ANNONCE

mardi 29 décembre 2009

Identité nationale et tolérance.

La France a une grande réputation de terre d’accueil, qui remonte à des décennies.
Essayer de définir l’identité nationale, telle que tentent de la faire aujourd’hui Eric BESSON et Nicolas SARKOZY, aboutit en fait à déterminer ce qui ne correspond pas à cette identité nationale. Cette vue restrictive des choses va tout droit vers l’exclusion.
Et, si l’on continue dans ce sens, la France bientôt ne sera plus une terre d’accueil.
Certaines expulsions de sans-papiers vers des pays en guerre, des arrestations de clandestins à la porte des écoles, et toutes ces applications rigoristes et inhumaines autant qu’exclusives des textes régissant le séjour des étrangers en France rappellent de sombres périodes du passé.
D’anciens amis de l’ex socialiste Eric BESSON sont allés jusqu’à le comparer à d’autres socialistes qui ont rompu avec leur parti pour embrasser une idéologie de droite, tels Pierre LAVAL, Marcel DEAT et d’autres encore. Leur argumentation n’est pas dénuée de sens.
Indépendamment des personnes, il est certain que la situation actuelle peut faire peur de par son souci d’exclusion.
Il faut que les instances dirigeantes des communautés étrangères fassent le double effort d’expliquer leur culture à leurs hôtes français et de demander à leur compatriotes de ne pas faire preuve d’un communautarisme exacerbé. A ce titre, un travail énorme reste à faire notamment au niveau de l’habillement des musulmanes. Comment en effet comprendre que le musulman accompagnant sa femme voilée de la tête au pieds porte un regard parfois insistant sur des Françaises légèrement vêtues tout en n’acceptant pas les regards posés sur son épouse ?
L’étranger doit veiller à ne pas faire peur aux Français qui l’acceptent chez eux, sous peine de générer une manifestation de rejet à son encontre.
Le Français, et il n’y a pas de différence due à l’âge, doit quant à lui se montrer tolérant, et accepter que l’immigré garde vivantes certaines de ses traditions.
De passage en Lorraine à l’occasion des fêtes de Noël, j’ai pu rencontrer des jeunes vivant une histoire d’amour transfrontalière, mais j’en ai rencontré d’autres, rejetant l’étranger (comme d’ailleurs l’homosexuel, par ailleurs) avec violence ! Des personnes âgées aussi, de plus en plus hostiles à l’étranger non européen, c’est à dire essentiellement Nord Africain ou Turc.
Veillons à ce que ce rejet de l’étranger ne se transforme en haine de l’étranger comme le siècle dernier connut la haine du Juif. On sait ce qu’il en est advenu.