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mercredi 10 mars 2010

Le pompier CHATEL.

Depuis toujours, les parents d’ élèves se plaignent de l’absentéisme des professeurs. Il n’est pas certain qu’il soit plus élevé que dans d’autres branches de l’administration, mais il est vrai que l’absence des professeurs occasionne une gêne pour les parents, notamment des élèves en bas âge et, surtout, ces absences sont très mal gérées par l’administration.
Les absences pour formation, ainsi que celles pour certaines maladies (interventions chirurgicales programmables) sont prévisibles et planifiables, or il arrive souvent qu’aucun remplacement ne soit prévu.
D’où la colère des parents d’élèves, qui menacent de saisir les tribunaux.

Le ministre Luc CHATEL a entendu ces récriminations, et a eu des idées :
Ø Nomination dans chaque rectorat d’un interlocuteur dédié aux problèmes d’absences et de remplacements et, dans chaque établissement, d’un référent. Comment se fait-il que ce n’ait pas déjà été fait ?
Ø Remplacement de professeurs absents par de jeunes retraités ou des étudiants.
Autant la première mesure est louable, autant la seconde est irréaliste pour ne pas dire honteusement scandaleuse !
D’une part, les jeunes retraités ont le droit de profiter de leur retraite (sauf à reconnaître qu’elle est financièrement insuffisante et leur permettre ainsi de se faire un complément de revenu !) et, s’ils veulent rester actifs, il y a des tonnes de possibilités, dont le bénévolat, pour les satisfaire.
D’autre part, les étudiants, si on veut qu’à la fin de leur cursus ils soient de bons enseignants, ne doivent absolument pas être propulsés dans des classes en remplacement de titulaires absents ! Faire cela est néfaste pour les élèves et ne peut que conduire à décourager des étudiants.

Faut-il vraiment supprimer tous les postes d’enseignants qui ne sont pas actuellement remplacés ? Telle est la question que devrait se poser le ministre. Qu’il y ait des rééquilibrages à faire entre les matières ou entre les académies, c’est certain. Mais supprimer des postes d’un côté, et appliquer des rustines (que les jeunes retraités et étudiants me pardonnent cette expression) est totalement illogique et suicidaire.

Il serait temps que ce gouvernement prenne conscience de l’importance de l’humain.
Beaucoup de problèmes de violences dans les établissements scolaires ne se poseraient pas si on n’avait pas tant supprimé de postes d’encadrement et de surveillance dans nos écoles.
Dans un tout autre domaine, les prisons, le problème est identique : les pensionnaires de la toute nouvelle prison de LYON CORBAS regrettent déjà les cafards, rats et autres conditions inhumaines qui sévissaient dans l’ancien établissement Saint Paul de Lyon, alors qu’aujourd’hui ils n’ont plus que couloirs vides et caméras….
Dans quel état vont-ils sortir de cet établissement déshumanisé ?