fait preuve d’intelligence.
Ainsi ils auraient montré leur solidarité, eux dont on stigmatise assez facilement les rentes de situation.
Ainsi ils auraient pu se rendre à leur table de négociation en ayant dans les mains les atouts de l’intelligence, de la raison, de leur capacité à diriger leurs troupes, de leur aptitude à user intelligemment du droit de grève qui ne leur est pas contesté, mais dont on leur demande tout simplement d’user sans abuser.

Les voyageurs en rade ne s’y sont pas trompés, qui supportent avec fatalité les pérégrinations des voyages aériens, gênés par un phénomène naturel et de force majeure, mais qui ne comprennent pas la gêne occasionnée par une grève dont on peut, éventuellement, comprendre les causes mais pas l’opportunité ni surtout la durée.