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lundi 17 août 2009

Un peu d’humanité, Madame l’Ambassadrice !

Le 30 juin dernier, des passagers embarquaient en toute confiance dans un vol Air France à destination des Comores.
A l’occasion d’une escale au Yémen, l’Airbus d’Air France a été remplacé par un avion bien moins fiable de la compagnie Yemenia, qui s’est écrasé au large des Comores. 152 personnes sont disparues lors de cette tragédie.
Très peu de corps ont pu être repêchés, et le Tribunal de Grande Instance de Paris, comme c’est la règle dans les cas de ce genre, vient de prononcer un jugement déclaratif de décès pour la plupart des disparus de nationalité française, afin que la vie puisse continuer pour leurs familles.

Le site internet du Figaro écrit « Les familles de ces personnes en ont été informées par téléphone. Elles recevront les actes de décès de leur(s) proche(s) par la poste » selon les paroles de Madame Christine ROBICHON, l’ambassadrice française chargée des relations avec les familles des victimes.

N’aurait-il pas été possible que ces actes de décès soient remis en mains propres, si ce n’est par du personnel du Ministère de la Justice ou des Affaires Etrangères, au moins par des membres d’associations d’aide ou de soutien ?

Ces personne ont quitté leurs proches à leur domicile, sur le quai d’une gare ou dans le hall d’un aéroport. Puis elles ont appris que leur avion avait disparu, qu’elles ne reverraient certainement plus ces parents ou amis, et maintenant on leur envoie un papier froidement…..
Pensons à la maman qui ouvre l’enveloppe renfermant l’acte de décès de son enfant, aux enfants qui vont découvrir l’acte de décès de leurs parents…..

Trop souvent on fait appel à des « cellules de soutien psychologique » alors que parfois on se trouve dans des situations certes difficiles et a priori inhabituelles, mais que tout un chacun devrait pouvoir affronter seul ou avec l’aide de ses proches . Dans le cas présent, on réduit une vie, une mort brutale, à un acte de décès qui constate qu’une personne partie il y a un mois et demi ne reviendra plus jamais. Et dont on ne verra jamais la dépouille, ce qui ne facilitera pas le travail de deuil des proches.

Un peu d’humanité s’il vous plaît, Madame l’Ambassadrice.